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    Dans votre supermarché cohabitent : les aliments bio, et ceux utilisant des produits de synthèses... Et selon vos moyens financiers, vous « dégusterez » des pesticides, des herbicides chimiques, des engrais chimiques, des OGM. Au rayon viandes vous aurez des hormones de croissance. C’est admis par tous, le rayon fruits et légumes appelé autrefois « maraîcher », vend des aliments qui en majorité une fois ingéré par votre corps vont se comporter en hooligan. Quant aux « produits carnés », c’est Frankenstein s’accouplant à Nosferatu.

    Des « légumes » qui font crever

    - Les pesticides : estampillés aussi comme « produits phytosanitaires », ça sonne tellement mieux non ?

    Des pesticides utilisés à grande échelle il y a quelques années font maintenant l’objet de restrictions sévères en raison de leurs effets nocifs sur la santé des agriculteurs et des consommateurs. (Glyphosate... encore pour 5 ans.) Ainsi, en considérant les données disponibles, les nombreuses incertitudes ainsi que les particularités des groupes vulnérables (femmes enceintes et jeunes enfants), il y a suffisamment d’éléments pour justifier l’application du principe de précaution dans l’utilisation des pesticides.[1] Et pourtant, pas grand-chose bouge.

    Les herbicides chimiques :estampillés aussi comme « préparation phytosanitaire », ça sonne tellement mieux non ?

    Des phénomènes de résistance aux pesticides (comparables aux phénomènes d'antibiorésistance) sont apparus de par le monde. L’utilisation des herbicides chimiques seraient à l’origine de maladies touchant les agriculteurs et leur famille : dépression, cancer, dégénérescence rétinienne, problèmes respiratoires, maladie de Parkinson et malformations congénitales.[2] Rien que « ça » et je ne vous parle pas de la destruction des sols et de l’air...

    Les engrais chimiques, estampillés aussi comme « fertilisants artificiels », ça sonne tellement mieux non ?

    Les engrais sont utilisés depuis l'Antiquité, où l'on ajoutait au sol, de façon empirique, les phosphates des os, calcinés ou non, l'azote des fumures animales et humaines, le potassium des cendres. Mais dans les années 60, youpi ! Welkom les engrais chimiques. Le risque sanitaire le plus connu est celui relatif à la consommation par le nourrisson d'eau riche en nitrate, résultant de la fertilisation azotée. Le risque environnemental le plus cité est celui de la pollution de l'eau potable par les nappes phréatiques ; le danger est ici une intoxication par consommation et par accumulation d'élément dangereux pour l'Homme (nitrates, azotes, etc..). De plus, la consommation d'animaux intoxiqués par ces mêmes éléments est un danger supplémentaire pour l'Homme. Et pour finir, l'emploi intensif d'engrais azotés peut causer des catastrophes écologiques (telles que la prolifération des algues vertes), pouvant être mortelles pour l'Homme.[3]

    Les OGM, estampillés aussi comme « sélection artificielle » ça sonne tellement mieux non ?

    Et là on nage dans le plus épais brouillard... D’un coté ils peuvent être bénéfiques pour la santé, comme par exemple celle de riz doré. Il existe dans le riz, localisée dans la coque de la graine, une provitamine A nécessaire pour la vision. Certaines populations (plusieurs millions), notamment en Asie, ingèrent, comme seul aliment, du riz émondé (sans la coque) avec pour conséquence une avitaminose A responsable chez plusieurs milliers d'individus, de troubles visuels importants et irréversibles. L'adjonction, par transgénèse, de provitamine A dans l'albumen du riz corrige cet erreur de la nature. Cependant, l'ingestion de produits contenant des OGM ou issus des OGM a créé et crée toujours une incertitude sur la présence d'une substance indésirable qui pourrait présenter des dangers pour l’homme ou pour l'animal. Ce questionnement est normal du fait même que les recherches sur les OGM ont pour but de conférer aux plantes des résistances aux agents pathogènes et une tolérance à des herbicides spécifiques. Que produira sur notre organisme l'ingestion de tels produits ?[4] Mystère et boule de suif...On verra si dans quelques générations, par « malformation » des pieds poussent sur les cranes ou des mains à 12 doigts (pratiquent pour le piano, voyez, faut rester positif !!!)

