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    Le pire du pire est l’aliéné qui s’ignore : De quoi parle-je ? De ces décideurs incapables de penser qu’il y aurait aucune autre alternative, rien de différent que ce monde actuel, dans lequel il faut « faire avec » ! Cela ressemble à une fatalité et si par erreur nous quittions ce type de société organisée, et bien, ce serait l’apocalypse ! La fatalité est le caractère de ce qui est inéluctable, alors, mieux vaut se résoudre que lutter vainement... Les gilets jaunes à la maison, et que le business continue, sans heurt.

    La notion d'aliénation en philosophie, est la dépossession de l'individu, c'est-à-dire la perte de sa maîtrise, de ses forces propres données à une idéologie et servie pour un groupe ou une société. Chez Hegel on parle de «  l’esprit aliéné ou étranger à lui-même. »[1]

    Lorsque l’on valide le système et qu’on est absolument certain qu’il faut être capitaliste, qu’il faut des différences sociales, une structure sociétale en verticale ; Il serait loisible tout de même intellectuellement d’imaginer d’autres types de société pour s’y opposer, comme le communisme, ou un régime d’extrême droite par exemple, et ainsi, combattre pied à pied sur le terrain des idées, au lieu de jeter l’anathème, et de condamner comme au temps de l’inquisition. Les dirigeants de l’« élite », ont leurs idées bien ancrées, qui ne souffrent aucun commentaire, sinon, l’avalanche de mots définitifs tombe : populiste, comploteur, poujadiste, antisémite, terroriste... Telle une litanie apprise dès la première tétée au sein de la bien pensance bourgeoise. Comment leur en vouloir ? sachant qu’ils n’ont pas une capacité de mise en perspective, pas une fenêtre de compréhension et même la possibilité d’entrevoir une alternative quelconque. Le pire, ils sont totalement dans le système sans savoir qu’ils le servent ; C’est donc bien le symptôme de l’aliénation : une obéissance aveugle, en ignorant pourquoi on obéit. Ils sont absolument persuadés, dur comme fer, que le système actuel est de l’ordre de la justice et de la vérité, immanent presque... Tellement engloutis dans ce maelstrom, qu’ils n’imaginent même plus de pouvoir en sortir. Ils se cantonnent seulement dans les possibilités de régulation du model, ce qui représente l’aliénation suprême : être dans un système monolithique qui n’a ni début ni fin, dressé comme un menhir pour l’éternité ; c’est presque nihiliste comme attitude cette l’abnégation du surmoi, au service du moloch. Au niveau français, nous sommes bien en face, nous les citoyens à un gouvernement d’aliénation, qui est ni droite, ni gauche, mais « en avant »... Vers quoi ? ce n’est pas le sujet, fuite en avant, en avant !

    Emanuel Macron est l’archétype du caractère produit par ce monde : Comme pour lui, ce système est la Vérité incarnée, et qu’il n’arrive même pas à penser à un au-delà de ce monde (son monde), du coup, il se montre arrogant et sourd, il doit se dire « mais que voulez vous donc encore ? Nous n’avons que ce schéma et il faut bien qu’on s’en arrange non ? » Ce qui expliquerait son ton bourré de certitude et cassant. Son obsession de gestion de perdurer cette organisation, est la démonstration qu’il n’a pas su penser à d’autres alternatives. Nous avons un president très dangereux pour le futur de notre pays, car il est aliéné et engoncé dans ses certitudes immuables ; sans le savoir, et donc, enchainé à ses croyances, il ne peut en toute bonne volonté changer, rompre les liens étroits ; d’autant que ses chaines se nomment oligarchie, conseil de l’Europe et in fin, un entourage composé essentiellement d’aliénés comme lui. Ainsi l’affirmait Jacques Ellul « Ce n'est pas la technique qui nous asservit, mais le sacré transféré à la technique.  »[2], appliquez cette sentence au « système », et ainsi, le summum de l’aliénation est atteint.

    Lorsqu’on entend, Schiappa, Castaner et absolument tous les autres clones qui sont aux commandes, un sentiment de malaise pointe : pas un doute effleure, la pensée unique fleurie, du rabâchage de mots clé et d’éléments de langage en boucle ; en fait une litanie qui illustre un vide aliénant : pas besoin de penser par soi-même, puisque le scenario est déjà pré écrit ; Par qui ? Sans importance ! Sachant que nous sommes dans Le Meilleur Des Mondes, et qu’à l’assemblée il suffit de lever la main et voter oui !... Comme dans une secte, c’est si doux de ne pas penser et se laisser glisser, guider. Toutefois, dans ce monde individualiste, capitaliste/loi de la jungle, la valeur première étant de prédater, marcher sur les autres, survivre et donc, « réussir », « faire son trou. » ; l’idée n’est pas de penser long, mais court...termiste.

    Gouverner c’est pourtant anticiper, voir loin...

    Les décideurs publics, trop obnubilés qu’ils sont par leur « parcours de vie » ne sont plus aujourd’hui en capacité d’intégrer le long terme dans leur vision et dans leurs choix de politiques publiques, car, le cycle électoral et la professionnalisation du corps politique amène le décideur à préférer les projets qui ont la plus forte acceptabilité sociale ou qui apportent les réponses les plus rapides aux attentes de ses électeurs. Les décisions et propositions, visibles pour le citoyen, seront plus facilement valorisable auprès de ses votants à la fin de son mandat, en vue de sa réélection. L’arbitrage en faveur du long terme est donc entravé par les ambitions personnelles de l’acteur politique ; nous sommes donc bien dans un cycle de la prédominance court-termiste sur le long terme et comme Keynes l’affirmait « Avec le long terme, nous sommes tous morts. »[3]

    Ce qui est à espérer est une révolution profonde qui ouvrira les portes à la survie de l’espèce humaine... Sinon, en maintenant le statut quo, cette multiplicité d’aliénés qui dirigent... Droit dans le mur, à la vitesse du son... Braoooom ! Ca y est, nous somme tous volatilisés, évaporés !!!

