• Pas de liberté politique sans égalité socialeSoixante-dix ans après la Déclaration universelle des droits de l’homme

     

    Soixante-dix ans après la Déclaration universelle des droits de l’homme

    Pas de liberté politique sans égalité sociale

    En adoptant la Déclaration universelle des droits de l’homme, le 10 décembre 1948, les membres des Nations unies s’accordaient pour la première fois sur des principes permettant aux êtres humains de vivre dans la liberté, l’égalité et la dignité. Si de nombreux progrès ont été accomplis depuis, l’explosion des inégalités et l’emballement sécuritaire des États menacent les droits tant politiques qu’économiques et sociaux — d’autant plus fragiles qu’ils sont envisagés séparément.

    Pas de liberté politique sans égalité sociale
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    Lire et relire la Déclaration universelle des droits de l’homme, soixante-dix ans après son adoption par les Nations unies à Paris, est toujours un exercice utile, car ce texte propose aujourd’hui encore la vision la plus progressiste de ce que notre monde pourrait être. Au moment de célébrer cet anniversaire, il serait logique de souligner les indéniables progrès réalisés ensemble pendant toutes ces années afin de transformer cette vision en réalité. Mais l’honnêteté oblige à dire que l’intolérance augmente, que des inégalités extrêmes se répandent, tandis que les États se révèlent incapables de prendre collectivement les mesures nécessaires pour affronter les menaces globales. Nous nous trouvons exactement dans la situation que les pays signataires de la Déclaration s’étaient promis d’éviter. Ne nous contentons donc pas d’une célébration, et saisissons cette occasion historique pour dresser un bilan et nous attacher à concrétiser les droits humains pour le plus grand nombre.

    L’article 2 de la Déclaration universelle énonce que les droits qu’elle proclame appartiennent à chacun d’entre nous, que nous soyons riche ou pauvre, quels que soient notre sexe ou la couleur de notre peau, le pays où nous vivons, la langue que nous parlons, nos opinions ou nos croyances. Loin de s’être traduit dans les faits, cet universalisme, qui sous-tend tous les droits de la personne, subit aujourd’hui des attaques violentes. Amnesty International ainsi que d’autres organisations ne cessent de souligner que les discours suintant la stigmatisation, la haine et la peur se développent d’une manière inédite dans le monde depuis les années 1930.

    La récente victoire de M. Jair Bolsonaro à l’élection présidentielle brésilienne, malgré un programme ouvertement hostile aux droits fondamentaux, illustre parfaitement les défis que nous devons relever.

    Si M. Bolsonaro parvient à mettre en œuvre les promesses d’une campagne déshumanisante, son accession au pouvoir menace les populations indigènes, les communautés rurales traditionnelles — appelées (...)

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