• «Gilets jaunes»: des centaines de personnes réunies à Nice en soutien à la militante blessée

     

    VIDÉOS - Toujours hospitalisée, Geneviève Legay a été blessée lors de la manifestation des «gilets jaunes» de samedi dernier, place Garibaldi. Lundi soir, environ 500 personnes lui ont apporté leur soutien en organisant une manifestation spontanée. Si le procureur de la République a exclu l'idée qu'elle ait été touchée par les forces de sécurité, les investigations sont toujours en cours.

    Certains ont apporté un drapeau arc-en-ciel, d'autres réclament l'arrêt des «violences policières». Tous se sont réunis lundi soir place Garibaldi à Nice pour soutenir Geneviève Legay. Cette femme de 73 ans a été blessée samedi dernier lors de la manifestation des «gilets jaunes». Venue demander la «liberté de manifester» après l'interdiction des mobilisations place Garibaldi, la septuagénaire a fait une chute alors que les forces de l'ordre chargeaient pour faire évacuer les lieux.

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    Encadrés par les forces de l'ordre, les militants, pour la plupart «gilets jaunes», ont défilé en début de soirée, lundi, dans les rues de la ville en direction de la place Masséna. «Geneviève on n'oublie pas, Geneviève on ne pardonne pas», a scandé la foule avant de réclamer la démission d'Emmanuel Macron et du commissaire en charge des opérations à Nice, d'après Nice-Matin, sur place. «Quand j'ai appris qu'elle a été blessée, ça m'a blessé moi aussi. C'est elle qui est tombée, mais ça aurait pu être moi, dit-il. Il est important d'être là pour garantir notre droit de manifester pacifiquement sans se faire blesser par les forces de l'ordre», a confié l'un des manifestants, drapeau arc-en-ciel sur le dos, à 20 minutes.

     
    Vidéo intégrée
    Nicematin Photo@nicematinphoto
     
     

    Manifestation spontanée en soutien à Geneviève

     
    119 personnes parlent à ce sujet
     
     

    Au milieu des 500 personnes rassemblées au coeur de Nice, l'une des filles de Geneviève Legay a déclaré à l'AFP: «Son état s'améliore, on a pu avoir une conversation normale avec elle aujourd'hui. Les médecins ne se prononcent pas encore sur sa date de sortie, elle a encore des problèmes d'équilibre dus à son traumatisme crânien.» Hospitalisée à Pasteur, la septuagénaire a une blessure de 3 centimètres et une fracture au crâne.

     

     

    Maintien de l'ordre : tant pis s'il y a des blessés ? - Regarder sur Figaro Live

     

    La militante n'aurait «pas été touchée par les forces de sécurité»

    Dès samedi, des plaintes à l'encontre de la police et du préfet des Alpes-Maritimes ont été déposées par l'association Attac et les filles de la manifestante. La première pour «violences volontaires en réunion avec arme par personnes dépositaires de l'autorité publique et sur personne vulnérable». La seconde plainte pour «subornation de témoins», reproche aux policiers d'avoir essayé de convaincre Geneviève Lagay de dire «qu'elle aurait été poussée par un cameraman», a annoncé Me Arié Alimi, l'avocat des filles de la victime.

    Une enquête a été ouverte presque immédiatement. Lundi après-midi, le procureur de la République de Nice, Jean-Michel Prêtre, a rendu compte des premiers éléments, assurant «après analyse des images» que la militante et porte-parole de l'Attac «n'a pas été touchée par les forces de sécurité». S'il a exclu la possibilité qu'elle se soit mise à courir ou qu'elle soit tombée seule, il a également précisé que les vidéos montrent que la militante était entourée de trois personnes non identifiées: «Un journaliste qui filmait, une autre manifestante et une autre personne à la casquette marron». Le procureur a précisé que d'autres investigations sont nécessaires. Il a également indiqué que Geneviève Legay avait assuré aux enquêteurs ignorer que la manifestation était interdite sur la place.

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    Deux jours après les faits, le président de la République a quant à lui jugé que la définition de périmètres d'interdiction, «nécessaire», avait «été mise en œuvre avec professionnalisme et mesure à Nice», ce que conteste l'avocat de la blessée, Me Arié Alimi. Selon ce dernier, «qu'il y ait une interdiction de manifester, que la manifestation soit faite sans déclaration, cela importe peu: du point de vue du droit, la question est de savoir si la charge des forces de l'ordre était proportionnée ou pas».

    Emmanuel Macron a également suscité la polémique en souhaitant à la septuagénaire un «prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse». «Quand on est fragile, qu'on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci», a-t-il estimé dans Nice-Matin. «On ne critique pas quelqu'un qui est sur un lit d'hôpital», a alors contesté Me Alimi, pour qui le président de la République a eu des propos «grossiers et indélicats». La réaction du chef de l'État a également suscité des critiques virulentes dans le monde politique, la France insoumise, le Parti communiste et le Rassemblement national dénonçant notamment son supposé «mépris».

     

     

    Manifestante blessée à Nice: «Ça suffit de taper sur la police» (Estrosi) - Regarder sur Figaro Live

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  • Frais funéraires : les arnaques sont monnaie courante en France

    Un bilan pointe les pratiques malhonnêtes, voire illégales, réalisées par de nombreuses entreprises funéraires, comme le rapporte Europe 1.

    Par Le Point.fr
    Modifié le 25/03/2019 à 21:15 - Publié le 25/03/2019 à 19:52 | Le Point.fr
    Un devis type a ete impose aux entreprises funeraires il y a 20 ans afin de garantir le respect des familles.

    Un devis type a été imposé aux entreprises funéraires il y a 20 ans afin de garantir le respect des familles.

    © Jean Daniel Sudres / Aurimages / JEAN DANIEL /AFP

     
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  • Retraites - L'âge légal de départ : un faux débat  ?

    Le futur système devrait contenir d'autres moyens pour inciter les Français à travailler plus longtemps. À moins de partir avec des pensions plus faibles.

    Par Marc Vignaud
    Modifié le 26/03/2019 à 09:14 - Publié le 25/03/2019 à 17:40 | Le Point.fr
    Manifestation unitaire interprofessionnelle contre la reforme des retraites en mars 2019.

    Manifestation unitaire interprofessionnelle contre la réforme des retraites en mars 2019.

    © Vincent Isore / MAXPPP / IP3 PRESS/MAXPPP

     
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