• NON, vraiment rien ne justifie de recommander le vaccin Gardasil contre HPV

    Dans tous les pays qui ont largement vacciné les jeunes filles, l’incidence des cancers invasifs du col de l’utérus a augmenté dans les sous-groupes d’âge soumis à la vaccination, alors qu’elle a continué à baisser chez les femmes âgées non vaccinées. 

    Ce résultat paradoxal mérite des études dépassionnées et sérieuses et non de la négation, du mépris, des injures ou de la diffamation (antivax, fake news, complot) dignes de la période de l’InquisitionRevenons aux faits avérés et vérifiables par chaque citoyen. Nous ne sommes pas des antivaccins, mais résolument contre le Gardasil parce que ce vaccin vendu pour protéger du cancer en augmente le risque !

     

    NON, VRAIMENT Rien ne justifie de recommander le vaccin Gardasil contre les papillomavirus
     Par Gérard et Nicole Delépine, cancérologues

     

    Du siècle des Lumières au siècle des Bougies … Moins de 300 ans

     

    Un chirurgien cardiovasculaire, Philippe Gorny proclame sa foi pour Gardasil, dans Paris Match. Que valent ses arguments scientifiques ? [1] Dans un très long plaidoyer pour la vaccination anti HPV, le docteur Gorny se targue d’une argumentation scientifique pour défendre l’efficacité, l’innocuité et la nécessité du Gardasil. Comme il affirme ne pas avoir de liens d’intérêts, cette déclaration d’amour inconditionnelle semble relever d’une profession de foi que nous respectons. Mais son argumentaire témoigne clairement que foi et science ne sont pas toujours compatibles.

     Causes multiples des cancers et en particulier du cancer du col de l’utérus

    Après un rappel scolaire sur la vaccination et les infections à HPV qui rappelle la propagande de l’industrie du vaccin, il n’hésite pas à prétendre que « les cancers qui en découlent, sont dus à un HPV et à aucune autre cause » alors que ces cancers, comme l’immense majorité des autres, sont multifactoriels. S’ils sont statistiquement liés aux HPV, ils le sont aussi aux infections par virus de l’herpès, à chlamydia[2],[3],[4], à l’âge jeune des premiers rapports sexuels[5], au nombre de partenaires total et annuel, au tabagisme [6][7], aux insuffisances immunitaires (Sida, traitements immunosuppresseurs ou chimiothérapie), aux facteurs hormonaux[8] dont la prise prolongée de contraceptifs oraux[9] , à la multiparité[10],[11][12], à la cuisine au charbon de bois (pour les facteurs déjà connus ...).

    Mais parmi les très nombreux facteurs statistiquement liés à la survenue du cancer, un seul était rentable, le HPV et fut pour cette raison déclaré seul coupable.

    INFECTION N’EST PAS CANCER

    Surtout la croyance « sans virus HPV, pas de lésions précancéreuses, pas de cancer », est clairement démentie par les faits récents : chez les femmes vaccinées, les infections aux HPV ciblées tendent à disparaitre et les cancers se multiplient ! Infection n’est pas cancer[13], c’est la grande leçon des études statistiques récentes que le DR Gorny n’a peut-être pas lues car il n’a peut-être pas consulté récemment les registres des cancers…

    Le dogme pour argument : au secours Galilée, ils sont revenus

    Pour convaincre, il utilise l’argument d’autorité : « la FDA, l’EMA, l’OMS, l’INCa les agences sanitaires et le ministère l’ont dit et le répètent » et plus loin « et 50 organisations médicales (Académies de médecine, de pharmacie, de chirurgie, Ligue nationale contre le cancer, 32 sociétés savantes[14] ». Cet argument, très peu scientifique rappelle une époque pas si ancienne où toutes les autorités affirmaient en chœur « la terre est plate, constitue le centre de l’univers et le soleil tourne autour  ».

    Pour convaincre de l’objectivité de ces organisations et sociétés, il serait bon d’informer le lecteur de leur indépendance en particulier financière. Car s’il dit ne pas avoir de lien d’intérêt, ce n’est pas le cas de ces autorités citées. Dis-moi qui te paye, je saurai pour qui tu travailles.

     Financement des « autorités »
     

    Depuis la loi de 1992, la FDA est financée par l’industrie pour une proportion en constante augmentation qui atteint à peu près la moitié de ses 6 milliards de dollars du budget 2019[15]. L’EMA n’a plus sa réputation à faire dans le domaine de la corruption.[16] L’OMS : « s’appuyant sur les données recueillies, pour le budget de 2010-2011 (4,5 milliards US$), il ressort que son budget provient de deux sources distinctes : les contributions des 194 Etats membres de l’OMS et les contributions volontaires issues de certains gouvernements, des fondations, des banques d’investissement, des sociétés multinationales et des organisations non gouvernementales »[17].

    Quant aux organisations médicales et sociétés savantes, les cinquante, il faut se référer au communiqué des quinze [18] pour avoir une idée du financement de ces organisations.[19]« Entre 2012 et 2018, les signataires de l'appel des 50 ont reçu 1,6 million d'euros de la part des fabricants des vaccins ». Négligeable ?

     

    La déontologie est morte avec la médecine d’Hippocrate, et l’instauration des réseaux de soins imposés par la bureaucratie et la télémédecine. Elle aura vécu 2300 ans.

    Il faut noter la façon très anti-confraternelle, le mépris, voire la calomnie que l’auteur de cette tribune exprime à l’égard de membres de ces quinze, « simple généraliste à la Réunion  » ou « médecin du sport » ? Est- ce moins respectable que chirurgien vasculaire du Paris ­17ème ? Est- ce moins respectable de s’intéresser aux vaccinations que publier sur l’Hallux valgus[20] ou de pratiquer la chirurgie esthétique des varices ? Chacun son job !

    Que va penser l’Ordre de ce ton pugilistique vis-à-vis de confrères tout aussi respectables que leur détracteur ? Être généraliste interdit-il de s’intéresser à la Piqure (de trop) que la loi, bientôt votée à quelques députés comme d’habitude, le conduira à injecter à ses patients contre sa conscience ? La fracture entre le Paris Bobo chic tout puissant et la Province est bien là et ceux-là s’étonnent encore de la jacquerie des Gilets Jaunes ?

     

    Le doute fertile[21] se perd dans la société du XXIème siècle devenu, comme aurait présagé André Malraux, mystique plus que scientifique [22] [23].

    Mr Gorny oublie-t-il que tous les progrès de la science sont nés du doute fertile[24], celui qui pousse sans cesse les chercheurs à vérifier la compatibilité des faits avérés avec nos vérités scientifiques du moment et qui, comme Niels Bohr, critiquant certains aspects dissonants de la théorie d’Einstein, s’exclament devant un paradoxe qu’ils découvrent « quelle chance, ce paradoxe, nous allons pouvoir faire de nouveau progrès ».

    Si nous voulons progresser, nous devons douter et sans cesse réanalyser nos croyances d’hier à la lumière des nouveaux faits établis. « C'est sur l'intelligence de la méthode que repose l'esprit scientifique, et tous les résultats de la science ne pourraient empêcher, si lesdites méthodes venaient à se perdre, une recrudescence de la superstition et de l'absurdité qui reprendraient le dessus. » [25]

     

    La peur [26], arme classique de tous les gouvernants.

    Pour renforcer la peur et, pour convaincre du fléau que constituerait ce cancer, Mr Gorny pratique, comme l’OMS, l’amalgame. Il associe la France avec l’Afrique et l’Asie pour placer le cancer du col de l’utérus au 4ème rang par sa fréquence. Ignore-t-il qu’en France, ce cancer, devenu une maladie rare[27] (grâce aux dépistages), représente moins de 1% des cancers et n’est responsable que d’environ 0,6 % de la mortalité par cancer[28] ? Rappelons, en chiffres bruts, que sur près de 400 000 cancers annuels en France, entraînant environ 150 000 morts, il ne touche que 3000 femmes, dont 1000 décèdent. De plus, parmi ces 1000 femmes, 700 ont échappé au dépistage par frottis. In fine avec la généralisation du dépistage, seules 300 femmes auront à bénéficier d’un autre moyen pour éviter le décès (améliorations des thérapeutiques par exemple). Ces 300 cas justifient-ils la vaccination de millions de personnes, les milliers d’effets secondaires, et les trois cents millions d’euros[29]annuels qui ne seront pas donnés aux hôpitaux qui se meurent. Dans la plus optimiste des hypothèses (efficacité totale, aucune complication), il faudrait investir un million d’euro pour espérer sauver une vie dans 20 ou 30 ans.

     Qui peut se targuer de la compétence pour parler, et retirer à d’autres ce droit ? Aux lecteurs de juger !

    La pensée unique fait de gros ravages en ce siècle d’obscurantisme. Le Dr Gorny dénie toute compétence dans le domaine des cancers du col de l’utérus au docteur Spinosa, gynécologue suisse, en affirmant qu’il n’a jamais participé à une quelconque étude sur les HPV. Pourtant à notre connaissance, le dr Gorny, qui n’en a jamais réalisé non plus, exerce comme chirurgien vasculaire et publie dans le domaine des varices. Cela ne lui dénie pas le droit de se plonger, s’il le souhaite, dans la littérature abondante de la cancérologie, et les registres du cancer (ce qu’il ne semble pas, néanmoins, avoir fait). Mais peut-il l’interdire aux autres qui refusent le « consensus international », ce qui serait, d’après un détracteur sur twitter, la définition même de l ’ « antivax ». Siècle des lumières oublié au bénéfice du nouveau siècle, celui du dogme et de la bougie ?

    Le Dr Spinosa, gynécologue depuis toujours, possède une expérience personnelle des cancers du col. Il a de plus publié il y a des années sur ce sujet qu’il travaille depuis longtemps[30] [31] . Rappelons que le premier livre d’alerte européen sur les dangers du Gardasil dès 2010 [32] fut son œuvre en collaboration avec le Dr C. Riva.

    Avant de décrédibiliser ses confrères, le Dr Gorny aurait dû méditer la parabole biblique : « pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? »[33].

     Fake news, comme moyen de manipulation.

    Mentez, trichez, calomniez, il en restera toujours quelque chose. Nous ne savons pas quelles connaissances réelles possède le dr Gorny sur le sujet et s’il est conscient de ses erreurs. En tous cas, nous corrigerons ci-après quelques-unes des nombreuses contre-vérités qui émaillent ses propos[34]. Nous conseillons à nos lecteurs et au dr Gorny le très intéressant livre d’auteurs américains [35] « HPV on trial » rédigé par des juristes renommées qui mettent en lumière les fraudes de la mise sur le marché du Gardasil et les nombreuses conséquences délétères pour les patientes.

    Oui, le vaccin a bénéficié de faveurs administratives pour être agréé : une lettre de Madame Clinton[36], femme du président des USA, a pressé la FDA d’ approuver ce vaccin peu de temps après que la fondation de son mari ait reçu un chèque très substantiel du fabricant. Et le conseiller du ministère américain de la santé en charge du dossier Gardasil, John Bosnego, était employé du laboratoire fabriquant le vaccin et possédait des stocks options de l’entreprise.

    Oui, la FDA s’est précipitée pour l’approuver : Dans les années 1980, le délai moyen nécessaire à l’obtention de l’AMM atteignait 35 mois. Depuis l’année 1992, et le financement croissant par l’industrie, l'agence a progressivement réduit ce délai à treize ou quatorze mois. Et seulement neuf mois ont été nécessaire pour le Gardasil, délai le plus court à l’époque obtenu grâce à une procédure « pony express » pourtant conçue pour des médicaments destinés à des maladies graves pour lesquelles aucun traitement efficace n’existe !

    Oui, les études ont été manipulées : l’étude pivot, celle qui a permis d’obtenir l’AMM prévoyait deux groupes tirés au sort : un vacciné, l’autre ne recevant qu’un placebo inactif. Pour masquer la toxicité éventuelle du vaccin les témoins ont reçu, non pas un placebo, mais l’adjuvant aluminique du vaccin ; et après l’étude, la plupart des témoins ont été vaccinés !

    Au lieu d’étudier l’effet du vaccin sur le cancer, cible officielle du vaccin, l’essai a étudié des critères substitutifs d’évaluation de l’efficacité (infection, dysplasies bénignes), dont la pertinence n’a jamais été démontrée dans le cadre d’une vaccination. On vise le cancer à long terme, mais on évalue sur les infections à court terme.

    Et cerise sur le gâteau : les groupes tirés au sort comportaient des vierges non contaminées par les HPV et des femmes qui avaient déjà été au contact du virus. Comme l’analyse initiale des résultats ne faisait apparaître aucun gain pour le vaccin, les promoteurs de l’essai ont redéfini a posteriori les groupes en ne comparant que les jeunes filles HPV négatives au début de l’essai, faisant ainsi apparaître une petite protection contre les infections et les anomalies cytologiques bénignes. Chez les femmes précédemment contaminées, la vaccination inefficace sur l’infection était suivie d’une augmentation des anomalies cytologiques. Ce biais méthodologique majeur aurait, avant les années 2000, fait rejeter la publication de cet essai dans toutes les revues internationales. C’était la période ringarde, diraient les partisans du nouveau monde soumis à la finance.

    Non, l’OMS n’est pas indépendante du lobby pro vaccin. Une grande part de son financement provient de firmes pharmaceutiques ou d’organisations pro vaccinales (dont Bill Gates et sa fondation). Elle n’a toujours pas publié les liens d’intérêts de ses experts ni expliqué pourquoi elle a opportunément (pour l’industrie) changé la définition des pandémies afin de classer ainsi la grippe, H1N1 aboutissant en France à une dépense inutile de 2 milliards € et de nombreuses narcolepsies post vaccinales graves (d’après la HAS).

    Non, le centre international de recherche sur le cancer (CIRC-IARD) n’est pas indépendant. Il dépend de l’OMS et la liste de ses experts regorge de personnes qui travaillent pour les laboratoires Merck, Sanofi-Pasteur, GSK, CSL dont un champion français des conflits d'intérêts, le Dr J Monsonégo, consultant rémunéré des laboratoires impliqués dans la production et la commercialisation des vaccins contre les papillomavirus et pour plusieurs firmes qui produisent des tests HPV.

