•  

    Depuis trente ans, l’équipe d’HyperPanel, installée à Saclay, travaille avec une seule idée en tête : concurrencer la « Silicon Valley ». Le résultat, un OS baptisé HyperpPanelOS, pourrait redonner une souveraineté numérique aux Européens, tout en réduisant la consommation d’énergie.

    Par Claude Soula

    Publié le 12 août 2019 à 06h30

    Et si la France n’avait pas encore complètement perdu pied dans l’industrie informatique ? Et si elle avait encore les moyens de concurrencer les créations « made in California » en résolvant au passage les questions de surconsommation énergétique et de bugs qui affectent le monde numérique ? Laoreato Santonastasi et Jean-Yves Astier, deux informaticiens brillants, pensent avoir trouvé la pierre philosophale du logiciel après trente ans de travaux : ils ont mis au point un OS baptisé HyperpPanelOS, radicalement différent de ses grands frères américains.

    L’OS, c’est l’« operating system » ou système d’exploitation, l’ensemble de programmes qui donne de l’intelligence aux machines. Sans lui plus rien ne marcherait autour de nous. Or ce monde des OS est largement dominé par les Etats-Unis, qui en profitent pour imposer leur volonté politique aux autres pays. Sans compter que ces logiciels ne fonctionnent pas de façon optimale.

    Un OS très simple techniquement

    Les deux hommes qui veulent changer la donne ne sont pas des farfelus, mais plutôt des obstinés, qui ont déjà un bon palmarès derrière eux : Laoreato Santonastasi, le PDG de 65 ans, et Jean-Yves Astier, le gourou technique de 58 ans, ont d’abord travaillé pour la défense nationale, puis pour le tunnel sous la Manche ou pour les décodeurs numériques de Canal+. Ce sont eux qui concevaient les décodeurs Thomson lors du lancement de la TNT en 2005. Ces logiciels ont fait la fortune

    .
    Partager via Gmail

  •  

    Après la publication d’articles expliquant que des humains écoutaient une partie des requêtes effectuées par les utilisateurs d’assistants vocaux, Apple, Amazon et Google revoient leur système.

    Publié aujourd’hui à 12h06, mis à jour à 12h31

     Temps deLecture 7 min.

    C’est une pratique généralisée dans les grandes entreprises proposant des assistants vocaux : une partie des enregistrements est envoyée à des humains, afin qu’ils vérifient le bon fonctionnement du logiciel en vue de l’améliorer.

    Mais les utilisateurs des technologies d’Apple (Siri), d’Amazon (Alexa) ou encore Google (Assistant) étaient rarement au courant de l’existence de telles écoutes, généralement signalées dans les conditions d’utilisation de ces services, de façon plus ou moins claire.

    Lire nos explications : Avec des enceintes connectées, des conversations loin d’être privées

    C’est pourquoi la publication de plusieurs articles de presse à ce sujet ces derniers mois a fait grand bruit. Le dernier en date, paru le 26 juillet dans le Guardian, soulignait que des enregistrements effectués par erreur étaient parfois transmis à ces sous-traitants, et pouvaient contenir des informations particulièrement privées – scènes de sexe, détails personnels dans une conversation… Et bien que les enregistrements soient anonymisés avant d’être transmis, certains contenaient des informations permettant d’identifier la personne.

    Enquête en Allemagne

    Peu après la publication de cet article, Apple a annoncé vendredi 2 août la suspension temporaire de ce système, afin de le réexaminer. Et expliqué que ses clients auraient bientôt le choix d’y participer ou non.

     

    Dans la foulée, Amazon lui a emboîté le pas, assurant que les utilisateurs d’Alexa pourraient désormais refuser que leurs enregistrements soient transmis à ces sous-traitants. L’entreprise n’a toutefois pas mis de coup d’arrêt au programme.

    Google, de son côté, a suspendu temporairement son propre programme au début d’août, en Europe, après l’ouverture d’une enquête à ce sujet par le gendarme allemand des données personnelles.

     

    Partager via Gmail

  • Cryptomonnaies, impression 3D, 5G : comment ces nouvelles technologies vont entraver les enquêtes de police

      22h52 , le 27 juillet 2019
    • Par
    • Stéphane Joahny

    Cryptomonnaies, impression 3D, Deepfake, génétique, Internet des objets, 5G… Les polices européennes sont confrontées aux progrès considérables de ces outils et tentent désormais d'anticiper.

    Le centre de formation de l'entreprise Innogy contre les attaques visant les réseaux électriques, à Essen, en Allemagne.

    Le centre de formation de l'entreprise Innogy contre les attaques visant les réseaux électriques, à Essen, en Allemagne. (AFP)
    Partager sur :

    On n'arrête pas le progrès! Prenez la 5G. Cette technologie de cinquième génération va prendre la suite de la 4G+ pour permettre aux appareils mobiles – smartphones, tablettes et toujours plus d'objets connectés grâce au boom annoncé de l'Internet des objets – d'envoyer et de recevoir d'énormes quantités de données à une vitesse folle. Formidable… sauf pour les services de police. "On sait, confesse un cadre de la PJ [police judiciaire], qu'avec la 5G on va avoir un creux de quelques années pendant lequel la géolocalisation des malfaiteurs sera hasardeuse et, surtout, qu'aucune écoute téléphonique ne sera possible…"

    Un rapport qui dresse un état des lieux des menaces

    Cryptomonnaies, impression 3D, Deepfake, génétique, Internet des objets, 5G : la directrice d'Europol, Catherine De Bolle, a entrepris un tour d'Europe des services de police pour prendre la mesure des problèmes que vont créer ces nouvelles technologies. Une des premières traductions concrètes de cet engagement a été rendue publique le 18 juillet dernier : Comment la technologie façonne l'avenir de la criminalité et des forces de l'ordre. Ce rapport d'une vingtaine de pages entend dresser un état des lieux des menaces, et des opportunités, liées aux nouvelles technologies.

    Partager via Gmail




    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique