• La France en proie à la tyrannie des minorités

    La France en proie à la tyrannie des minorités

    Le 15 juin 2020, des gens se tiennent près d'un panneau de signalisation arraché et d'un incendie dans la rue dans le quartier des Gresilles à Dijon.
    © Philippe Desmazes / AFP

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    La France en proie à la tyrannie des minorités

    Société

    Par Jack Dion

    Publié le 07/11/2020 à 13:02

    On ne compte plus les groupes qui, au nom de causes diverses et variées, prétendent imposer leur loi en ayant recours au terrorisme intellectuel ou à des méthodes encore plus contestables.

    Outre la variété de fromages et de crus vinicoles, la France est aussi une terre de comportements pour le moins divers. Voici peu, pendant que les citoyens, dans leur immense majorité, s’apprêtaient à se reconfiner avec calme et sérénité, d’autres se croyaient habilités à occuper le bitume à des fins peu compatibles avec la sérénité de l’ordre républicain. La scène se passait à Vienne, en Isère, puis à Décines, en périphérie de Lyon. Plusieurs dizaines de turcophones pro-Erdogan ont cru bon de défiler dans les rues au cri de « Allahu akbar », souhaitant en découdre, sur fond de conflit dans le Haut-Karabach, avec des Arméniens.

    Quelques jours après la décapitation de Samuel Paty, l’initiative est d’un goût douteux. Hélas, ce n’est pas la première du genre puisque, récemment, Dijon a vu s’affronter des groupes tchétchènes et maghrébins exhibant fièrement leurs armes, comme si l’on était sur un champ de bataille, loin de la Côte-d’Or. Il n’y a pourtant pas d’erreur spatio-temporelle. Cela se déroule bien en France, en 2020, dans un pays où des groupes se croient autorisés à faire leur loi et imposer leurs règles de vie, loin des principes démocratiques en vigueur.

    SOUS L’ÉTENDARD DU « BIEN »

    Certes, dans les cas précités, il y a des enjeux qui dépassent le cadre des frontières nationales. Il n’empêche, ceci ne justifie en rien cela. Et de telles dérives flottent dans l’air d’un temps fort troublé. Car il est devenu banal d’entendre des voix défendre des causes diverses et variées avec des moyens que l’éthique eut naguère réprouvés. La vogue identitaire ayant le vent en poupe, celle-ci finit par tout balayer sur son passage. Mêlée à des revendications communautaires infinies, elle anéantit progressivement la notion d’intérêt général pour y substituer des intérêts particuliers théorisés, sanctifiés et hystérisés. La notion de bien commun est bannie au profit de causes spécifiques défendues par de pseudo-avant-gardes intolérantes qui brandissent l’étendard du « Bien ».

     

     

     

     

     

     

     

     
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