    Histoire de bien vous casser le moral digestif

    Mordre à pleines dents dans une pêche, une pomme et avaler… de l’eau sucrée. Manger toujours plus, pour se nourrir de moins en moins. Tandis que, dans les pays développés, nos apports en calories augmentent, la plupart des aliments non transformés que nous consommons – fruits, légumes et céréales – deviennent des coquilles vides sur le plan nutritionnel. Pour retrouver les qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume des années 50, il faudrait aujourd’hui en manger une demi-cagette ! Une pomme hier = 100 pommes aujourd’hui...[5] = Hier, quand nos grands-parents croquaient dans une Transparente de Croncels, ils avalaient 400 mg de vitamine C, indispensable à la fabrication et à la réparation de la peau et des os. Aujourd’hui, les supermarchés nous proposent des bacs de Golden standardisées, qui ne nous apportent que 4 mg de vitamine C chacune. Soit cent fois moins. Il en va de même pour les oranges : une orange d’hier = 21 oranges d’aujourd’hui...

    Et il est prouvé que moins c’est gouteux, plus on ingurgite des quantités. Résultats : carence en mainte vitamines et minéraux d’où l’explosion des compléments alimentaires...Un circuit bien rodé où les affreux de la bouffe font bingo ! à tous les rayons.

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    De la bidoche qui fait gonfler

    Les hormones de croissances... estampillées aussi comme « stimulateurs de croissance », ca sonne tellement mieux non ?

    Les stimulateurs de croissance sont interdits en agriculture biologique. L’idéologie derrière l’agriculture biologique est de respecter le cycle normal de croissance des animaux, mais surtout de respecter le bien-être des animaux.

    Il faut en moyenne 28 mois pour élever un bœuf à pleine maturité, alors qu’il ne faut que 20 mois dans un « élevage » industriel... Le rêve fou devenu réalité pour tous ces producteurs de viande sur pattes et l’utilisation de produits issus de l’industrie pharmacologique. Les « fermes » d’élevage,[6] je dirais plus, les usines d’élevage aujourd’hui se sont transformées en laboratoire du docteur Foldingue.

    Les œstrogènes : Elles ont un rôle majeur dans le développement et le maintien des caractères sexuels femelles. Son action à titre de stimulateur de croissance est plus remarquable chez les animaux qui ont une faible concentration naturelle en œstrogènes, notamment les génisses, les bouvillons ou les bovins castrés, chez qui elle permet une augmentation de la croissance musculaire de l’ordre de 5 à 15 %.

    La progestérone : En élevage animal, elle est surtout employée pour favoriser le gain de poids et l’efficacité de la conversion alimentaire chez les génisses destinées à l’abattage

    La testostérone : Sa présence naturelle en plus importante concentration chez les mâles explique notamment leur masse corporelle plus imposante. Administrés à des animaux la masse musculaires augmente et sachant que les muscles sont les morceaux choisis chez un animal de boucherie...Autant de gagné !

    L’acétate de mélengestrol : Ses effets métaboliques les plus importants se manifestent surtout chez les génisses en supprimant l’ovulation pour favoriser plutôt la croissance et l’efficacité de la conversion alimentaire.

    L’acétate de trenbolone : Est un androgène stéroïdien synthétique ayant une activité similaire à la testostérone, mais de cinq à dix fois supérieure. C’est un anabolisant qui favorise principalement le développement musculaire.

    Le zéranol : C’est un agent anabolisant dérivé de la zéaralenone, une substance produite par des moisissures. Elle possède une activité ostrogénique qui améliore le gain de poids et la capacité de transformation des aliments chez les animaux.

