• C’est LE sujet tabou du rapport Delevoye, jamais abordé par les médias dominants, tous détenus par les milliardaires : la baisse des pensions de retraites que va provoquer la réforme des retraites Macron. Pour chaque travailleur, il est difficile dans ces conditions de savoir à quoi s’en tenir et c’est pourquoi le premier syndicat de travailleurs de France a travaillé sur des simulations permettant de savoir ce qu’il en est pour lui. En développant un simulateur de retraite totalement absent et du rapport Delevoye, et du dossier de presse l’accompagnant :

    Retrouvez les simulations des effets à la baisse de la réforme des retraites Macron

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    Simulation de pension de retraite pour les salariés du privé

    La CGT a créé un outil de calcul en ligne pour calculer les effets de la réforme des retraites Macron, avec la fin du système par branches et par répartition et l’installation progressive de la retraite par capitalisation à travers l’instauration d’un régime unique par points.

    https://retraites.cgt.fr/

    Exemple, pour un travailleur né en 1985 et payé un salaire mensuel actuel de 1500 €, sans aucune année de chômage, en considérant que le taux de remplacement pour un âge de départ à la retraite sera de 44% soit une retraite de 1000 € mensuelle, contre 50% avec le système actuel où il aurait obtenu une pension d’au moins 1137 €. Sans compter les retraites complémentaires qui sont incluses dans le montant de la pension de retraite par points. Une baisse de 12%, rien que pour cet exemple. La réforme des retraites Macron, c’est la baisse des pensions de retraite.

    Simulation de pension de retraite pour les fonctionnaires

    L’UFSE-CGT met à disposition des organisations CGT une simulation de la réforme Macron comparée avec la retraite actuelle des fonctionnaires (Code des pensions civiles et militaires et CNRACL).
    L’hypothèse est celle d’un départ ouvert à 62 ans, d’un âge pivot à 64 ans (décote sur l’âge à 62 et 63 ans), d’un taux de rendement à 5% pour 28% de cotisations et d’une décote/surcote de 5% par an, comme aujourd’hui.
    Le taux de primes est supposé à 25%, proche du taux moyen dans les trois versants de la Fonction publique, sauf pour les enseignants à 10%.
    Presque tous les corps de catégorie C et B partagent la même grille indiciaire, celle des adjoints et des secrétaires administratifs.
    À partir de 2025, les agents auraient une part de retraite relevant des anciens régimes et une part relevant de la réforme. Il est impossible pour la CGT d’anticiper ou de calculer les conditions de la transition.
    Cependant, on peut avoir la certitude que la réforme Macron-Delevoye a pour objectif de baisser fortement les pensions de retraite et de reculer fortement l’âge de départ.

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    Les pouvoirs publics soulignent qu'en 2022 il manquera cinq milliards d'euros pour assurer l'équilibre financier des régimes de retraite. Ce solde négatif est lié au départ à la retraite de la génération des baby boomers. Mais ce constat reste parcellaire et mériterait, pour être honnête, de prendre en compte des éléments essentiels qui relativisent son aspect négatif.

    Le départ en retraite de cette génération pourrait libérer un grand nombre de postes et donc diminuer le taux de chômage, le coût de son traitement social comme accroître le volume des sommes perçues par la puissance publique par l'intermédiaire des différentes taxes. Le Conseil d'Orientation des Retraites souligne que l'équilibre du régime serait à nouveau atteint entre 2040 et 2050, cette situation n'est donc que passagère. En complément, il est faux de penser que les montants concédés aux retraités sont synonymes de seules dépenses puisque ces sommes alimentent la consommation, soutiennent l'économie comme elles améliorent le bien être et la santé des retraités et donc diminuent le coût correspondant pour la société. Chaque euro apporté à l'investissement public rapporte ainsi la somme de 1,3 à 2,5 euros.

    De plus, le taux d'emploi des 60-64 ans n'est que de 42%. Allonger la durée de travail est donc synonyme d'augmentation du chômage. L'allongement de la durée de cotisation ne devrait rapporter que 2,7 milliards en 2030, des sommes qui restent modestes et que l'on peut espérer trouver ailleurs. Ainsi, un pays dont le revenu est amputé chaque année de 100 milliards d'euros, par l'évasion fiscale qu'il subit, devrait estimer que la récupération de ces sommes et leur réinvestissement vers le bien commun est une solution bien plus prioritaire que celle d'une éventuelle réduction des retraites.

