• Par
    • Anicet Mbida

    Des plans d'eau artificiels pourraient servir de batteries géantes pour stocker les énergies solaire et éolienne. Cette technologie méconnue mais chère permettrait de booster la production d'électricité propre.

    Des plans d'eau artificiels pourraient permettre de stocker les énergies solaire et éolienne.

    Des plans d'eau artificiels pourraient permettre de stocker les énergies solaire et éolienne. (Sipa)
     

    Basculer à 100% vers une énergie renouvelable. La planète en rêve. Beaucoup y travaillent. Seulement voilà, les éoliennes et les panneaux solaires dépendent de la météo. Pour garantir un flux continu, il faut donc compenser, grâce au nucléaire en France ou au charbon en Allemagne. Certains y voient un mal nécessaire, d'autres une aberration. Mais tous s'accordent sur un point : tant qu'on ne saura pas stocker l'électricité renouvelable à grande échelle, la bascule énergétique restera une chimère. Alors, dans les labos du monde entier, on cherche des solutions.…

     
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  • Chèque énergie: la facture va doubler, à 850 millions d'euros

     

     

     

    5,8 millions de ménages aux revenus modestes vont en bénéficier en 2019. Le chèque énergie est envoyé depuis ce lundi.

    C'est l'une des principales mesures annoncées par le gouvernement pour faire face à la crise des «gilets jaunes»: la campagne d'envoi des chèques énergie, vers un nombre accru de personnes, démarre cette semaine. Elle va poursuivre pendant tout le mois d'avril, zone par zone. Les Hauts de France et le Grand Est figurent en tête de liste tandis que l'Occitanie, la région Paca et Mayotte la terminent, juste avant le 1er mai.

    » LIRE AUSSI - Énergie: les 5 changements qui attendent le consommateur en 2019

    L'année dernière, le chèque énergie a bénéficié à 3,6 millions de foyers aux revenus modestes. Fin 2018, confrontés à une agitation sociale sans précédent, les pouvoirs ont élargi la cible des personnes éligibles, à hauteur de 2,2 millions de ménages supplémentaires. En 2019, quelque 5,8 millions vont bénéficier d'une aide pour un montant moyen de 200 euros, avec un plafond à 277 euros.

    Le chèque énergie s'est apprécié de 50 euros par rapport à l'année dernière, correspondant à la généralisation du système (qui a pris le relais des tarifs sociaux du gaz et de l'électricité). Pour l'État, cela représente un effort budgétaire global de 850 millions d'euros, contre 425 millions en 2018. Soit le double du schéma initial.

    Outre cette envolée, une autre nouveauté réside dans l'utilisation du dispositif: les factures de tous types de combustibles sont prises en compte, le gaz et l'électricité bien sûr, mais aussi le fioul et le bois. Le chèque énergie permet encore de s'acquitter de certaines dépenses liées à la rénovation énergétique du logement, réalisée par un professionnel certifié.

     

     

    Énergie : 5 changements qui attendent les Français en 2019 - Regarder sur Figaro Live

     

    Pour bénéficier de cette aide, aucune démarche n'est exigée. Il suffit simplement d'avoir au préalable déclaré ses revenus auprès des services fiscaux, même en cas de revenus faibles ou nuls, rappelle le ministère de la Transition écologique. Selon les critères d'appréciation utilisés, les ménages en situation de précarité énergétique sont ceux qui consacrent plus de 10 % de leurs revenus à leurs dépenses énergétiques. Ils sont sept millions dans ce cas en France, selon les données de l'Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE).

    Les écologistes dubitatifs

    Pour le moment, l'augmentation du chèque énergie n'a pas calmé la fronde des «gilets jaunes». Il y a aussi des oppositions plus feutrées, comme celle des associations environnementales, qui regrettent que le dispositif intègre l'utilisation du fioul domestique. Interrogés, les pouvoirs publics répondent que le chèque énergie a d'abord et avant tout des visées sociales.