    Non, les experts de la FDA comme ceux de l’EMA n’ont pas fait correctement leur travail ! Ils sont compétents, mais ils ne sont pas indépendants car aucun statisticien même débutant n’aurait pu accepter de pareil biais ( = trucages) dans l’analyse des résultats de l’étude pivot.

    Et lorsque Mr Gorny prétend sans rire que « les industriels sont tenus de déclarer la totalité des sommes qu’ils ont alloué au titre d’un lien d’intérêt », il oublie que les sommes allouées au terme de contrats commerciaux (les plus rentables et les plus corrupteurs) ne figurent toujours pas sur la base de données  transparence-sante.gouv, ainsi que l’a imposé la ministre précédente (M. Touraine)[37] et que, malgré la mise en demeure du conseil d’état, cet anomalie anti transparence persiste . Mr Gorny adopte en cela la position du syndicat de l’industrie pharmaceutique (le LEEM) et de Madame Buzyn, qui mesure la compétence d’un expert au nombre de ses liens d’intérêts.

     Choix d’une étude cancérologique fragile et financée par les labos à titre de preuve ? Simple crédulité ?

    Et lorsqu’il aborde enfin les résultats cancérologiques du vaccin, il cite une publication scandinave[38] réalisée sur les fonds de GSK. Trois quarts des auteurs sont très liés à GSK : 2 auteurs[39] en sont même directement les employés, un autre[40] a été investigateur rémunéré des vaccins, un autre a reçu des actions et des stocks option, et les 5 derniers[41]ont bénéficié de gratifications en argent et en nature. Cet article ne donne pas les résultats d’une étude randomisée, mais se contente d’additionner arbitrairement des groupes choisis par les rédacteurs pour démontrer l’action du vaccin. Sa valeur probante est donc extrêmement faible. De plus, les résultats de cette étude ne sont pas compatibles avec les données du registre finlandais des cancers, tels qu’ils sont publiés dans Nordcan.

     

    LA REALITE DU GARDASIL en 2019 : LES FAITS AVERES

    Mais foin de ces arguties. La seule question qui intéresse nos concitoyens s’énonce simplement : les vaccins anti HPV diminuent-ils le risque de cancer invasif en situation réelle ? Non, au contraire.

    Voici 13 ans que ces vaccins ont été commercialisés. Quatre pays (Australie, Grande Bretagne, Suède et Norvège) ont largement promu cette vaccination, et obtenu des couvertures vaccinales supérieures à 80% (valeur magique pour les promoteurs de cette vaccination). Les résultats objectifs et indiscutables de ces vaccinations peuvent être dès maintenant constatés dans leurs registres des cancers, en regardant l’évolution des incidences des cancers invasifs du col sur les deux dernières décennies.

    Pour ceux qui doutent, plongez-vous dans les données des registres du cancer disponibles sur le web.

    Ces évolutions d’incidence sur des populations entières et des sous-groupes par âge sont les seules qui permettent d’évaluer, en situation réelle, l’intérêt des campagnes de vaccination pour une population. Et ces évolutions sont démonstratives : dans tous les pays qui ont largement vacciné leurs jeunes filles, l’incidence des cancers invasifs du col de l’utérus a augmenté dans les sous-groupes d’âge soumis à la vaccination, alors qu’elle a continué à baisser chez les femmes âgées non vaccinées !

    En Australie, l’incidence du cancer du col n’a pas augmenté avant la campagne de vaccination, ni dans le groupe des 20-24 ans (1,4 en 2000 vs 1,3 en 2007), ni pour les 30-34 ans (10,5 en 2000 vs 10.4 en 2007). La campagne de vaccination a débuté en 2007 et a inclus les femmes jusqu’à 26 ans qui, en 2014 (date de la dernière publication d’incidence par groupe d’âge), avaient de 18 à 33 ans. Dans ces deux groupes témoins, l’incidence de cancer a augmenté fortement après la campagne de vaccination. Les femmes de 20 à 24 ans vaccinées pour plus de 80% d’entre elles alors qu’elles avaient entre 13 et 17 ans, ont vu leur risque plus que doubler (113% d’augmentation de 0.7/100000 à 1.5/100000). Les femmes plus âgées qui ont subi des vaccinations de rattrapage ont vu leur risque de cancer invasif augmenter de 36% [42] pour le groupe 25-29 et de 33% (9.9/100000 à 13.2/100000) pour celles de 30 à 34 ans moins vaccinées, car seules une partie d’entre elles (les moins âgées) ont été exposées aux vaccinations dites « de rattrapage ». Ces dernières aggravations du risque de cancer sont statistiquement significatives et ne peuvent donc pas être dues au hasard.

