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    Réforme de l'assurance-chômage : Edouard Philippe annonce "bonus-malus" et "dégressivité"

     
    Le Premier ministre Edouard Philippe a précisé dans son discours de politique générale ce mercredi 12 juin 2019 quelques contours de la réforme de l'assurance-chômage qu'il doit présenter la semaine prochaine.

    Quelques précisions sur les contours de la future assurance-chômage. Dans son discours de politique générale prononcé ce mercredi 12 juin devant l'Assemblée nationale, le Premier ministre Edouard Philippe a livré quelques détails de son plan de réforme du système, qui sera annoncé mardi prochain, le 18 juin. Dont deux principaux : un système de "bonus-malus"destiné à décourager l'abus de contrats courts, et la "dégressivité" des allocations pour les plus hauts salaires.

    "BONUS-MALUS" SUR LES COTISATIONS

    Pour "mettre fin au recours abusif aux contrats courts (… ), qui empêchent les salariés de construire leur vie avec un minimum de sérénité", Edouard Philippe a annoncé un système de "bonus-malus sur les cotisations d'assurance chômage", une promesse de campagne d'Emmanuel Macron, dont l'application sera limitée aux "5 à 10 secteurs d'activité" qui les utilisent le plus "et qui génèrent de la précarité". Ces secteurs sont l'hôtellerie-restauration, l'hébergement médico-social, la santé et l'action sociale, les enquêtes d'opinion, l'audiovisuel, les arts et spectacles. "Dans les autres secteurs, nous prendrons une mesure transversale pour décourager le recours aux CDD d'usage", a complété le Premier ministre.

    DÉGRESSIVITÉ DES DROITS

    "Le deuxième objectif de cette réforme, c'est de faire en sorte que le travail paye toujours plus que l'inactivité", a poursuivi le chef du gouvernement, concédant que "c'est évidemment en général le cas, dans la majorité des situations", mais pointant les "situations où le montant de l'allocation mensuelle du chômage est supérieur au salaire mensuel moyen perçu". Sans plus de précisions sur ces situations, le Premier ministre a néanmoins annoncé, sans préciser les seuils concernés, que la réforme introduira "une dégressivité de l'indemnisation pour les salariés qui perçoivent les salaires les plus élevés, et qui sont en mesure de retrouver un emploi plus rapidement que les autres".

    "Quatrième objectif de l'assurance-chômage, renforcer l’accompagnement des demandeurs d'emploi", a conclu sur ce thème Edouard Philippe, promettant - là encore sans plus de précisions - des mesures "pour lesquelles nous dégagerons des nouveaux moyens". De même, le chef du gouvernement est resté flou sur les modalités quand il a confirmé que "conformément aux engagements du président de la République, cette réforme donnera l'accès de l'assurance chômage aux salariés démissionnaires ainsi qu'aux travailleurs indépendants". Pour en savoir plus, rendez-vous la semaine prochaine.

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    La République Populaire de Donetsk (RPD) et la République Populaire de Lougansk (RPL) ont annoncé conjointement aujourd’hui une augmentation de grande ampleur des retraites et des salaires des employés du secteur public et des employés de l’État.

    La hausse sera identique dans les deux Républiques, et elle est de taille. Ainsi au 1er juillet 2019, les salaires des employés de l’État et du secteur public vont augmenter de 35 %, et les retraites de 25 %.

    Une hausse du salaire et les bénéfices sociaux de certains groupes de personnels de maintien de l’ordre est aussi prévu. Des augmentations qui sont plus que conséquentes si on compare à celles de l’année dernière.

    Pour rappel les dernières augmentations des retraites en RPD et en RPL datent du 1er juillet 2018 et étaient de 10 % dans les deux Républiques. Il en était de même pour les augmentations de salaires du secteur publicqui avaient vu leur niveau augmenter de 10 %le 1er novembre 2018.

    L’augmentation annoncée pour le 1er juillet 2019 est donc énorme en comparaison des augmentations de l’an passé. Les salaires du secteur public et de l’administration d’État vont augmenter 3,5 fois plus que l’an passé et les retraites 2,5 fois plus.

    Cette augmentation sera suivie d’une autre le 1er janvier 2020, qui verra les salaires des employés d’État et du secteur public augmenter de nouveau de 35 % et les retraites de 27 % supplémentaires.

    Ces hausses vont considérablement changer la donne en matière de pouvoir d’achat tant des salariés que des retraités des deux jeunes Républiques. De quoi doper la consommation, et donc par ricochet le budget d’État, qui est alimenté par les taxes perçues, entre autres, sur les entreprises et les bien importés.

    Christelle Néant

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  • 62 ou 64 ans ? Edouard Philippe et le piège de l’âge du départ en retraite

    Edouard Philippe, le 10 décembre 2018. (MMUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY)
     
     

    Dans son discours de politique générale, le Premier ministre a habilement fait preuve d’ambiguïté sur cette réforme majeure du quinquennat.

    Par Baptiste Legrand

    Publié le 13 juin 2019 à 07h00
     

    La retraite à 62 ans est un totem, un symbole. Voire un piège, un piège duquel l’exécutif cherche à se sortir – à moins qu’il n’en contrôle lui-même les rouages pour mieux verrouiller les syndicats et l’opinion publique. Dans son discours de politique générale, le Premier ministre Edouard Philippe a confirmé que la réforme des retraites ne toucherait pas à la possibilité de partir à 62 ans, conformément aux engagements d’Emmanuel Macron. Difficile de renier une promesse de campagne… Mais alors, comment faire des économies ? Le Premier ministre s’en est sorti par l’annonce d’un dispositif complexe : le gouvernement définira « un âge d’équilibre et des incitations à travailler plus longtemps », a déclaré Edouard Philippe devant les députés, sous les huées venues de la partie gauche de l’Hémicycle.

    Concrètement ? Les Français qui prendraient leur retraite après l’âge d’équilibre – probablement 64 ans – seraient récompensés financièrement : leur pension serait augmentée d’une surcote. Mais ce que le Premier ministre s’est bien gardé de dire, c’est qu’un tel mécanisme ne peut être efficace que s’il existe aussi une décote affectant tous ceux qui partiraient avant l’âge d’équilibre – comme pour les retraites complémentaires de l’Agirc-Arrco.

     
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