• Le Véritable Racisme, loufoquement sérieux, de nos jours

     

     

    Aujourd'hui quelqu'un est jugé "raciste" dès qu'il qualifie autrui par un trait morphologique, notamment sur le ton de l'invective ou du dédain, comme si ce trait était une insulte alors que c'est un fait. Cela vaut pour toutes les discriminations en *isme telles que l'antisémitisme ou le sexisme, mais aussi pour celles en *phobie telles que la transphobie ou l'islamophobie.

    Les personnes sont très sensibles à ça, au point que même sans invective ni dédain, relever que quelqu'un est noir ou renoi, arabe ou beur, juif ou feuj, femme ou meuf, gay ou homo,musulman ou islamique ... éveille un soupçon de "racisme". Sauf quand ce sont les ressortissants des phénomènes concernés qui le disent. On peut alors se demander ce qui est le plus Raciste en fait.

    • Montage inspiré par le pastafarisme, dérision religieuse afin de souligner à la voltairienne (Candide, Zadig, etc.) les superstitions loufoques.

     

    La susceptibilité et l'irrascibilité sont totales. Gare à celui qui relèverait, sauf s'il ressort des phénomènes concernés ! Cela dit c'est complètement nul. En effet, on ne peut pas empêcher les autres de se faire une image de nous. La plupart du temps d'ailleurs, cette image que se font les autres, n'est pas reliée à ce que nous savons de nous-mêmes.

    Par exemple, comment une personne homosexuelle sans traits estimés efféminés par quelqu'un, éveillerait-elle le soupçon d'être homosexuelle ? A l'inverse, une personne aux traits estimés efféminés par quelqu'un éveillera le soupçon d'être homosexuelle, sans l'être. J'ai envie de dire et alors ?! Vraiment, on s'en fout. Ca crée des situations cocasses, dont les espiègles savent se réjouir sans méchanceté.

     

    Tout le monde est pris pour ce qu'il n'est pas vraiment

    Mais restons plus simples : régulièrement, on vous prend pour plus bêtes, ou plus enviables, ou plus forts, ou plus discrets, ou plus amusants, etc. que ce que vous pensez être en réalité. En fait, cela dépend énormément des personnes et des milieux avec qui vous êtes, car c'est une histoire de rôle social que vous tenez.

    En effet, nous avons tous différents rôles dans une vie : enfants de nos parents, parents de nos enfants, époux de nos époux, collègues de nos collègues, patrons de nos collègues, aux ordres de nos collègues, consommateurs de produits, producteurs de produits, amis de nos amis, éloignés de "nos" fâcheux, ennemis de nos ennemis pour les plus courageux ou téméraires d'entre nous, etc.

     

    Il est mature d'admettre qu'autrui nous prenne pour ce qu'on n'est pas vraiment

    Même si "nous restons le même", non seulement "nous ne sommes jamais tout à fait les mêmes" selon les milieux, mais en plus "nous ne sommes jamais tout à fait les mêmes" non plus selon les personnes (la façon dont on "les sent", "les blaire", "les piffe", "les remet" ou "les calcule"). Il est impossible que tout le monde ait la même image de nous, et en fait chacun en a une différente.

    Certes, il arrive parfois que nous nous retrouvions dans un groupe qui nous "a cerné", "a cadré", "a étiqueté", "a marqué", "a identifié". Ce sont des choses qui arrivent très souvent, puisque nous sommes tous amenés, selon les milieux, à participer à différents groupes. Le groupe familial au sens large (parents compris), le groupe familial restreint (le foyer), le couple, l'équipe de travail, le service de bureaux, "la hiérarchie", "les exécutants", les clients, les réseaux, les bandes de copains, les alliés, les hostiles, les dédaigneux voire les antagonistes, etc.

     

    Les groupes fonctionnent grâce aux images des uns sur les autres et distribuent ainsi les rôles

    En fait, très concrètement, ces différents groupes ne seraient pas bien solides, s'ils ne procédaient pas en "partageant une image commune" de chacun. C'est ainsi qu'on "sait" ou croit savoir, qui peut et veut quoi, quand et comment. Sinon, ça ne fonctionnerait pas ensemble, et ce ne seraient pas des groupes, tout simplement !

    A prendre ou à laisser, on aime ou on déteste, mais au final c'est toujours pareil : il y a les entraîneurs (qui ont de l'entrain), il y a les conseillers (qui ont de la réflexion), il y a les animateurs ou les clowns (qui ont de l'humour ou croient en avoir), il y a les suiveurs (qui grossissent l'ensemble), il y a les opérateurs (qui lui font des propositions et gèrent certains aspects), etc. Nous pouvons chacun nous retrouver plus ou moins dans certaines dynamiques selon le milieu et/ou les personnes. C'est comme ça.