    Durant cette même période, les australiennes plus âgées, non vaccinées ont vu leur risque de cancer du col diminuer.

    En Grande-Bretagne pour les jeunes femmes de 20-24 ans, l’incidence (lissée sur trois ans) n’a pas augmenté avant la campagne de vaccination (3,1 en 2001-2003, 3,2 en 2002-2004, 3,3 en 2003-2005, 3,2 en 2004-2006, 3,3 en 2005-2007, 3 ,1 en 2006-2008), ainsi que le montre ce graphique extrait directement de Cancer Research UK[43]. (Fig 1).

    L’augmentation est apparue deux ans après le début de la campagne de vaccination. Les chiffres publiés par l’Office national des statistiques anglais, (dont la capture d’écran suit), montrent une augmentation de 38% entre 2006-2008 et 2013-2015 (de 3,1/100000 à 4,3/100000, significative à p<0.05)

     

    Cette augmentation du risque de cancer depuis la vaccination a d’ailleurs été reconnue par les avocats anglais de la vaccination qui osent prétendre qu’il ne faut pas s’en inquiéter[44], car elle serait due à l’avancée de six mois de l’âge du premier dépistage. Argument d’autant plus stupéfiant que les anglaises de 20 à 24 ans ne sont pas conviées au dépistage !

    En Suède, le Gardasil est utilisé depuis 2006, et le programme de vaccination a été généralisé en 2010, avec une couverture vaccinale des adolescentes âgées de 12 ans de près de 80%. En 2012–2013, avec un programme de rattrapage, la quasi-totalité des jeunes filles de 13 à 18 ans étaient vaccinées.

    Pour les femmes de 20-24 ans (vaccinées en rattrapage dans leur grande majorité), l’augmentation d’incidence (lissée sur 5 ans) des cancers invasifs ne s’est manifestée significativement qu’à partir de 2009 (soit 3 ans après l’Autorisation de Mise sur le Marché). (Fig 2).

    Dans ce pays, les femmes de 20 à 24 ans ont vu leur incidence (lissée sur 3 ans) augmenter de 150% entre 2008 et 2015 passant de 1.49 en 2006-2008 à 3.73 en 2014-2016. (Fig 3).

    Cette augmentation du risque de cancer chez les suédoises depuis la vaccination a d’ailleurs été reconnue par ses promoteurs[45] qui l’attribuent étonnement à « une diminution de l’efficacité du dépistage » alors que dans l’histoire de la médecine aucune technique de diagnostic n’a, jusqu’ici, vu son efficacité baisser avec l’expérience, ainsi que les anatomopathologistes suédois l’ont rappelé dans leur protestation !

     

     

    En Norvège, un programme de vaccination scolaire des filles de 11 à 12 ans a commencé durant l’année scolaire 2009-2010. Depuis la vaccination, le registre du cancer Nordcan montre une augmentation de l’incidence standardisée monde du cancer invasif du col de l’utérus de 25% sur l’ensemble de la population (de 8.99 en 2007 à 11.31 en 2015).

    Cette augmentation est due presque exclusivement aux femmes de moins de 50 ans qui regroupent toutes celles ont été vaccinées ainsi qu’en témoignent leur augmentation d’incidence de 47% (de 17.05 en 2007 à 25.19 en 2015) et la diminution de l’âge moyen de survenue du cancer du col passé de 48 ans en 2002 -2006 à 45 ans en 2012-2016.

    Chez les norvégiennes âgées de 15 à 24 ans en 2016, cibles prioritaires de la vaccination, l’incidence a été multiplié par plus de 3 [46] avec une rupture de tendance significative[47]apparue en 2013, soit 4 ans après le début de la campagne scolaire de vaccination ainsi que le montre le graphique n° 4 publié par Nordcan. Durant cette période les norvégiennes de plus de 50 ans, non concernées par la vaccination, ont vu leur risque de cancer du col diminuer de 11% (de 16.85 à 14.94).

     

    Modification de l’histoire naturelle du cancer sous l’effet du vaccin : accélération de l’apparition du cancer du col.

    Le cancer du col de l’utérus n’apparait naturellement qu’à partir de 30 ans. Aussi nos observations sur les classes d’âge concernées par la vaccination (principalement les 15-24 ans sauf en Australie) concernent de faible effectifs et les différences observées ne sont pas toujours statistiquement significatives[48]. Mais leur augmentation constatée dans tous les pays étudiés constitue un signal d’alarme d’autant plus fort que les femmes âgées, non vaccinées ont vu leur risque diminuer, comme les françaises de tout âge, heureusement peu vaccinées.