    Cette campagne d'envoi intervient enfin quelques jours après la communication inquiétante du médiateur national de l'énergie: en 2018, le nombre d'interventions pour impayés s'est mis à grimper de nouveau, avec un bond de 4,2 %. Les différents fournisseurs de gaz et d'électricité ont indiqué avoir procédé à 572 440 coupures ou limitations de puissance.

    Dans ce contexte, Jean Gaubert, le médiateur, milite pour la mise en place d'un fournisseur de dernier recours «destiné aux ménages qui ne parviennent plus à souscrire de contrat avec un fournisseur d'énergie en raison de leurs difficultés financières». La deuxième mesure réclamée par le médiateur réside dans l'obligation d'un niveau de performance énergétique minimal pour les logements mis en location afin de supprimer les «passoires énergétiques». Compte tenu de l'état du parc immobilier, la lutte s'annonce de longue haleine.

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    Le Barrage hydroélectrique de Vouglans sur la rivière d'Ain dans le Jura est une épée de Damoclès au-dessus de millions de citoyens. Si celui-ci venait à céder brutalement, comme le suggère un reportage diffusé sur France 2 le 14 décembre 2018, les conséquences d'une telle catastrophe, où pas moins de 4 centrales nucléaires pourraient être menacées, seraient tellement désastreuses pour cette région mais aussi pour notre pays tout entier, que même Fukushima ressemblerait à l'explosion d'un pétard mouillé en comparaison.

    Le Barrage hydroélectrique de Vouglans sur la rivière d'Ain dans le Jura est une épée de Damoclès au-dessus de millions de citoyens. Si celui-ci venait à céder brutalement, comme le suggère un reportage diffusé sur France 2le 14 décembre 2018, les conséquences d'une telle catastrophe, où pas moins de 4 centrales nucléaires pourraient être menacées, seraient tellement désastreuses pour cette région mais aussi pour notre pays tout entier, que même Fukushima ressemblerait à l'explosion d'un pétard mouillé en comparaison.

    Aussi, j'envoie une lettre à l'ensemble des députés dans l'espoir que ceux-ci interpellent le gouvernement pour qu'il prenne des mesures concrètes de prévention du risque (Il m'arrive parfois d'être rêveur dans mes moments perdus). Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir cette semaine une réponse d'un député de la REM. Il avait posé la question – et je l'en remercie -, au Ministre de la transition Ecologique dont voici la réponse parue au JO du 5 mars 2019. Le texte original peut être consulté sur le site de l'assemblée Nationale, rubrique Documents parlementaires, Questions écrites et orale n°13049

    Voici in extenso la question posée par le député et la réponse faite par le gouvernement.

    Texte de la question

    M. Jacques Marilossian interroge M. le ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la sécurité des barrages hydroélectriques sur le territoire français, en particulier celle concernant le barrage de Vouglans dans le Jura. Suite à un reportage alarmiste diffusé sur France 2, le 14 septembre 2018, le barrage de Vouglans présenterait un risque de rupture pouvant libérer 600 millions de mètres cube d'eau sur une zone pouvant toucher la ville de Lyon et son agglomération. Mais l'un des risques majeurs serait qu'une rupture immédiate du barrage endommage plusieurs centrales nucléaires dont celle de Bugey dans l'Ain qui se situe à 90 km en aval du barrage de Vouglans. Ce scénario fait écho à la feuille de route du Gouvernement d'ouvrir à la concurrence l'exploitation de plusieurs barrages hydroélectriques en France, et ce à la demande de la Commission européenne, car 85 % des barrages sont exploités à l'heure actuelle par le groupe EDF. Soucieux de la sécurité des barrages hydroélectriques, et en particulier celui de Vouglans, il souhaite savoir si le Gouvernement prévoit des modalités particulières concernant l'entretien et la sécurité des barrages hydroélectriques en vue d'une ouverture à la concurrence pour les exploiter.

