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    C'est le Jour de la Terre ce 22 avril, l'occasion d'agir pour sauvegarder notre planète en faisant des choix qui ne lui portent pas préjudice. Cette année en particulier, l'urgence qu'il y a à lutter contre le réchauffement climatique est claire. Heureusement, une des principales solutions est à la portée de tous. 

    On le sait, recycler ses cannettes et éteindre la lumière en sortant d’une pièce ne suffit plus. Des étudiants et écoliers manifestent dans les rues du monde entier pour appeler à l’action, des réfugiés climatiques perdent leurs nations, des catastrophes naturelles se font de plus en plus courantes et dévastatrices… impossible de le nier : nous faisons face à une crise environnementale qui requière d’agir urgemment.

    Chacun de nous peut, à notre niveau, aider à engendrer un changement positif pour la planète et lutter contre les pires conséquences du réchauffement climatique.

    Un simple changement peut être vital

    Un des choix les plus significatifs que nous puissions faire pour protéger l’environnement porte sur ce dans quoi nous décidons de planter notre fourchette. Selon des scientifiques des Nations Unies (ONU), l’élevage d’animaux est l'une des principales causes de la pollution atmosphérique responsable du réchauffement de la planète. C’est également un gâchis de ressources.

    Consommer directement des céréales et des légumes, au lieu de s’en servir pour engraisser les animaux tués pour leur chair, est bien plus efficace en terme de rendement. Cela utilise moins de terre et d’eau et produit bien plus de protéines – c’est pourquoi l’ONU a déclaré qu’une transition mondiale vers un régime végétalien était essentiel pour endiguer les pires effets du changement climatique.

    L’élevage : un fléau pour la planète

    L’élevage d’animaux pour la consommation est l’un des principaux responsables du réchauffement climatique. Récemment, le 5ème rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) – rédigé par plus de 800 scientifiques de 80 pays, et comprenant l’évaluation de plus de 30 000 contributions scientifiques – a recommandé une diminution urgente et importante de la consommation de viande. 

    La production de viande, de produits laitiers et d’œufs sont des facteurs principaux de la pollution de l’air – selon un rapport de la FAO, les élevages sont responsables de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre, soit plus que les émissions du secteur des transports – et de l’eau. En effet, les élevages émettent des quantités importantes de nitrates, de phosphates et d’autres substances qui ruissellent jusque dans les cours d'eau et provoquent la prolifération des algues vertes (qui détruisent les écosystèmes marins). L’ammoniac provient à 80 % de l’élevage et se dissout dans les précipitations et cause des pluies acides. En Bretagne, les élevages d’animaux produisent autant d'excréments que 60 millions d'habitants qui sont répandus sur les sols et polluent les eaux souterraines.

    L’élevage est également une des causes majeures de la déforestation (responsable de 63 % de la déforestation en Amazonie), de l’érosion des sols et des inégalités d’accès à la nourriture.

    Qu’attendez-vous ?

    Forts de ces informations incontestables, qu’attendons-nous pour choisir de s’alimenter de manière à respecter la planète et ces habitants ? Nous n’avons qu’à y gagner, pour la planète, et pour les milliards d’animaux qui sont confinés, mutilés et massacrés pour que les humains mangent leur chair ou leurs sécrétions. Chaque végan contribue à lutter contre le changement climatique, et à l’heure où il est vital d’agir, il s’agit de la solution la plus simple et rapide au niveau individuel.

    Agissons pour la planète en ce Jour de la Terre – et tous les jours de l’année – en laissant la viande, et les autres produits issus de l’exploitation animale hors de notre assiette.

     

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    ENTRETIEN. Pour s'attaquer au problème des débris spatiaux, des chercheurs mettent au point un garage en orbite pour réparer et recycler les satellites.

    Propos recueillis par Pauline Ducousso

    Publié le 17/04/2019 à 20:00 | Le Point.fr

    Donner une seconde vie aux satellites. C'est l'objectif de l'équipe de recherche SaCLaB (Space Advanced Concepts Laboratory) de l'Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace (ISAE-SUPAERO), qui veut concilier espace et écologie. Un projet d'envergure astronomique : créer et mettre en orbite un « garage de l'espace » qui assurerait la maintenance et le recyclage des satellites vieillissants, afin de retarder leur transfert vers une orbite cimetière et le lancement de nouveaux objets. Autrement dit, une sorte d'économie circulaire visant à prolonger leur durée de vie.

