• Plus de 2.000 personnes dans le monde ont touché en février des pensions versées à d'anciens collaborateurs du régime nazi ou à des individus enrôlés de force

    Par L'Obs

    Publié le 22 février 2019 à 21h51

     

    Plus de 2.000 personnes, dont les trois quarts en Europe, ont touché en février des pensions versées à d'anciens collaborateurs du régime nazi ou à des personnes enrôlées de force, a indiqué à l'AFP vendredi le ministère allemand du Travail.

    Les députés en Belgique, où 18 personnes sont concernée, ont voté jeudi un texte demandant au gouvernement de mettre fin à ce système de pensions versées par l'Allemagne.

    Au total, quelque 2.033 personnes dans le monde ont perçu en février un versement, qui peut s'élever jusqu'à environ 1.300 euros mensuels.

    En Europe, ils sont 1.532 à percevoir la pension, dont 573 personnes dans la seule Pologne, le pays le plus représenté, selon des chiffres transmis à l'AFP. Suivent la Slovénie (184), l'Autriche (101), la République tchèque (94).

    Quelque 54 personnes la perçoivent en France, 34 en Grande-Bretagne, 71 en Croatie ou 48 en Hongrie.

    En Afrique, le nombre de bénéficiaires s'élève à 13, dont 9 en Afrique du Sud et 4 en Namibie.

    Les Etats-Unis comptent sur leur sol 250 bénéficiaires, devant le Canada (121), le Brésil (18) et l'Argentine (8). En tout, 409 personnes dispose de cette prestation sur le continent américain.

    L'Asie compte une trentaine de bénéficiaires, dont 12 en Thaïlande. Enfin, 44 personnes la touchent en Australie.

    Ces pensions sont versées en vertu d'une loi allemande de 1951, qui permet aux victimes de guerre allemandes de toucher une indemnité. Elles bénéficient aussi à d'anciens nazis ou collaborateurs étrangers du régime d'Adolf Hitler, mais également à des personnes enrôlées de force.

    Les ex-membres de la SS en sont exclus, tout comme toute personne condamnée pour crimes de guerre.

    Depuis 2008, la loi permet aux Länder allemands qui versent ces retraites de les suspendre. Mais cette possibilité a été peu utilisée, selon des données de 2017 du gouvernement fédéral allemand.

    L'Obs

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  • Environ un millier de jeunes ont défilé à Paris pour le climat, derrière Greta Thunberg, devenue l'égérie de la lutte contre le réchauffement. Reportage.

    Par Mahaut Landaz et Sarah Diffalah

    Publié le 22 février 2019 à 18h11

    A Paris, comme à Bruxelles hier, il a fallu jouer des coudes pour apercevoir Greta Thunberg. Le périmètre de sécurité établi autour d’elle était cette fois plus large qu'en Belgique, les caméras et les micros maintenus à bonne distance. Sous un soleil particulièrement chaud pour ce mois de février, la jeune Suédoise de 16 ans, devenue l’icône des jeunes du monde entier pour son engagement pour le climat, a noué sa doudoune violette autour de la taille.

    A la main, son éternelle pancarte où il est écrit au feutre noir en suédois "grève scolaire pour le climat". Celle-là même qu’elle porte devant le Parlement suédois tous les vendredis depuis le 20 août à Stockholm au lieu d'aller à l'école pour dénoncer l’inaction des gouvernements face au changement climatique. Avec elle, les adolescentes belges Kyra Gantois, Anuna de Wever, Adelaïde Charlier, et l’Allemande Luisa Neubaeur, toutes initiatrices du mouvement "Fridays for future" dans leurs pays respectifs. 

    Place de l’Opéra, ils sont un millier de jeunes derrière elles portant des pancartes "En 2050 vous serez morts pas nous", "La Terre tu l’aides ou tu la quittes", "Water is coming"... L’ambiance est bon enfant, on hurle des slogans, on se prend en photo, on chante parfois La Marseillaise. Mais c’est la colère qui l’emporte quand on les interroge. "Excusez-moi pour le langage, mais on est tous dans la merde, si on ne vient pas [nous

     
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    Twitter est utilisé par certains enseignants comme un défouloir hyperviolent, où rien n'est censuré, même les insultes sexistes.

    Par Morgane Bertrand

    Publié le 23 février 2019 à 11h09
     
     

    Les enseignants se doivent  d'être exemplaires. C'est le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer, dans l'article 1 de la loi sur l'école de la confiance, examinée cette semaine par les députés, qui le rappelle : 

    "Par leur engagement et leur exemplarité, les personnels de la communauté éducative contribuent à l'établissement du lien de confiance qui doit unir les élèves et leur famille au service public de l'éducation."

    Mais cette obligation, qui existe déjà pour tous les fonctionnaires, froisse sérieusement les enseignants. Le syndicat SNUuipp-FSU, syndicat majoritaire dans le primaire, a même lancé une pétition pour le faire savoir. Le ministre cherche-il vraiment à museler les enseignants ? 

    Une chose est certaine : les réseaux sociaux sont un lieu où certains profs semblent perdre tous sens de la mesure... au point qu'on tremble à l'idée que ces gens encadrent nos enfants toute la journée ! Twitter, notamment, se transforme en déversoir à insultes où, derrière les différends politiques, surgissent un imaginaire terriblement violent, des inspirations scatologiques, voire un sexisme totalement décomplexé.

     
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