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    Enfin ! plus un seul avion ne viendra polluer notre espace vital et les oiseaux reviendront enchanter nos vies de terriens désabusés. Voilà pour la version écolo-poétique, mais dans la réalité le monde des affaires et celui du tourisme ne pourront jamais se passer des avions pour voyager vite et loin. Et peu importe l'empreinte carbone. 

    Rassurons-nous quand même, car après l'inévitable fonte totale des glaces de la planète, les hommes trouveront encore d'immenses gisements de pétrole. Ainsi nos petites voitures et nos gros avions pourront continuer à polluer sans entrave nos bronches saturées de particules fines. Alors là, nous serions plutôt dans la version imbécile heureux optimiste. Et comme chacun sait, nous somme tous l'imbécile (euphémisme) de quelqu'un.

    Les plus anciens se souviennent certainement qu'il y a quarante ans, les élites visionnaires nous juraient qu'il n'y aurait plus une goutte d'essence pour nos bagnoles en l'an 2000. Tous des menteurs ! Version Gilets jaunes en colère.

    Maintenant, et dans la limite du possible, essayons de devenir au moins un peu sérieux. Et pour commencer, personne ne peut croire à la disparition définitive des avions dans notre ciel bleu bourré de gaz à effet de serre. Même si pour préserver le transport aérien il fallait rationner un carburant devenu totalement hors de prix pour l'automobiliste moyen. Mais non, nous n'arriverons pas à cette extrémité, puisque les avions vont changer, car...

    "Face à la pénurie annoncée des hydrocarbures, les constructeurs planchent sur de nouveaux avions, les compagnies essaient les biocarburants et le secteur du transport aérien tout entier revoit son modèle économique".

    Si les prévisions sont justes, le pic pétrolier prévu en 2030 pourrait arriver plus vite encore, en 2020. D'après l'Opep, les réserves de pétrole devraient durer encore 100 ans, mais "l’USGS, l’agence qui établit les prévisions du gouvernement américain, table plutôt sur cinquante ans". Encore une fois les prévisionnistes ne sont pas d'accord entre-eux, mais tous sont conscients qu'il faut vite préparer l'après-kérosène. Et il existe plusieurs pistes alternatives, comme l'hydrogène par exemple, à condition de progresser « sur les technologies permettant son utilisation à bord : mise en froid, maintien à basse température, réservoirs isolants et de faible masse ».

     "Les biocarburants sont plus prometteurs. Comme ceux d’origine agricole (betterave, canne à sucre ou céréales) exigent de grandes surfaces cultivables, les compagnies s’intéressent surtout aux biocarburants de deuxième génération, à base d’huile provenant de plantes de régions désertiques (comme le jatropha, une sorte de petit melon), de lin (la cameline), d’algues ou de déchets de bois (la biomasse). De nombreux vols d’essai ont été effectués. Reste à créer des filières de production. Qantas et British Airways travaillent main dans la main avec Solena Fuels pour construire des raffineries de biocarburants à partir de déchets industriels". 

    Comme vous le voyez ça bouge dans l'aérien pour sortir enfin de l'énergie fossile. Si vous décidez de lire l'article en lien "COMMENT L’AÉRIEN PRÉPARE L’APRÈS-PÉTROLE" vous constaterez que les idées ne manquent pas. Mais qu'en sera-t-il vraiment dans 30 ou 40 ans ?

    En attendant, pourquoi ne pas taxer le kérosène ? Actuellement, ce mélange d'hydrocarbures est totalement exempté de TIPCE et même de TVA. En raison de la législation internationale qui ne l’autorise pas (Convention de Chicago ratifié par la France en 1947). Certes, cette convention n'est valable que pour les vols internationaux, la France pourrait donc taxer le kérosène pour les vols intérieurs. Emmanuel Macron n'a rien dit à ce sujet mardi ; un simple oubli sans doute.

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  • MESURE C’est l’une des annonces fortes lancées ce mercredi matin par Edouard Philippe parmi la série de mesures pour atténuer la hausse des prix de l’énergie. Encore 3,5 millions de foyers se chauffent aujourd’hui au fioul domestique. Très polluant et de plus en plus cher...

    Fabrice Pouliquen

     

    Publié le 14/11/18 à 19h48 — Mis à jour le 14/11/18 à 20h57

     

    3,5 millions de résidences principales sont encore chauffées au fioul en France. Soit 12% des foyers. — TBIT/Pixabay

    • Edouard Philippe veut débarrasser la France, d’ici dix ans, des chaudières à fioul, qui émettent bien plus de CO2 que d’autres solutions déjà existantes.
    • 3,5 millions de résidences principales sont encore chauffées au fioul en France. Soit 12 % des foyers.
    • Malgré l’instauration de coups de pouce financier, les conversions vers des chaudières moins polluantes restent relativement faibles. La hausse du prix du fioul pourrait changer la donne.