    De plus, en Suède dans le groupe d’âge 20-24, l’augmentation d’incidence est très significative (risque alpha p <0.001), de même pour les anglaises de 20-24 ans (p<0,05) et pour les australiennes de 30-34 ans vaccinées en rattrapage (P<0,01). Il est donc impossible que de telles constations soient dues au hasard.

    Elles justifient l’alerte que nous sonnons pour stimuler la recherche sur ses possibles causes et, en attendant obtenir un moratoire sur la vaccination selon le principe de précaution.

    L’hypothèse que le sur risque observé soit lié à la vaccination est renforcée par la temporalité des phénomènes : c’est deux à quatre ans après le début de la vaccination que l’augmentation d’incidence apparait dans les classes d’âge concernées.

     

    Mr Gordy cite les recommandations de l’OMS, mais oublie curieusement de citer les données de son observatoire sur le cancer (Globocan) dont le graphique[49] (Fig 5) montre que la position internationale de la France pour l’incidence du cancer du col s’est fortement améliorée depuis les campagnes de vaccinations en Angleterre et en Australie. Ces pays qui étaient mieux placés que le nôtre avant la vaccination ont vu leur incidence standardisée augmenter depuis, les plaçant derrière nous dès 2012 et leur situation n’a cessé de s’aggraver, malgré leurs communiqués de victoire récurrents promettant que demain ils auront vaincu ce cancer.[50]

     Et pour rassurer Mr Gorny qui craint que notre bas taux de vaccination expose les françaises au pire, nous lui rappelons les dernières incidences standardisées monde du cancer invasif selon les registres officiels : 6/100000 en France en 2017 (d’après Santé France), 8,60 /100000 en Suède (2016), 8,6/100000 en Norvège (2016), 7,1/100000 en Australie (2017), 9,4/100000 en Grande Bretagne (2016). C’est la France qui mérite d’être prise comme modèle par ces pays et non pas l’inverse comme il le propose !

     

    Dans l’intérêt de notre population, ce résultat paradoxal mérite des études dépassionnées et sérieuses et non de la négation, du mépris, des injures ou de la diffamation (antivax, fake news, complot) dignes de la période de l’Inquisition, lorsque quiconque ne suivant pas le dogme officiel était déclaré hérétique et brulé en place publique.

    Revenons aux faits avérés et vérifiables par chaque citoyen. Nous ne sommes pas des antivaccins, mais résolument contre le Gardasil parce que ce vaccin vendu pour protéger du cancer en augmente le risque !

     


    [2] Koskela P : Chlamydia trachomatis infection as a risk factor for invasive cervical cancer. Int J Cancer. 2000 Jan 1 ;85(1):35-9.

    [3]Paavonen J Chlamydia trachomatis and cancer Sexually Transmitted Infections 2001 ; 77:154-156

    [4]Tarja Anttila :Serotypes of Chlamydia trachomatis and Risk for Development of Cervical Squamous Cell Carcinoma JAMA, January 3, 2001—Vol 285, No. 1 47 

    [5] A Berrington de Gonzalez*Comparison of risk factors for squamous cell and adenocarcinomas of the cervix : a meta-analysis British Journal of Cancer (2004) 90, 1787 – 1791

    [6] Roura E : Smoking as a major risk factor for cervical cancer and pre-cancer : results from the EPIC cohort. Int J Cancer. 2014 Jul 15 ;135(2):453-66. doi : 10.1002/ijc.28666. Epub 2014 Jan 6.

    [7] International Collaboration of Epidemiological Studies of Cervical Cancer*Carcinoma of the cervix and tobacco smoking : reanalysis of individual data on 13,541 women with carcinoma of the cervix and 23,017 women without carcinoma of the cervix from 23 epidemiological studies Int. J. Cancer : 118, 1481–1495 (2006)

    [8] Roura The Influence of Hormonal Factors on the Risk of Developing Cervical Cancer and Pre-Cancer : Results from the EPIC Cohort. PLoS One. 2016 Jan 25 ;11(1) : e0147029. doi : 10.1371/journal.pone.0147029. 2016.

    [9] La Vecchia C, Boccia S Oral contraceptives, human papillomavirus and cervical cancer. Eur J Cancer Prev. 2014 Mar ; 23(2):110-2.

    [10] Brinton LA Parity as a risk factor for cervical cancer. Am J Epidemiol. 1989 Sep ;130(3):486-96.

    [11] Muñoz N : Role of parity and human papillomavirus in cervical cancer : the IARC multicentric case-control study. Lancet. 2002 Mar 30 ;359(9312):1093-101

    [12] N Muñoz Role of parity and human papillomavirus in cervical cancer : the IARC multicentric case-control study

    The lancet 359, 9312, 1093-1101, 2002

    [14] Voir à ce sujet l’appel des 15 qui montre les liens d’intérêts de ces sociétés

    [15] The Food and Drug Administration (FDA) Budget : Fact Sheet _ may 2019 : https://fas.org/sgp/crs/misc/R44576.pdf

    [16] https://leoniesblog.com/2011/11/07/european-medicines-agency-ema-in-fraud-investigation :« The European Medicines Agency, based in Canary Wharf, London, is under investigation over alleged conflicts of interest by the European Anti-Fraud Office (OLAF). If proven, the allegation would undermine confidence in the pharmaceutical industry which is already reeling from a series of disasters involving heavily publicised medicines, which later turned out to have deadly side effects.”