    Toute cette alchimie a pour but de : produire plus, plus vite moins cher. Et se dire que l’animal, être vivant, de sensibilité n’est plus qu’un produit...A rendre n’importe qui végan !

    Les aliments issus d'élevages intensifs ne sont pas sains. Des études récentes indiquent que la viande provenant d'animaux élevés de façon industrielle contient des niveaux plus faibles d'oméga-3 et un ratio oméga-6/oméga-3 moins favorable. Or une absorption inadaptée d'oméga-3 et un ratio oméga-6/oméga-3 déséquilibré ont un lien avec les maladies cardiovasculaires. Il est permis de penser que cette augmentation de viande « bon marché » a aussi mené à d’importants problèmes liés à la surconsommation dans de nombreux pays du monde entier ; la forte consommation de viande rouge et de viande transformée a été reliée à un certain nombre de troubles de la santé graves, comme l’obésité, le diabète et le cancer.

    Et pour finaliser ce cocktail...

    Les antibiotiques[7] sont largement sur-utilisés. Les élevages industriels utilisent couramment des antibiotiques pour prévenir les maladies liées à la promiscuité des animaux, indépendamment du fait que l'animal soit infecté ou non, et dans certains pays tels les Etats-Unis, pour favoriser la croissance des pauvres bêtes.

    Je vais arrêter cette démonstration sinon, je ne vais rien avaler dans les 6 mois qui viennent et donc, vais m’évaporer dans l’air...Polluée... Ca y est, je pars sur un autre sujet : l’air bio ?

     

    Georges Zeter/septembre 2018

     


     

     

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  • Bœuf dans les yaourts, insecte dans le soda... Foodwatch alerte sur les dérivés d'animaux dans les aliments

     

     

    Foodwatch épingle les yaourts de la marque Yoplait — ERIC FEFERBERG / AFP

    Du bœuf dans des yaourts, des sécrétions d’insecte sur des pommes ou dans du soda, du bouillon de volaille dans une boîte de flageolets… « Toutes sortes de bestioles se cachent dans nos aliments et boissons sans que nous le sachions », révèle ce jeudi l'ONG de défense des consommateurs Foodwatch.

    Si certaines marques affichent clairement la couleur sur les emballages, d’autres usent de termes quelque peu obscurs. « Nous avons recensé des dérivés d’animaux dans des produits de pâtisserie, des produits sucrés, mais également dans du fromage et des légumes », explique la responsable de campagne chez Foodwatch interrogée par Franceinfo.

    De la sécrétion d’insecte dans l’Orangina rouge

    Savez-vous ce qu’est la résine de shellac, ou E904 ? Ni plus ni moins qu’un agent de texture issu des sécrétions de la cochenille asiatique présent dans les glaces Façon glacier fraise et morceaux de meringues de la marque Carte d’Or.

    On trouve également ces sécrétions d’insecte sur certaines pommes, comme les Fuji. L’E120 ou « carmins et acide carminique », autre additif issu de la cochenille se retrouve dans l’Orangina rouge.

    Vous reprendrez bien un peu de gélatine de bœuf avec vos yaourts Panier de Yoplait 0 % ou vos macarons Auchan ? Sur l’étiquette des yaourts, seule la mention « gélatine » apparaît, sans détail. Foodwatch a lancé une pétition pour pousser la marque à faire preuve de plus de transparence.

    De la gélatine de porc se trouve également dans les Viennois chocolat de Nestlé mais l’information est « en dessous de l’étiquetage », souligne Foodwatch. Certaines marques nomment la substance sans en expliquer l’origine. Le comté bio AOP au lait cru bio de la marque Système U contient de la présure, un coagulant animal qui provient « de l’estomac de veaux abattus avant sevrage », explique Foodwatch.

    « Les industriels de l’agroalimentaire savent pertinemment bien quand ils recourent à des ingrédients additifs ou auxiliaires technologiques dérivés d’animaux. Nous avons, nous aussi, le droit de savoir pour choisir librement ce que l’on souhaite consommer ou pas », lance Mégane Ghorbani.

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