    Supprimer les chaudières individuelles au fioul d’ici dix ans. Edouard Philippe a annoncé la couleur ce mercredi matin en dévoilant une série de mesures pour atténuer la hausse des prix de l’énergie dans le budget des ménages à trois jours de la mobilisation des « gilets jaunes ». « Nous allons développer la prime à la conversion des chaudières pour faire en sorte que les Français puissent se libérer de cette contrainte extraordinaire d’utiliser le fioul pour se chauffer », a poursuivi le Premier ministre.

    Si le chauffage au fioul, un dérivé du pétrole, est dans le collimateur depuis plusieurs années maintenant, c’est pour le double inconvénient qu’il représente. Il est déjà source de pollution aux particules fines. Mais comme tout combustible fossile, il émet aussi une quantité importante de dioxyde de carbone. Plus en tout cas que les autres modes de chauffage, rappelle l’ Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) dans un avis sur les modes de chauffage dans l'habitat individuel.

    Encore 3,5 millions de résidences chauffées au fioul

    De quoi peser lourd dans les émissions annuelles de gaz à effet de serre de la France, reparties à la hausse en 2017 ? Jean-Baptiste Lebrun, le directeur du CLER-Réseau pour la transition énergétique, une association impliquée sur les questions de rénovation énergétique, invite à ne pas exagérer. « Le secteur des transports représente 25 % des émissions de gaz à effet de serre françaises, rappelle-t-il. Les émissions du secteur du bâtiment, dans lesquelles sont comptabilisées celles des chauffages au fioul, ne représentent "que" 20 %. »

    Et la proportion tend à baisser à mesure que les Français se détournent de cette source d’énergie pour se chauffer. En 1970, 68 % du parc de résidences principales, en France, se chauffaient au fioul, selon l’Ademe. La proportion est tombée à 14 % en 2012 et 12 % aujourd’hui. Soit tout de même encore 3,5 millions de résidences principales*.

    Les profils sont assez variés. « On trouve encore des copropriétés se chauffant au fioul dans le 16e arrondissement, illustre Jean-Baptiste Lebrun. Mais ces 3,5 millions de résidences chauffées au fioul se situent principalement en milieu rural, dans des zones qui avaient difficilement accès à d’autres formes d’énergies à l’époque de leur construction. Notamment au réseau de gaz naturel. On parle aussi, essentiellement, des logements anciens, pas forcément bien isolés. »

    Des solutions alternatives aujourd’hui

    Peut-on alors, dans les dix ans à venir, en finir avec les chaudières à fioul comme le promet ce mercredi Edouard Philippe ? Des alternatives existent en tout cas aujourd’hui. « Plus performantes à l’usage et moins polluantes que le fioul », précise l’Ademe. L’agence en cite deux notamment :

    • Les pompes à chaleur. Elles chauffent un logement grâce aux calories contenues dans l’environnement autour de la résidence. Dans la terre, l’eau ou l’air suivant les solutions.
    • Les chaudières biomasse. Elles chauffent par combustion classique comme les chaudières au fioul, mais elles substituent les énergies fossiles par des énergies renouvelables. Du bois et ses sous-produits (sciure, écorce…) ou des résidus organiques comme la paille et les coques de fruits.

    Chacune de ces deux solutions a ses avantages et ses inconvénients, dont au moins un commun, précise l’Ademe : un coût d’investissement important. De 3.000 à 25.000 euros pour une chaudière biomasse, en fonction du rendement et de la qualité de l’appareil choisi, évalue le site Quelleenergie.fr. Et de 8.000 à 16.000 euros pour une pompe à chaleur air-eau, toujours selon Quelleenergie.fr.

    Un coût d’investissement souvent élevé

    Cet investissement pèse lourd dans la balance, d’autant que ces 3,5 millions de logements chauffés au fioul sont pour beaucoup occupés par des ménages à faible revenu, note l’Ademe. Potentiellement donc, ceux qui auront des difficultés à investir dans des solutions alternatives.

    Des aides financières ont d’ores et déjà été instaurées. Dès 2017 avec l’opération « coup de pouce économies d’énergie », lancée par Ségolène Royal, alors ministre de l’Environnement. Ce coup de pouce octroyé aux ménages modestes une prime de 800 à 1.300 euros pour changer leur chaudière au gaz ou au fioul pour un nouvel équipement à haute performance énergétique. Le dispositif a été reconduit et renforcé encore pour la période 2018-2020. Seules les chaudières au fioul y sont éligibles. Les primes grimpent désormais de 2.000 euros pour les ménages modestes à 3.000 euros pour ceux « très modestes ».

