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    9 milliardaires, amis d’Emmanuel Macron, possèdent 90% des médias. Ou comment fabrique-t-on un président

    Toute la planète s’est étonnée de l’ascension extraordinaire et fulgurante d’un jeune homme « bien sous tous rapports » qui l’a conduit au sommet du pouvoir en France. Cette France qu’on nous présentait comme un pays en voie de tiermondisation, et qui a trouvé son sauveur en la personne du jeune-homme en question.

    La suite est néanmoins amère pour ceux qui l’ont élu malgré eux. Mais, comment en est-on arrivé là ? Grâce, entre autres, au matraquage médiatique qui a rarement atteint de tels niveaux : les amis du jeune-homme sont effectivement des milliardaires qui possèdent l’essentiel des médias du pays.

    Cela, ajouté à la division de la gauche à cause des égos surdimensionnés de ses deux principaux candidats, a mené Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle. Face à Marine Le Pen (que tous les revenants ou finissants - de Sarkozy à Hollande, pour ne citer que les deux principaux - rêvaient d’affronter au second tour) il ne pouvait que gagner.

    Après, c’est une toute autre histoire. De petite phrase en petite phrase comme, par exemple, sur les ouvrières incultes, les incapables de gagner de quoi se payer des costards, sur le ruissellement qui n’est jamais venu, la traversée de la rue pour trouver du travail et avec les décisions plus que contestables (au regard des résultats officiellement escomptés) telle la CICE et la suppression de l’ISF, les électeurs se sont aperçus qu’ils se sont encore fait flouer : trop tard.

    Même les gilets jaunes, épiphénomène de la gouvernance Macron, c’est-à-dire la gouvernance des riches, pour les riches, sont en train de se faire avaler par le système.

    Mais qui dirige en réalité ? Là est la question primordiale.

    Sur ce point, pour arriver à comprendre ce phénomène, je recommande la lecture du livre de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot qui, dans Le président des ultra-riches (Editions Zones) analysent minutieusement le phénomène médiatique Macron et la manière dont ses amis, ont réussi à hisser, en l’espace de trois années, leur poulain à la tête de l’exécutif.

    Sur la base des informations publiés par les deux auteurs, nous constatons qu’un nombre très restreint de personnes possèdent l’essentiel des médias français :

    Bernard Arnault est propriétaire de deux quotidiens, Les Échos et Le Parisien, et de la chaîne de radio Radio classique.

    Serge Dassault détient Le Figaro et Le Particulier.

    Patrick Drahi contrôle depuis 2015 LibérationL’Express et BFM-TV.

    Vincent Bolloré a dans son escarcelle Canal +, CNews, C8, CStar.

    Xavier Niel est actionnaire du quotidien Le Monde, de Télérama, de La Vie, du Courrier international et de l’hebdomadaire L’Obs.

    Matthieu Pigasse est propriétaire du magazine Les Inrockuptibles.

    Arnaud Lagardère contrôle le JDD, RFM, Virgin et Gulli.

    Marie-Odile Amaury est propriétaire de L’ÉquipeFrance football, Vélo magazine.

    La famille Bouygues contrôle les chaînes de télévision TF1, LCI, TMC, NT1, HD1.

    Ces personnes précitées ont un point commun : leur soutien à Emmanuel Macron, qui le leur rend bien. D’autres médias sont également la propriété de riches hommes / femmes d’affaires français ou étrangers, mais on ne va pas donner toute la liste ici dans ce papier.

    Au-delà du contrôle direct des médias, les grands groupes exercent en réalité une influence beaucoup plus large sur la presse française par l’intermédiaire des annonces publicitaires. Cela fait évidemment écho aux difficultés dans lesquelles se trouvent tous les autres médias.

    Il est dès lors, facile de fanfaronner devant les caméras et de faire passer les messages que l’on veut. A titre d’exemple, calculez pendant une seule journée le nombre de fois que BFM TV qualifie de « grande réussite » le « grand débat national », en réalité le grand monologue macronien. Fort de cette propagande, Macron demande maintenant la fin des gilets jaunes…

     

    A méditer…

     

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  • Un migrant « fraîchement arrivé en France » touche-t-il plus qu’un retraité modeste ?