    Texte de la réponse

    La France compte un parc d'environ 600 barrages des deux principales classes (A et B) définies selon l'importance de leur hauteur et du volume d'eau de la retenue, auxquels s'ajoutent environ 2 000 barrages de classe C. Ces ouvrages sont d'usages variés (production d'électricité, réserve d'eau potable ou pour l'irrigation, maintien de la ligne d'eau pour les besoins de la navigation, activités de loisirs, pisciculture, etc.). Les barrages hydroélectriques concédés représentent environ la moitié du parc des barrages des deux principales classes. Les barrages constituent un enjeu important en termes de sécurité des personnes et des biens. Ils nécessitent donc un encadrement réglementaire exigeant. La loi du 30 décembre 2006 sur l'eau et les milieux aquatiques a ainsi fixé les responsabilités des propriétaires, exploitants et concessionnaires de barrages. Elle a été précisée par voie réglementaire dont la dernière mise à jour est le décret n° 2015-526 du 12 mai 2015 pour les barrages relevant de la « loi sur l'eau » et le décret n° 2016-530 du 27 avril 2016 pour les barrages concédés en vue de la production d'électricité. C'est ainsi que depuis 2008 chaque barrage de classe A ou B doit détenir une « étude de dangers » qui constitue sa fiche de sécurité. Le propriétaire ou l'exploitant, ou le concessionnaire si l'ouvrage est un barrage hydroélectrique concédé, doit la mettre à jour tous les 10 ans si le barrage est de classe A ou tous les 15 ans s'il est de classe B, après avoir analysé tous les risques théoriques possibles et les moyens d'y faire face. L'arrêté du ministère de la transition écologique et solidaire en date du 6 août 2018 fixant des prescriptions techniques relatives à la sécurité des barrages vient compléter cette réglementation pour ses aspects les plus techniques qui concernent la conception, la construction et l'exploitation des barrages. Cet arrêté donne une « grille de lecture » des études de dangers évoquées supra, particulièrement utile pour s'assurer que tel barrage en service est toujours en capacité d'évacuer les crues du cours d'eau sans que cet ouvrage en soit fragilisé et a fortiori, bien entendu, sans risque de rupture. Cette grille de lecture est à la fois homogène et stable, au-delà des seules règles de l'art qui peuvent être sujettes à interprétations variées. Elle facilite l'exercice des responsabilités des propriétaires, exploitants et concessionnaires de barrages, ainsi que le contrôle du respect de la réglementation par les services de l'État. L'arrêté du 6 août 2018 fixe, en outre, des délais maximaux d'interventions des responsables de barrages en vue des vérifications et mises à niveau quand elles apparaissent nécessaires. Par ailleurs, il convient de rappeler que toutes les interventions sensibles sur un barrage, comme la définition même de l'ouvrage initial ou, ultérieurement, celle des gros travaux complémentaires, la direction de tous les chantiers ou encore, après la mise en service et tout au long de l'exploitation, l'auscultation périodique, nécessitent l'obtention préalable d'un agrément ministériel. Les barrages concédés susceptibles d'être remis en concession après appel d'offres sont couverts par cette réglementation qui fait l'objet de contrôles réguliers par les services de l'État, indépendamment de leur contrat de concession et du concessionnaire concerné. Près d'une centaine d'agents du ministère de la transition écologique et solidaire se consacrent au contrôle de la sécurité des ouvrages hydrauliques sous l'autorité des préfets. Tout nouveau concessionnaire sera donc tenu de respecter la réglementation dans les mêmes conditions que les exploitants actuels. Pour conclure sur les barrages concédés, le processus de remise en concurrence n'aura aucun impact sur les exigences auxquelles sont soumis les exploitants en termes de sécurité. En outre, les capacités techniques et financières des candidats potentiels seront examinées en fonction des enjeux associés à chaque concession, pour déterminer s'ils sont autorisés ou non à déposer une offre pour le renouvellement de la concession. Ces renouvellements permettront par ailleurs de débloquer des investissements qui contribueront à la modernisation des installations existantes au-delà des strictes exigences réglementaires.

    FIN

    Vraiment, cela m'a fait chaud au cœur d'apprendre que nous étions protégés par la loi, par la réglementation, par les arrêtés ministériels, par les agents du ministère, les préfets, par la bureaucratie dans toute sa splendeur.

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