    Malgré tout, le parc de logements chauffé au fioul se réduit au compte-gouttes, poussant donc Edouard Philippe, ce mercredi, à développer encore ces primes à la conversion. Un autre facteur pourrait accélérer encore les transitions : la hausse du prix du fioul, résultat d’une remontée des cours du pétrole amplifiée par l’alourdissement de la fiscalité. Le litre de fioul atteint aujourd’hui 1 euro, soit 30 % de plus qu’il y a un an, rappelle Les Echos.

    « Avoir une politique plus globale de rénovation énergétique »

    « Cette hausse devrait se poursuivre encore dans les années à venir, notamment à mesure que les ressources pétrolières s’amenuisent et que la lutte contre le réchauffement climatique s’intensifie, note Jean-Baptiste Lebrun. Le directeur du CLER estime alors que sortir des chaudières au fioul d’ici dix ans est « un objectif pertinent et cohérent », « mais il faut le placer dans une politique plus globale de rénovation énergétique du logement ». Jean-Baptiste Lebrun invite alors à mettre la priorité sur la rénovation des passoires thermiques, ces logements mal isolés. « On ferait alors coup double, en allégeant les factures des ménages, tout en réduisant le gaspillage d’énergies et donc les émissions de gaz à effet de serre. »

    Sur ce volet aussi, le chantier est de taille. Le gouvernement s'est fixé l’objectif de rénover 500.000 logements par an. « Nous sommes plus autour des 100.000 aujourd’hui, reprend Jean-Christophe Lebrun. Surtout, les rénovations réalisées ne sont pas assez performantes. Selon une enquête de l’Ademe, publiée en octobre dernier, seuls 5 % des travaux de rénovation entrepris entre 2014 et 2016, ont permis un gain de classe énergétique de deux étiquettes [passer par exemple de la catégorie F à D]. Autre chiffre significatif : seulement 15 % des ménages ayant réalisé des travaux sur cette même période ont bénéficié d’informations et d’accompagnement. C’est alors le premier conseil de l’Ademe avant de se lancer dans les travaux : consulter FAIRE, le service public gratuit d’information et de conseil sur la rénovation énergétique de l’habitat.

    *3,7 millions si l’on ajoute les résidences secondaires.

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    Par L'Obs

    Publié le 13 novembre 2018 à 11h55
     

    Paris (AFP) - Le maire du Mans Stéphane Le Foll (PS) a appelé le gouvernement à "reculer" sur la taxation des carburants et à renoncer à la suppression totale de la taxe d'habitation pour investir dans l'isolation des logements dans une tribune publiée mardi par le Huffington Post.

    "Le gouvernement doit reculer sur cette nouvelle mesure qui consiste à taxer les carburants, car le risque est alors de décourager une partie de la société du bien fondé de la lutte contre le réchauffement climatique et de l'urgence écologie", écrit l'ancien ministre de l'Agriculture.

    S'il ne remet pas en cause le principe de taxation des énergies fossiles, M. Le Foll remet en cause son "niveau" et demande l'organisation à l'Assemblée nationale d'un "débat démocratique" sur "le prix des énergies fossiles pour favoriser les alternatives décarbonnées de l'énergie et du transport".

    Estimant que les solutions du type chèque énergie, prime à la casse, chèque transport "relève(nt) plus de la bonne conscience que d'une vraie stratégie", il propose pour sa part un plan structuré autour de quatre objectifs.

    Quels sont-ils ? "Premièrement, abandonner l'augmentation de la taxe carbone prévue en début d'année (...) et accepter de perdre par un mécanisme flottant plusieurs milliards d'euros".

    M. Le Foll suggère aussi de "revenir sur la suppression totale de la taxe d'habitation, qui coûte cher, en stoppant le processus au niveau qui sera atteint en 2018". La dépense fiscale correspondante devra être basculée dans un "plan d'économie d'énergie".

    Troisièmement, le gouvernement doit selon M. Le Foll renoncer à la transformation du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) en baisses de cotisations sociales patronales pérennes, et "réorienter la dépense pour investir dix milliards dans l'efficacité énergétique des entreprises".

    Enfin il propose de "changer la loi Elan sur le logement, qui bride la mise en construction des logements (...) et accroît (...) le coût du logement pour les Français", en cherchant à soutenir la construction et à rechercher l'efficacité énergétique des logements.

    La semaine dernière, le Bureau national du PS avait approuvé un texte proclamant son soutien au mouvement des "gilets jaunes" et proposant "un grand Grenelle du pouvoir d'achat et du financement de la transition écologique".

     

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