• Une autre présidence est possible

    Les français s’interrogent, avons-nous mérité ce qui nous arrive ?... ce président sourd et aveugle, arrogant et méprisant, à la tête d’un mouvement immature, dont beaucoup ne connaissent pas la réalité de ce pays...

    Mais tant d’autres questions sont posées par ce peuple qui souffre, reniant ce président qui se juge légitime, simplement parce que les électeurs n’avait pas d’autre choix, élu quasi par défaut donc... d’autant qu’au 1er tour il n’avait récolté que 18% des inscrits...

    Ce président ne s’est-il pas engouffré dans une faille démocratique, jouant sur le dégagisme ambiant, et le refus citoyen de confier le pouvoir à l’extrême droite ?

    Arrivé au poste tant convoité, il a sorti de son chapeau des mesures, soi-disant annoncées, multipliant les cadeaux aux riches, et taxant aveuglement un peuple déjà à bout de souffle.

    Exit les services publics... fini la chasse aux fraudeurs milliardaires... oubliées les promesses écologiques, relançant par le projet de « voiture électrique », le vieux monde nucléaire... jusqu’au jour, un certain 17 novembre, ou le 1er rond-point a été occupé par les gilets jaunes, ce qui a fait sourire le monarque, manquant décidément de lucidité, convaincu d’un simple feu de paille sauf que, le mouvement a pris racine se renforçant à chaque coup de menton présidentiel, sur l’air de « je garde le cap »...

    De manif en manif, les gilets jaunes ont conquis l’approbation de 84% de la population, en « même temps » que se dégradait la popularité présidentielle, déjà largement entamée.

    Finalement, le pouvoir découvre que ces « gilets jaunes » ont un programme qui peut se résumer à 4 points : baisse des taxes, augmentation des salaires et des retraites afin de dynamiser le pouvoir d’achat, restauration des services publics, réforme des institutions qui fasse revivre une authentique démocratie...alors que ce gouvernement clamait partout que ces gilets jaunes n’avaient pas de programme. lien

    De nombreux intellectuels ont tenté, souvent avec brio, d’analyser ce mouvement de révolte, tel Jacques Sapir, s’exprimant dans les colonnes de « les crises », paru le 3 décembre.

    Constatant l’évidence d’une crise profonde, rappelant que la violence qui s’est exprimée un peu partout dans le pays, est bien sûr souvent condamnable, il écrit qu’elle l’est beaucoup moins que celle exercée par un gouvernement vis-à-vis de millions de français, citoyens dont la colère est donc légitime, et qui n’est pas prête de s’éteindre.

    Ce n’est donc pas le « moratoire » qui vient d’être décidé, qui y changera grand-chose.

    Sapir tisse le filet de convergences d’avec mai 68, tout en pointant les différences.

    Par exemple les gilets jaunes ne chantent pas « l’internationale », préférant entonner « la marseillaise...

    Il s’étonne que Macron n’ait pas compris cette légitime colère, coupé qu’il est de la réalité du terrain... et les syndicats eux l’ont bien compris, passant d’une attitude de méfiance à une attitude de soutien.

    Il n’est donc pas surpris par les 90% des français qui considèrent que le gouvernement n’a pas été à la hauteur des évènements, et que près de 80% des français le soutiennent.

    Il constate que ce gouvernement se trouve sans marge de manœuvre pour répondre aux revendications des français : la revendication sur l’abandon de la taxe sur le diésel est aujourd’hui dépassée...et même s’il décidait le rétablissement de l’ISF, confirmant ainsi la mauvaise fable de la théorie du ruissellement, ce sera largement insuffisant pour les français.

    Macron ne voudra pas hausser le salaire minimum, pas plus que les retraites, argumentant des conséquences dramatiques que ces mesures auraient sur la compétitivité de l’économie française, déjà bien délabrée.

    Pour Jacques Sapir, le gouvernement est au pied du mur, et il ne sortira rien des tentatives de consultations, de toutes façons bien trop tardives.

    Il ne pourra répondre affirmativement aux revendications des gilets jaunes, pas plus qu’à celles des partis.

    « Gouverner, c’est prévoir », disait Émile de Girardin... et Macron est donc pris en défaut de gouvernance, mais aussi de représentativité, l’intellectuel rappelant que finalement il n’avait recueilli que 20,7 millions de suffrages face à 47,5 millions d’inscrits.

    Sapir envisage alors plusieurs scénarios...

    Tentative du pourrissement de la situation...

    Essayer de diviser le mouvement, puisque comme chacun sait, « diviser c’est régner ».

    Changer de 1er ministre... de gouvernement... dissolution de l’Assemblée Nationale...après avoir modifié le système électoral, avec une proportionnelle intégrale... ou alors, tout simplement démissionner.

    La faute donc aux élites qui, après avoir aveuglément soutenu le petit monarque, l’ont poussé dans une dramatique impasse, Sapir concluant que si Macron ne peut répondre aux attentes du Peuple, qu’elles sont contraires à sa politique, il vaut mieux qu’il quitte le pouvoir au plus vite. lien

    C’est ce que demande entre autres François Ruffin, le député insoumis, réalisateur de « merci patron  » césarisé à Cannes, et il est loin d’être le seul. vidéo

    C’est intéressant de se pencher sur la carrière de cet homme inventif, maniant une provocation intelligente, pleine d’humour, et qui ne se contente pas de paroles, puisqu’il est l’un des rares députés à avoir raboté son salaire de député.

    Et il n’est pas le seul.

    Comme dit mon vieil ami africain : « la famille unie mange dans la même assiette ».

    Merci aux internautes pour leur aide précieuse

    Olivier Cabanel

    L’image illustrant l’article vient de « le-bon-sens.com »

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    « Les referendums d'initiatives citoyennes (RIC) sont la seule solution qui permettra aux gilets jaunes et au peuple de récupérer le pouvoir démocratique.la culture daube à la Française et l'abrutissement des cerveaux .....pour blaireaux »
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