    [17] http://www.santemondiale.org/2012/07/06/qui-finance-loms/

    « Pour la période 2010-11, seulement 20% du budget provenaient des contributions des Etats membres alors que 80% venaient des contributions volontaires. » L’auteur précise que ces contributions volontaires sont malheureusement « déterminées » et ne peuvent être dépensées que pour des choses spécifiques décidées par les donateurs. » Andrew Harmer ;

    http://andrewharmer.org/wp-content/uploads/2017/06/Who&rsquo ;s-funding-WHO-&ndash ;-globalhealthpolicy.net_.pdf

    Article paru dans le BMJ, Michael Day posait la question de la légitimité de 10 000 USD donnés à l’OMS par Glaxo. A Harmer dans ce blog : sources de financement de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Probablement vous pensez que l’OMS étant une organisation regroupant 194 Etats, son financement serait entièrement assuré par ceux-ci et que les ressources sont utilisées selon les besoins et les priorités de l’organisation, détrompez-vous. »

    [19] Entre 2012 et 2018, les signataires de l'appel des 50 ont reçu 1,6 millions d'euros de la part des fabricants des vaccins » https://www.parismatch.com/Actu/Sante/Vaccins-anti-HPV-15-medecins-denoncent-les-risques-des-conflits-d-interets-1621133

    [20] 2018 dans Paris-Match

    [21] « À tout prendre, les méthodes scientifiques sont un aboutissement de la recherche au moins aussi important que n'importe quel autre de ses résultats ; car c'est sur l'intelligence de la méthode que repose l'esprit scientifique, et tous les résultats de la science ne pourraient empêcher, si lesdites méthodes venaient à se perdre, une recrudescence de la superstition et de l'absurdité qui reprendraient le dessus. Des gens intelligents peuvent bien apprendre tout ce qu'ils veulent des résultats de la science, on n'en remarque pas moins à leur conversation, et notamment aux hypothèses qui y paraissent, que l'esprit scientifique leur fait toujours défaut : ils n'ont pas cette méfiance instinctive pour les aberrations de la pensée qui a pris racine dans l'âme de tout homme de science à la suite d'un long exercice. Il leur suffit de trouver une hypothèse quelconque sur une matière donnée, et les voilà tout feu tout flamme pour elle, s'imaginant qu'ainsi tout est dit. Avoir une opinion, c'est bel et bien pour eux s'en faire les fanatiques et la prendre dorénavant à cœur en guise de conviction. Y a -t-il une chose inexpliquée, ils s'échauffent pour la première fantaisie qui leur passe par la tête et ressemble à une explication (...). C'est pourquoi tout le monde devrait aujourd'hui connaître à fond au moins une science ; on saurait alors ce que c'est que la méthode, et tout ce qu'il y faut d'extrême circonspection. »

    http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/logphil/textes/textesm/nietzs4.htm

    [22] En fait il ne l’aurait pas dit ! voir à ce sujet l’intéressant article http://www.terredisrael.com/infos/andre-malraux-prevoyait-il-un-xxieme-siecle-religieux-par-arnold-lagemi/

    [23] Ibid. 6 : « aujourd’hui, toutes les religions et tous les systèmes se fondant sur l’irrationnel connaissent vigueur et expansion. Le surnaturel déborde dans notre vie quotidienne. On se serait moqué si durant les premières décennies du XXème siècle, des journaux prestigieux avaient réservé dans leurs colonnes la place qu’occupent aujourd’hui les prévisions astrologiques ».

    [24]Cher à Spinoza

    www.klubprepa.fr/Site/Document/ChargementDocument.aspx ?IdDocument=5734 · Fichier PDF

    « Spinoza, la croyance est coextensive au doute, et doit être dépassée par une idée plus adéquate (si possible), chez celui qui a compris ce qu’était une idée vraie, qui a fait l’expérience de la vérité et qui peut dès lors la reconnaître quand elle se manifeste. »

    [25] Ibid. 4

    [26] Exploitation de la peur,arme classique pour dominer le peuple. Machiavel disait « celui qui contrôle la peur des gens devient le maître de leurs âmes ».

    [27] L’OMS définit une maladie comme rare lorsque son incidence est inférieure à 6/100 000 ce qui est le cas du cancer du col en France.