    Si la réforme du système doit être réalisée, ce doit être sur la base d'un constat initial clair, prenant en compte l'ensemble des éléments et non sur un bilan tronqué.

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  • TRIBUNE. "Zéro personne à la rue : un objectif encore à atteindre"

      22h00 , le 3 août 2019
    • Par
    • Redaction JDD

    Le Collectif des associations unies signe une tribune pour alerter le gouvernement sur la persistance du mal-logement et propose des mesures pour atteindre l'objectif "zéro personne à la rue". 

    Selon le Collectif des associations unies, les créations spontanées de campements et bidonvilles se multiplient dans les grandes villes.

    Selon le Collectif des associations unies, les créations spontanées de campements et bidonvilles se multiplient dans les grandes villes. (Sipa)
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    Dans une tribune, le Collectif des associations unies alerte sur le sort des personnes en situation de mal logement, dont les conditions de vie se durcissent. Les signataires appellent à la mobilisation de l'Etat, des bailleurs sociaux et des associations, pour éviter que les plus fragiles ne basculent dans l’exclusion, deux ans après qu'Emmanuel Macron a publiquement appelé à "ne plus avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus".

    Voici la tribune du Collectif des associations unies, par la voix de Christophe Robert, Délégué général de la Fondation Abbé Pierre, et Florent Gueguen, Directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité :

    "Le 27 juillet 2017, Emmanuel Macron annonçait : "Je ne veux plus […] avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus". Une promesse que nous ne pouvions que soutenir. Deux ans plus tard, cet objectif n'est pas atteint : les situations d'errance de personnes sans abri se durcissent et les créations spontanées de campements et bidonvilles se multiplient dans les grandes villes. A Paris mi-juillet, plus de 1 000 personnes (dont 500 enfants) appellent chaque jour le 115 sans obtenir d'hébergement. Plusieurs squats de la région bordelaise abritant environ 200 personnes viennent d'être évacués, sans proposition d'hébergement. La liste de ces insuffisances et souffrances quotidiennes est longue.

    Mme D "La nuit, tu es une proie. Du coup, tu es obligée d'être invisible pour te protéger."

    Parallèlement, cet été, les expulsions locatives sont reparties à la hausse. Et pourtant, la baisse des APL fragilise encore davantage les ménages à bas revenus et le logement reste le premier poste d'économie dans le budget de l'État. Au désespoir des 4 millions de mal-logés s'ajoute l'épuisement des travailleurs sociaux et des ­bénévoles, impuissants devant tant de misère et d'insuffisance des pouvoirs publics.

    M. L : "Je suis un réfugié soudanais. J'ai un travail en CDI dans la cantine d'un ministère. Mon salaire ne me permet pas de louer un appartement. La seule solution que j'ai trouvée, c'est de dormir dans une tente Porte de la Chapelle."

    Pourtant, nous sommes ­convaincus que l'objectif visant à ce qu'aucune personne ne soit contrainte de vivre à la rue est atteignable grâce à une mobilisation de tous et dans la durée : Etat, collectivités, bailleurs ­sociaux, associations de solidarité et ­d'insertion…
    Pour cela, il faut mieux agir en prévention afin d'éviter que les personnes les plus fragiles ne glissent vers la grande exclusion. Cela passe par une revalorisation des APL, la création d'une garantie universelle des loyers, un moratoire sur les expulsions sans relogement…

    Lire aussi notre article - SDF : les entreprises aussi peuvent accueillir des sans-abris, voici comment

    Ensuite, il faut garantir un ­accueil inconditionnel à toute personne sans abri en situation de ­détresse. Cela suppose ­notamment la création de 40 000 places d'hébergement dédiées aux demandeurs d'asile ainsi qu'un moratoire sur le plan d'économies que ­subissent les Centres d'hébergement et de réinsertion sociale.

    Ces propositions doivent s'articuler avec une stratégie de production massive de logements à bas loyers. L'accès direct à un logement, avec un accompagnement social adapté si nécessaire, est la meilleure manière de permettre aux personnes de sortir durablement de la rue. La stratégie du Logement d'abord, inscrite dans un plan gouvernemental et soutenue par les associations, fait partie de la solution, à condition d'être plus ambitieuse et mieux financée.

    Aujourd'hui, nous demandons aux pouvoirs publics de faire preuve de la plus grande détermination : les centaines de milliers de personnes qui vivent à la rue ou dans des hébergements précaires et les 4 millions de mal-logés ne peuvent plus attendre, ni se satisfaire de simples déclarations."

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