• Facebook, Visa, PayPal, Uber, Spotify et MasterCard créent une monnaie digitale

    Facebook, Visa, PayPal, Uber, Spotify et MasterCard créent une monnaie digitale

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    Premier et unique français pour l’instant à avoir rejoint l’aventure: Iliad, le groupe de Xavier Niel, maison mère de l’opérateur Free.

    «Il devrait être aussi simple d’envoyer de l’argent avec son smartphone que d’envoyer une photo», déclarait en avril dernier Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook. Ce sera le cas avec Libra, une monnaie digitale qui sera lancée mi-2020.

    Facebook s’est en effet associé à 28 groupes mondiaux dans divers domaines: Visa, MasterCard, PayPal, Booking, Spotify, Uber, Lyft… Premier et unique français pour l’instant à avoir rejoint l’aventure: Iliad, le groupe de Xavier Niel, maison mère de l’opérateur Free. Toutes ces entreprises se sont groupées au sein d’une fondation indépendante, basée à Genève, qui sera chargée de gérer cette nouvelle monnaie. Entreprises financières, opérateurs télécoms, plateformes d’e-commerce… Des membres de divers secteurs et de différents pays ont rejoint l’aventure. L’objectif serait de pouvoir rallier 100 membres juste avant le lancement de la monnaie.

    Monnaie stable

    Libra doit permettre, entre autres, à ses utilisateurs de s’envoyer des fonds de manière ...

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  • Didier Migaud, ici aux côtés d'Emmanuel Macron en février dernier, pourrait quitter la Cour des comptes pour rejoindre le regroupement de la Commission de déontologie et la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.
    Didier Migaud, ici aux côtés d'Emmanuel Macron en février dernier, pourrait quitter la Cour des comptes pour rejoindre le regroupement de la Commission de déontologie et la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. - Christophe Petit Tesson / AFP
    Révélation

    Comment le pouvoir veut installer une Cour des comptes à sa botte

     

     

     

    Un amendement discrètement voté en mai pourrait permettre au gouvernement de nommer le patron de la Cour des comptes avec un an d'avance. Un coup de billard à trois bandes utile dans la perspective de la présidentielle de 2022.

    Cet article est à retrouver dans le magazine n°1161, "L'écologie mérite mieux que les écolos"

    Les textes les plus discrets sont parfois les plus efficaces. L'amendement voté le 17 mai dernier à l'Assemblée nationale, dans l'indifférence générale, pourrait permettre au gouvernement… de s'assurer les bonnes grâces de la Cour des comptes d'ici à la présidentielle de 2022 ! Un tour de force, quand on sait que son premier président, Didier Migaud, est inamovible, c'est-à-dire impossible à déloger, avant sa retraite, en juin 2021. « C'est très malin… et très limite », sourit un hiérarque de la Cour des comptes, au fait du dossier. Ce coup de billard à trois bandes a pris la forme d'un anodin article 16 quinquies, adossé au projet de loi de transformation de la fonction publique, actuellement en discussion au Parlement. Ce texte, voté après un débat de moins de deux minutes, prévoit que les présidents d'autorité administrative indépendante (AAI) ne peuvent être âgés de « plus de 68 ans le jour de leur nomination ». A priori, rien de révoltant. Pourtant, ce choix détonne dans l'univers très cadré de la haute fonction publique.

    Pour l'heure, les présidents d'AAI ne sont soumis à aucune limite d'âge. En introduire une permet d'aligner leur régime sur celui des présidents d'entreprise publique ou des hauts fonctionnaires. Mais, dans la fonction publique, le départ à la retraite s'apprécie au jour de l'anniversaire. Les présidents de la SNCF et d'Aéroports de Paris doivent...

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  • Et si d’aventure le climat social se pourrit, les capitaux étrangers se casseront et les nationaux soit s’évaderont à leur tour soit s’offriront une cure d’hibernation longue durée au chaud dans les coffres des banques locales ou étrangères.

    « Réduisez la dépense publique pour faire des économies qui vous permettront d’honorer votre dette. » C’est la recommandation centrale du Fonds monétaire international (FMI) à tous ses partenaires endettés auprès de cette honorable institution de Bretton Woods. Comment cela ? Facile. En réduisant les subventions aux secteurs sociaux en général et les aides aux pauvres en particulier. Mais pas question de réduire les cadeaux fiscaux et autres avantages aux riches ! Car les économies dégagées par la réduction de l’aide aux pauvres en allant au soutien de l’investissement public et aux réductions fiscales sur les entreprises vont permettre en fin de compte à ces dernières de créer de l’emploi et aux investissements étrangers directs (IDE) d’affluer. In fine la mécanique réduira le taux de pauvreté en générant de la richesse nationale. 