    Ce projet s'inscrit dans un contexte de prolifération des débris spatiaux, plusieurs centaines de millions, et de recrudescences de lancements de petits satellites. L'espace est ainsi de plus en plus pollué. Ces satellites, s'ils ne sont pas retirés de leur orbite en fin de vie, peuvent à leur tour engendrer de nouveaux débris et entrer en collision avec d'autres objets. Et l'absence de « gendarmes de l'espace », aucune sanction n'est possible. L'Inde en a profité en mars pour détruire un satellite, ce qui a créé des centaines de débris. Et si les États continuent de polluer l'espace à ce rythme, ils ne pourront plus se permettre d'envoyer le moindre satellite en orbite dans 30 ans. L'enseignante-chercheuse Stéphanie Lizy Destrez, qui travaille avec deux enseignants-chercheurs, trois doctorants et une quinzaine d'étudiants, explique leur projet visant à nettoyer l'espace. En phase de recherche depuis trois ans, ce « garage de l'espace » pourrait voir le jour d'ici à une dizaine d'années.

     

     

    Le Point : Qu'est-ce qu'un débris spatial ?

    Stéphanie Lizy Destrez : Un débris spatial est un objet sans utilité qui se trouve en orbite dans l'espace et qui se déplace très rapidement, à une vitesse de 7 à 8 kilomètres par seconde. Les vieux satellites, les troisièmes étages de lanceurs de fusée, les déjections de produits de moteurs en font partie. Dans l'espace circulent plusieurs centaines de millions de débris de moins de 1 cm, 900 000 compris entre 1 et 10 cm et 34 000 supérieurs à 10 cm. Le plus gros débris à ce jour étant un satellite d'observation de la Terre « Envisat ». Il pèse 8 tonnes et mesure entre 2 et 5 mètres d'envergure.

     

    Par ailleurs, de plus en plus de satellites envoyés dans l'espace sont low cost. La fiabilité de leur fonctionnement n'est donc pas totale. Certains, tout juste arrivés dans l'espace, ne parviennent même pas à assurer leur mission et deviennent directement des débris. Depuis 1957, on recense 5 450 lancements qui représentent 8 950 satellites en orbite. Parmi ces derniers, 5 000 sont toujours dans l'espace, dont seulement 1 950 encore fonctionnels. De plus, 22 % des objets qui se déplacent dans l'espace sont des satellites, dont seulement 39 % encore fonctionnels. Le reste, ce sont des débris.

    Quels risques représentent-ils ?

    La collision est le danger majeur. Les débris spatiaux, se déplaçant à très grande vitesse, risquent de percuter des satellites pouvant aller jusqu'à leur explosion. Non seulement cet impact peut détruire un satellite fonctionnel, mais aussi générer de nouveaux débris qui menacent, par un effet cascade, d'augmenter le risque de collision avec d'autres satellites. En mai 2013, moins d'un mois après son lancement, un satellite équatorien a été heurté par le réservoir d'une fusée russe lancée en 1985. En cas de collision avec des satellites de télécommunication, le danger est la perte de services comme l'accès à Internet, aux GPS et aux réseaux téléphoniques et télévisuels. En outre, si le choc survient avec un satellite d'observation de la Terre, on pourrait perdre les données d'un service météo, nécessaires à la prévention face aux catastrophes naturelles.

     

    La section de câble par un débris, lors d'une sortie d'astronautes dans l'espace, constitue un autre risque. Mais au sein du CNES, une équipe surveille et alerte en cas de danger de collision. En plus de recenser les nouveaux débris spatiaux.

    Qu'en est-il des débris qui reviennent sur Terre ?

    La plupart des débris spatiaux qui regagnent la Terre sont détruits par le frottement atmosphérique lié à leur vitesse très importante. Dans de rares cas, il arrive que des réservoirs de satellites ou de fusées, capables de résister à des températures très élevées, atteignent la surface de la Terre, si leur trajectoire n'est pas contrôlée. En 2011, le fragment d'un satellite russe en orbite est tombé sur le toit d'une maison en Sibérie. L'ironie du sort ? La maison se trouvait rue des Cosmonautes !