    [28] Jéhannin-Ligier K, Dantony E, Bossard N, Molinié F, Defossez G, Daubisse-Marliac L, Delafosse P,

    Remontet L, Uhry Z. Projection de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine en 2017. Rapport technique. Saint-Maurice : Santé publique France, 2017. 80 p. Disponible à partir des URL : www.santepubliquefrance.fr et http://www.e-cancer.fr/

    [29] Chaque année environ 800 000 enfants naissent en France ; vacciner garçons et filles par le Gardasil 9 couterait environ trois cent millions d’euros (272 euros les 2 doses de vaccin plus 90 euros les 3 consultations de pédiatre nécessaire pour prescrire puis administrer les vaccins soit 362 euros par enfant.

    [30] Human Papillomavirus (HPV) Vaccines as an Option for Preventing Cervical Malignancies : (How) Effective and Safe ? Tomljenovic L, Spinosa JP, Shaw CA Curr Pharm Des. 2013 ;19(8) :1466-87.

    [31] Le DrSpinosa appartient entre autres à la SFCPCV, Société française de Colposcopie et de pathologie cervico-Vaginale. Le cancer du col est son domaine ! https://gyneco.ch/societes-scientifiques/

    [32] La piqûre de trop ? : Pourquoi vaccine-t-on les jeunes filles contre le cancer du col de l'utérus ? by Catherine Riva, Jean-Pierre Spinosa (2010-03-04) Xenia Éditions

    [33] Discours de Jésus sur la montagne d’après l’évangile selon Saint Luc 6, versets 41 à 45

    [34] Nous avons détaillé ces points dans notre livre « HYSTERIE VACCINALE, Gardasil et cancer un paradoxe ». Ed Fauves 2018 et dans de nombreuses tribunes sur agoravox et notre site www.docteurdelepine.fr

    [35] The HPV Vaccine on Trial : Seeking Justice for A Generation Betrayed Paperback – September 25, 2018

    by Mary Holland (Author), Kim Mack Rosenberg (Author), Eileen Iorio (Author)

    [36]Voir la très sérieuse enquête de Sophie Des Deserts Publié le 05 avril 2014 dans l’Obs

    [37] Les associations anticorruption qui avaient été invitées à participer aux débats sur l’élaboration des arrêtés d’application de la loi Bertrand de 2011 (suite au scandale du Médiator) ont quitté la réunion lorsqu’elles ont réalisé que les fonctionnaires du ministère rédigeaient ceux-ci quasiment sous la dictée des représentants de l’industrie, et même le conseil national de l’ordre s’est ému de cette insuffisance majeure des textes.

    [38] Ten-year follow-up of human papillomavirus vaccine efficacy against the most stringent cervical neoplasia end-point—registry-based follow-up of three cohorts from randomized trials

    [39] Gary Dubin, and Frank Struyf

    [40]Joachim Dillner Joha reçu des fonds de MSD, GSK et Sanofi pasteur pour des travaux sur les vaccins HPV

    [41]Dan Apter, Matti Lehtinen, anna Palmroth, Pekka Nieminen,

    [42] De 5.9/100000 en 2007 à 8/100000 en 2014 dernier chiffre publié.

    [44] A Castanon, P Sasienia : Is the recent increase in cervical cancer in women aged 20–24 years in England a cause for concern ? Preventive Medicine Volume 107, February 2018, Page 21-28

    [45] Dillner J, Sparén P, Andrae B, Strander B. Cervical cancer has increased in Sweden in women who had a normal cell sample. Lakartidningen. 2018 Jun 5 ;115. pii : E9FD.

    [46] De 1,02/100000 en 2007 à 3,69 en 2016 d’après Nordcan

    [47] Pour rechercher une modification de tendance évolutive, on pratique une recherche de points de rupture ou « break point analysis » qui s’est révélée ici significative, ce changement de tendance n’est donc pas dû au simple hasard.

    [48] Les risques principaux de se tromper peuvent être calculés dont le risque alpha : celui de récuser à tors l’hypothèse nulle en prenant pour vraie une différence seulement due au hasard. Ce calcul représente le seul arbitre scientifique de la réalité d’un phénomène quelque que soit la taille des effectifs considérés, les petits effectifs entrainant surtout une faible puissance des tests et un risque béta (de méconnaître une différence en croyant à tort qu’elle est due au hasard) élevé.

    [49]Tiré de Globocan analyse en ligne du rapport 2019 de l’OMS et du centre international de recherche sur le cancer 

    [50] Espoirs qu’ils établissent à partir d’hypothèses qui s’avèrent fausses : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/quand-les-resultats-de-simulations-208775

     

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    évolution incidence lissée 20-24 ans
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    Début augmentation 2011
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    début augmentation 2009
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    changement de tendance : breakpoint
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    Globocan UK australie, France 2007-2012
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