    Dans tous les cas, la Loi d'Airain, c'est qu'au final on se fait une image de nous qui n'est pas nous, même si parfois elle est plus juste que d'autres. Mais surtout inversement : nous nous faisons des images des autres qui ne sont pas les autres, même si parfois elles sont plus justes que d'autres. Comme on dit : c'est la vie ! ... Alors revenons-en maintenant à ces histoires de "racismes".

     

    Qui est véritablement Raciste du coup ?

    Aujourd'hui quelqu'un est jugé "raciste" dès qu'il qualifie autrui par un trait morphologique, notamment sur le ton de l'invective ou du dédain, comme si ce trait était une insulte alors que c'est un fait. Cela vaut pour toutes les discriminations en *isme telles que l'antisémitisme ou le sexisme, mais aussi pour celles en *phobie telles que la transphobie ou l'islamophobie.

    Les personnes sont très sensibles à ça, au point que même sans invective ni dédain, relever que quelqu'un est noir ou renoi, arabe ou beur, juif ou feuj, femme ou meuf, gay ou homo,musulman ou islamique ... éveille un soupçon de "racisme". Sauf quand ce sont les ressortissants des phénomènes concernés qui le disent. On peut alors se demander ce qui est le plus Raciste en fait.

    En effet, très souvent, des groupes fonctionnent très bien lorsque leurs protagonistes "se cherchent", "jouent" et "se charrient" quant à leurs traits morphologiques, ou bien leurs orientations et leurs croyances connues.

     

    Exemple simple, qui conduit droit au Racisme, loufoque, de nos jours

    Prenons Robin des Bois, et notamment le personnage de Petit Jean. Petit Jean est dit petitprécisément parce qu'il est grand, pour rigoler, mais aussi parce qu'anciennement petit signifiait doux, et que malgré sa carrure il est très doux. Imaginez un instant que "les petits" dans l'histoire se constituaient en ligue de défense des droits de la petitesse 1. parce que Petit Jean usurperait le qualificatif de petit et 2. parce que petit serait dévoyé de son sens "originel" ... Nous trouverions ça complètement loufoque, bon pour servir au scénario d'un film d'animation tel que Shrek, ou je ne sais quoi.

    Eh bien c'est pourtant ces loufoqueries qui s'expriment fort dans l'espace public et médiatique, avec des conséquences tragiques pour leurs cibles, parce que ces loufoqueries sont prises au sérieux. Vraiment, c'est incompréhensible que des ligues puissent s'accaparer le monopole des mots, c'est exactement du même niveau que Walt Disney brevetant l'air de Joyeux Anniversaire dans les productions hollywoodiennes, ou encore Monsanto brevetant des gènes bien vivants qui ne demandent qu'à mener leur vie.

    Finalement, c'est cela qui est le plus Raciste. Et ce n'est pas fini.

     

    Tous les idiots utiles profitent de l'interdiction susceptible et irrascible d'images, morale contemporaine

    En effet, une fois que ces loufoqueries stigmatisent l'espace public et médiatique, c'est le tour des politiques et des communicants d'en faire leur pain, idiots utiles du système. Ils font leur pain d'images d'Epinal en creux (en creux, car on ne peut rien en dire, interdit par la susceptibilité et l'irrascibilité devant l'image) dans les sillons des ligues de loufoqueries. Concrètement, les mots noir ou renoi, arabe ou beur, juif ou feuj, femme ou meuf, gay ou homo, musulman ou islamique ... ne peuvent plus être employés que par leurs ressortissants sans esclandre.

    Et encore, quand Fabrice Eboué s'en prend à Emmanuel Macron tâtant des délinquants antillais en jugeant cela indigne de la fonction présidentielle, les ligues de loufoqueries parviennent encore à faire croire à un malaise "raciste", et convoquent aussitôt l'homophobie, ces dinguos. Qui vont jusqu'à s'offusquer d'une phrase de Michel Houellebecq dans un roman dont le narrateur est pessimiste quant à la ville de Niort. C'est énorme.

    En fait, ce qui se passe, c'est que le Racisme a alors loufoquement pris le pouvoir, puisque les images d'Epinal en creux servent a distribuer des points de bonne conduite, comme certains musulmans croient aux hassanates, collection de B.A. en vue de la vie future, morale contemporaine.

     

    Des superstitions loufoques ont pris le pouvoir

    Et plus personne ne veut bien assumer de faire partie des groupes de sa vie. Tout ce qu'il reste, c'est une vaste foi militante. Un fanatisme humanitaire. Bref, des superstitions loufoques, indignes d'adultes.

    Les jeunes ont de quoi bien se foutre de leurs vieux !

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