     

    Existe-t-il une législation internationale sur les débris spatiaux ?

    Les États-Unis, la Russie, la Chine et les pays européens font partie des États qui ont envoyé le plus grand nombre de satellites. Mais il est impossible de désigner les responsables, car il n'existe ni législation internationale ni « gendarmes de l'espace ». Une solution serait de désorbiter les satellites en fin de vie, mais ce processus coûte très cher.

    La France a été le premier État à légiférer sur les débris spatiaux. Selon sa loi, appliquée en 2011, tout industriel français qui fabrique et tout port spatial français qui lance des satellites doit gérer leur fin de vie. Une fois la mission effectuée, après 10-15 ans, le satellite doit être éteint et mis sur une orbite cimetière ou détruit dans l'atmosphère. Le Japon réalise aussi beaucoup d'études concernant les débris spatiaux. À l'inverse, l'Inde ne gère pas du tout cette problématique.

    Le Comité interagence de coordination des débris spatiaux (IADC) travaille avec l'ONU sur une régulation internationale. Mais les experts ne se réunissent souvent qu'après les accidents. L'Agence spatiale européenne (ESA) gère le programme « clint space » qui aide les nations européennes à développer des techniques de retrait des débris. Par ailleurs, nous travaillons en ce moment sur l'éventuelle instauration d'une taxe pour la gestion de fin de vie des satellites.

    Comment votre projet de « garage de l'espace » pourrait-il remédier à cette pollution ?

    Notre projet est parti du constat que les satellites plus fonctionnels sont mis en orbite cimetière. En plus d'être remplacés par de nouveaux satellites engageant d'importants coûts de fabrication, de lancement et de désorbitation. Plutôt que d'envoyer un nouveau satellite, notre projet prévoit de ravitailler en carburant, réparer les pièces défaillantes des vieux satellites et même fabriquer des pièces recyclées. Une sorte de garage de l'espace, tel un garage de maintenance de voitures. Le but étant de limiter l'envoi dans l'espace de nouveaux objets et d'utiliser les débris sur place pour donner une seconde vie aux satellites existants.

     

    Une équipe de l’école d’ingénieurs ISAE-Supaero travaille sur un projet de "garage de l'Espace". 

     

    © DR

     

     

    C'est un projet conséquent puisqu'il comprend la mise en service d'un satellite mère comme usine de fabrication et toute une flotte de satellites assurant le transfert de carburant entre la Terre et la station, de satellites de diagnostic des débris, et d'autres qui assurent des aller-retour entre les débris et la station mère. Nous prévoyons aussi d'embarquer, dans le garage, de l'intelligence artificielle capable de réaliser les interventions de manière autonome.

    D'autres initiatives technologiques sont-elles en cours ?

    Le blindage des satellites, le retrait actif des débris et l'évitement de collision entre gros débris font partie des initiatives en cours, mais celles-ci sont simplement des moyens de protection. Elles ne réduisent pas les risques. À l'inverse du projet de recyclage en orbite sur lequel nous travaillons. Conjointement à notre projet, le CNES et Airbus travaillent sur les « space tug », ou « remorqueurs de l'espace », des satellites capables de transporter d'une orbite à l'autre un kit de désorbitation. Ils étudient aussi les bras robotiques censés aller chercher les débris. Le projet de constellation de satellites OneWeb a intégré des poignées à l'arrière de ses derniers satellites afin de faciliter leur future récupération par les bras robotiques et space tug.

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    Les jardiniers-botanistes de la serre tropicale mettront en valeur les broméliacées. 

    MAXIME LE ROUZIC

    De la 15e édition du Printemps de la forêt Bourgailh – Fête du jardin et de la nature, organisée ce week-end par la Ville de Pessac et l’association Écosite du Bourgailh, Jean-Pierre Pélegry s’en souviendra sans doute très longtemps. Elle sera quoi qu’il en soit plus marquante pour lui, au moins…

    Publié le 18/04/2019 à 9h30 par Thomas Dusseau.

     

     

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