    A la surface de la terre, j’entends parfois comme une morne plainte poussée au coin d’un bois.

    Georges Zeter/avril 2019

     

    vidéo : LA VENGEANCE DU PEUPLE : HUMILIATION - LE SUICIDE FRANÇAIS - 2/3 

     


     

    [2] Jacques Ellul, Les Nouveaux Possédés, 1973, 2e édition, Mille et une nuits, 2003, p. 316

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  • INFO LE POINT. Un homme meurt à l'issue de sa garde à vue dans un commissariat parisien

    L'individu avait été interpellé dimanche pour une agression sexuelle. Pris d'un malaise, il n'a pu être ranimé. La police des polices a été saisie.

    Par Aziz Zemouri
    Modifié le 23/04/2019 à 06:16 - Publié le 22/04/2019 à 18:21 | Le Point.fr
    Les policiers ont relate que l'homme qu'ils avaient interpelle quelques heures plus tot a fait un malaise a l'issue de sa garde a vue.

    Les policiers ont relaté que l'homme qu'ils avaient interpellé quelques heures plus tôt a fait un malaise à l'issue de sa garde à vue. 

    © DR

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  • Le Premier ministre, Edouard Philippe, et le co-animateur du grand débat, Sébastien Lecornu, lors de la restitution du grand débat lundi.
    Le Premier ministre, Edouard Philippe, et le co-animateur du grand débat, Sébastien Lecornu, lors de la restitution du grand débat lundi. - PHILIPPE LOPEZ / AFP
    POLITIQUE
    #ApeuPrès

    Grand débat : la moitié des contributions spontanées passées à la trappe dans la restitution

     
    Seules 24.183 contributions au grand débat hors questionnaire Internet ont été traitées, sur les 44.975 numérisées par la BNF, ont révélé "Les Jours" ce mercredi 10 avril.

    Le gouvernement avait fixé trois objectifs à son grand débat : "transparence", "pluralité" et "exhaustivité". Au moins sur ce troisième point, le compte n'y est pas. Comme l'a rapporté le média Les Jours ce mercredi 10 avril, seulement la moitié des contributions spontanées des Français ont été prises en compte. Un détail qui n'a pas empêché Edouard Philippe de présenter, lundi, sa "restitution" avec une formule récurrente : "Ce que les Français nous disent...".

     

    46,2% DE CONTRIBUTIONS LIBRES IGNORÉES

    En réalité, le volume de données à traiter dans les délais impartis par le gouvernement ne permettait pas que les contributions de l'ensemble des participants à la consultation soient numérisées et prises en compte, expliquent nos confrères. En fin de compte, comme l'indique le rapport final des prestataires chargés de l'analyse des résultats, seules 24.183 contributions au grand débat hors questionnaire Internet ont été traitées, sur les 44.975 numérisées par la bibliothèque nationale de France (BNF). Dans le détail : la restitution présentée lundi ne tient compte que de 5.058 des 16.874 contributions libres (lettres ou emails) enregistrées, de 5.481 des 9.454 synthèses de réunions d'initiatives locales et de 13.644 des 18.647 cahiers citoyens numérisés par la BNF.

    Capture d'écran du rapport final sur les contributions libres au fg

    Les entreprises chargées de l'analyse des remontées du grand débat, Cognito, Roland Berger et Bluenove, "ont dû arrêter leur corpus au 22 mars, pour avoir le temps de faire tourner leurs logiciels d’analyse lexicologique et d’élaborer des 'arbres de la connaissance' permettant de regrouper les idées des contributeurs", expliquent Les Jours. A cette date, la BNF n'avait pourtant pas eu le temps de numériser tous les documents envoyés par les Français. Ainsi, alors que Laurent Benarousse, directeur associé chez Roland Berger, citait lundi le chiffre de 27.000 courriers envoyés, seuls 16.874 avaient été numérisés par la BNF - qui continue toutefois ce travail - au moment d'arrêter les résultats.

    MASSE CRITIQUE

    Les résultats produits en début de semaine restent représentatifs, assure néanmoins le gouvernement : "La volumétrie (380.000 pages) des documents traités à date assure la quasi-stabilité du référentiel de propositions obtenues à ce stade". Comprendre : le nombre de documents traités a atteint une masse critique suffisante pour que les grandes lignes des résultats restent les mêmes. Ce qui revient, notent Les Jours, à "calculer les résultats d’un scrutin alors qu’une partie seulement des bulletins ont été dépouillés".

    La crédibilité du grand débat en prend encore un coup. Lundi, Le Monderévélait déjà que la portée des contributions sur la plateforme numérique dédiée à l'exercice était à relativiser. Sur les 1.364.000 réponses aux questions fermées et 569.020 réponses aux propositions ouvertes, "plus de la moitié des textes rédigés sont en fait des doublons ou des champs vides", et "plus de la moitié des textes rédigés comportent moins de dix mots". "Certains contributeurs ont copié et collé des dizaines (voire des centaines) de fois leur texte", expliquait notamment le quotidien.

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