     

     

     

    C'est la polémique du jour ! Marine LePen dans un discours a déclaré qu'un "migrant juste arrivé en France gagne plus qu'un petit retraité". Alors cette affirmation est-elle vraie ? Tous les journaux s'en sont emparés et ils ont tous répondu que c'était faux. En effet, un migrant fraîchement débarqué peut toucher selon l’office français de l’immigration et de l’intégration 6,8€ par jour d'allocation plus 7,40€ si il n'est pas hébergé. Ce qui fait donc 426€ par mois. Pour un petit retraité, le minimum vieillesse se monte à 868,20€ par mois. Donc un retraité modeste touche plus qu'un migrant juste arrivé en France. Voilà les chiffres officiels mais attention la réalité est beaucoup plus complexe et découvrez ce que l'on vous cache. Lisez notre enquête exclusive qui pose les véritables questions : 

    http://blog.seniorenforme.com/

    Si l'on prend juste les chiffres en compte. Oui un retraité modeste gagne plus qu'un migrant tout juste arrivé. 868€ contre 420€ cela fait presque le double. C'est pour cette raison que des journalistes ont titré "non un migrant n'est pas plus avantagé qu'un retraité" ou "non, les migrants récents ne gagnent pas plus qu'un retraité français" ou enfin "Intox de Madame LePen sur les migrants et les retraités".

    Bon cela fait les gros titres et si l'on tient compte des chiffres 840€ contre 420€ la réponse est évidente. Oui un retraité modeste gagne plus qu'un migrant juste arrivé. Mais la réalité est beaucoup plus complexe et le diable se cache dans les détails. Alors faisons un véritable travail d'analyse et voyons la réalité en face :

    Vous connaissez tous des retraités qui n'ont pas 868€ par mois. Combien de personnes n'ont comme pension que 500 ou 600€ par mois ? En effet, nombreuses sont les personnes âgées qui ne touchent pas le minimum vieillesse. Et là nous abordons un sujet très sensible :

    -L'Aspa ( ou si vous préférez le minimum vieillesse) est une allocation qui doit être demandée, elle ne vous est pas attribuée de fait. Cette allocation permet d’assurer un minimum de revenu aux personnes âgées disposant de faibles revenus, ou d’aucun revenu. Elle garantit au maximum 868€ de revenus et elle est différentielle. Donc si vous avez 600€ de pension, vous pouvez obtenir 268€ de l'Aspa.

    -564 000 personnes bénéficient du minimum vieillesse dont 32% d'étrangers. Cette allocation peut être donnée même si vous n'avez jamais travaillé ni cotisé en France, à la condition d'avoir résidé 10 ans dans notre pays.

    -Mais le minimum vieillesse lorsque vous le touchez vous devez en accepter toutes les conditions et notamment que les sommes versées aux allocataires peuvent être récupérées à son décès sur sa succession, lorsque le patrimoine net du défunt est supérieur à 39 000 euros. Et c'est là que le bât blesse  !

    -Selon les chiffres d'un rapport parlementaire, l'Aspa ou le minimum vieillesse est l'allocation qui a le taux de non recours le plus élevé. C'est à dire que nombreux sont les retraités qui ont droit à cette aide mais qui ne la demande pas. Pourquoi ? La première raison est que les documents à remplir sont très lourds et très compliqués. La deuxième raison, est que cette allocation est une avance et que à votre décès, l'Etat peut récupérer lors de votre succession une partie de votre héritage. C'est là le véritable scandale.  En ce moment, une polémique enfle : les personnes qui bénéficient du RSA doivent-elles en contrepartie fournir à la collectivité des heures d’intérêt général. Donc des contreparties. Nous ne rentrerons pas dans la discussion mais c'est une question à poser...

    -Alors que dans le minimum vieillesse, oui il y a des contreparties, de l'argent est récupéré lors de la succession et c'est honteux ! De nombreuses personnes âgées veulent laisser un petit pécule à leurs descendants même s'il est modeste et ne demandent donc pas le minimum vieillesse de peur de ne rien laisser à leurs enfants !

    -Rendez-vous compte du scandale : 31% des personnes qui peuvent demander à toucher l'Aspa ne le font pas  ! 

    http://blog.seniorenforme.com/

    Donc résumons : si l'on prend juste les chiffres, non un migrant ne touche pas plus qu'un petit retraité ! Mais ce n'est pas si simple car tellement de seniors ne veulent pas toucher le minimum vieillesse et donc in fine ont moins qu'un migrant fraîchement débarqué dont son allocation n'a pas à être remboursée à aucun moment.

    Alors au lieu de faire des polémiques stériles et politiciennes, posons la seule et véritable question qui vaille : pourquoi le minimum vieillesse doit être remboursé à l'Etat après le décès ? C'est ici le véritable scandale !  

     

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