• Elisabeth Borne demande aux concessionnaires autoroutiers de "faire un effort" sur la hausse des prix du péage. - Capture Europe 1 POLITIQUE A vot' bon cœur Tarifs des péages: la ministre

    Elisabeth Borne demande aux concessionnaires autoroutiers de "faire un effort" sur la hausse des prix du péage.
    Elisabeth Borne demande aux concessionnaires autoroutiers de "faire un effort" sur la hausse des prix du péage. - Capture Europe 1
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    A vot' bon cœur

    Tarifs des péages: la ministre des Transports quémande un effort aux sociétés autoroutières

     
    Elisabeth Borne, la ministre des Transports, explique ce vendredi 11 janvier qu'elle n'a "pas de doute" sur la bonne volonté des sociétés autoroutières, auxquelle elle demande un effort sur leurs tarifs afin d'améliorer le pouvoir d'achat des Français. Sauf que rien n'oblige ces entreprises à exaucer les vœux de la ministre...

    Le gouvernement peine déjà suffisamment à éteindre la colère des gilets jaunes : si les sociétés autoroutières viennent remettre une pièce dans la machine de la contestation, tout risque de partir à vau-l’eau ! Ce 11 janvier, sur Europe 1, la ministre des Transports Elisabeth Borne a donc imploré les géants du bitume de "faire un effort", alors que la hausse annuelle et automatique – entre 1,8 et 1,9% d'augmentation prévue cette fois - des prix aux péages se profile fin janvier. Sauf que rien n'oblige ces entreprises à exaucer le désir brûlant de la ministre...

     

    "Je leur demande un effort, de prendre en compte les préoccupations des Français sur le pouvoir d'achat", quémande la ministre auprès des concessionnaires. "Elles ont annoncé qu'elles avaient entendu que le gouvernement leur demandait des propositions, donc je n'ai pas de doute sur le fait qu'elles sont conscientes des attentes des Français."

    Le doute est pourtant permis. Devant le tollé général suscité, Vinci avait dû renoncer mi-décembre à envoyer aux automobilistes passés aux péages occupés par les gilets jaunes... la facture non-acquittée de leur voyage. "Cette procédure, sans doute insuffisamment expliquée, donc mal comprise, a suscité depuis hier un grand nombre de réactions négatives", avait alors expliqué le président de Vinci Autoroutes, Pierre Coppey, dans un communiqué.

    LA "RENATIONALISATION" DES AUTOROUTES EXCLUE

    Elisabeth Borne rencontrera les concessionnaires autoroutiers lundi. "On pourra examiner leurs propositions", explique-t-elle. Trop aimables, Vinci autoroutes et consorts pourraient donc envisager de réfréner leurs appétits pour se partager le généreux gâteau de l'exploitation des infrastructures autoroutières, cédé par l'Etat en 2006, lorsqu'elle commençait à être rentable, aux groupes Vinci, Eiffage et Abertis pour 14,8 milliards d’euros.

    La ministre des Transports prévient cependant: "C'est 50 milliards d'euros si on voulait 'renationaliser' les sociétés d'autoroutes. Donc vous imaginez qu'on n'a pas 50 milliards, mais les sociétés d'autoroutes doivent entendre et faire un effort pour le pouvoir d'achat des Français." Entre 2006 et 2016, le prix du péage a augmenté de 20%. Un rapport de l'Autorité de la concurrence pointait déjà en 2014 "une rentabilité nette exceptionnelle, comprise entre 20% et 24%", nourrie par l'augmentation continue des tarifs des péages. Cette rentabilité n'était "justifiée ni par leurs coûts ni par les risques auxquels elles sont exposées". Dommage pour le pouvoir d'achat des Français.

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