    Acte I : Celle belle mécanique se grippe dès que certaines entreprises, bénéficiaires de cadeaux fiscaux, refusent d’embaucher voire licencient ! Pour se justifier trois arguments flous et élastiques sont chaque fois mis en avant. Inadéquation formation-emploi et conjoncture internationale contraignante. Autrement dit manque de main d’œuvre qualifiée pour répondre à la modernisation sans cesse croissante de l’entreprise et hausse du dollar ou de l’euro qui limite l’importation de biens d’équipement nécessaire à la mise à niveau des outils de production de l’entreprise. Donc il faudra que les pouvoirs publics modernisent les outils de formation professionnelle pour répondre à la demande du marché. Pour cela l’État qui manque encore plus de ressources financières du fait des réductions fiscales consenties se voit obligé d’emprunter. À qui ? Au FMI pardi. On a beau chuter de très haut en faisant moult acrobaties, on finit toujours par tomber sur le cher FMI. Et rebelote. Pendant tout ce temps-là la dette grossit et son service s’alourdit. Mais la modernisation de la formation professionnelle outre d’être inefficace pour la résorption du chômage du moins sur une longue durée (5 ans et plus) peut avoir un effet inverse. En effet, il y a des entreprises qui diront que si elles n’embauchent pas assez c’est parce que la main d’œuvre est trop qualifiée pour qu’elles puissent la payer ! Allez savoir… Et si d’aventure le climat social se pourrit, les capitaux étrangers se casseront et les nationaux soit s’évaderont à leur tour soit s’offriront une cure d’hibernation longue durée au chaud dans les coffres des banques locales ou étrangères. 

    Acte II : Pour sauver la mise et la face et surtout pour limiter la casse, les plans d’urgence automatiques des pouvoirs publics se déclenchent. Rétablir l’ordre public et garantir la sécurité des personnes et des biens. Pour cela, un seul remède : la massue ou la matraque dont l’efficacité ne s’est jamais démentie depuis l’antiquité herculéenne. Seul hic et non des moindres : le remède de la matraque n’est pas sans générer au sein de la population des matraqués de fâcheux effets indésirables. Ça varie entre le châtiment suprême dans les pays où les gros bras de la police ont la main lourde comme au Venezuela, l’Égypte ou le Soudan… aux blessures corporelles de différentes gravités comme c’est le cas dans d’autres pays plus soucieux de leurs poires comme l’Algérie, le Maroc etc. Ces derniers pays ne comptant pas encore, que cela soit dit-Dieu merci-, de contestataires éborgnés ou à mâchoires ou crânes fracturés comme ce fut le cas chez les Gilets jaunes. 

    Acte III et final : Le spectacle de contestataires chargés et tabassés par les forces de police avec des visages ensanglantés de manifestants traînés par le cou pour les pieds vers le panier à salade fait, comme d’habitude, les choux gras des journaux en mal de lecteurs et des chaînes de télé satellitaires. Lesquels se font un plaisir d’en faire des manchettes de six colonnes en première page ou de tourner les images en boucle avec des commentaires souvent à côté de la plaque du genre « réponse disproportionnée aux provocations de la part de forces de l’ordre aux méthodes brutales et mal formées » ; alors que ces mêmes médias moralisateurs se taisent ou prennent carrément parti contre le peuple quand il s’agit de mouvements contestataires dans leurs pays où ils vivent de la soupe publique… Évidemment les aboiements médiatiques finissent par ameuter les ONG des droits de l’homme qui trouvent là une occasion de pointer leur museaux et de faire du bruit pour renflouer leurs caisses alimentées par des donateurs dont on ne connaîtra jamais ni l’identité ni les objectifs. Les autorités faisant face à la fronde sociale en prennent alors pleine la gueule, prises entre le marteau de la mauvaise publicité que leur font ces officines de droits de l’homme et l’enclume de la matraque qu’elles sont obligées de manier pour assurer la continuité de l’État et des versements de traites au FMI. Et lorsque l’État ne sera plus en mesure de payer sa dette, le FMI lui proposera un nouvel emprunt pour payer l’ancien emprunt. Situation que toutes les ONG des droits de l’homme trouvent normal. Ne dit-on pas que le pognon est le nerf de la guerre ?

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