• Des infirmiers et des aides-soignants sont particulièrement recherchés dans la région. 

    DAVID THIERRY DT

    L’an dernier, Adecco Medical recrutait plus de 500 personnes en Nouvelle-Aquitaine. Cette année, 630 postes à pourvoir. Des chiffres, qui en disent long sur la dynamique dans le secteur, mais aussi la pénurie de personnel qualifié. 

    Car, tous les profils sont concernés, que ce soit au sein d’établissements publics comme privés : des infirmiers et des aides-soignants sont particulièrement recherchés dans la région.

     

    En outre, "en ce début d’année, les établissements de santé doivent pallier les départs pour les vacances scolaires actuelles et les épidémies et virus hivernaux qui requièrent davantage de personnel", souligne Thibault Vautier, directeur général opérationnel d’Adecco Medical.

    Une pénurie inquiétante de personnel

    En réalité, "toute l’année, la France fait face à une situation de pénurie nationale, notamment en raison du vieillissement de sa population, des départs en retraite et des déserts médicaux", commente-t-il.

    Actuellement, près de la moitié (44% en moyenne) des maisons de retraite médicalisées (Ehpad) déclarent avoir des difficultés de recrutement, surtout en aides-soignants et en médecins, le secteur privé étant le plus concerné..

    Les raisons sont connues : en Ehpad, les conditions de travail sont réputées difficiles. D’ailleurs, une étude de l’Insee publiée le 5 juillet 2017 dénonçait le turnover élevé du personnel soignant dans les Ehpad privés en France. Et, dans les hôpitaux, les cadences sont de plus en plus soutenues pour les soignants. Des hôpitaux, qui doivent faire face à l’attractivité du secteur libéral pour les infirmiers.

    Des métiers, qui sont en forte évolution sous l’impulsion des nouvelles technologies. Ce qui pose aussi un enjeu clé, en termes de formation initiale et continue. "Notre mission est aussi d’accompagner les candidats et les établissements à la fois dans ce contexte de pénurie, et dans la mutation de leur secteur", ajoute Thibault Vautier.

    Comment y remédier ?

    Pour faire face à cette pénurie de personnel qualifié, au moment où la population vieillit, la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, a présenté son plan Ehpad le 30 mai dernier. Elle a notamment annoncé une augmentation du nombre d’infirmiers de nuit dans les Ehpad, et une enveloppe de 360 millions d’euros supplémentaires de 2019 à 2021, consacrée au recrutement de personnels soignants.

    Des mesures, qui n’ont pas été jugées à la hauteur des difficultés par les syndicats et associations du secteur. "On ne pourra pas accompagner nos aînés sans personnel. Plusieurs actions sont donc à mener, à commencer par la revalorisation des rémunérations et l’amélioration des conditions de travail afin que le métier attire de nouveau. Il faut également engager un travail autour du contenu des formations (initiale et continue) d’aides-soignants et redonner du sens, de la reconnaissance aux métiers de soignants auprès des personnes âgées", estime Jean-Pierre Riso, président de la Fédération nationale des associations de directeurs d’établissements et de services pour personnes âgées ( FNADEPA). 

    Les candidats intéressés peuvent postuler sur www.adecco.fr/medical. Ils peuvent également s’adresser à Aloha Medical, le chatbot d’Adecco Medical qui a pour mission de conseiller, d’aider et de renseigner les candidats et intérimaires 24h/7j, disponible sur Facebook Messenger : facebook.com/AdeccoMedicalFR

     

     

    Publié le 22/02/2019 à 10h28 par Nicolas César.
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  • JPEGIl y a deux ans, je proposais à Agoravox un article intitulé « Le trou fictif de la Sécurité Sociale ». Avec plus de 60 000 visites sur cet article, plusieurs questions restaient en suspens sur ce thème que je ne pouvais aborder dans leur totalité. Aujourd'hui c'est chose faite, dans un ouvrage intitulé : « La mort programmée de la Sécurité Sociale – État des lieux », paru en e-book ou dans sa version livre, chez Amazon. Après une enquête documentaire de plusieurs mois, très fouillée, à travers les innombrables données émanant de sources officielles comme la Cour des Comptes ou la Commission des Comptes de la Sécurité Sociale, les nombreux articles de la presse parus sur le sujet, je dresse un état des lieux détaillé à travers plusieurs pistes de réflexion : historique, comptable, sociologique, sur la disparition de la Sécurité Sociale comprise dans un programme de casse des services publics que s'ingénie à faire le gouvernement, sous l'égide de l'UE. Je mets à jour également tout ce que les médias nous cachent concernant la gestion actuelle du système de Sécurité Sociale.

    Parmi les questions les plus névralgiques, liées au démantèlement de la Sécurité sociale, quels sont les enjeux de demain et les conséquences d'une telle politique pour la population ? Car il faut aller au cœur même de l'ADN du système de Sécurité sociale initié par le CNR – Conseil National de la Résistance – en 1945, pour mesurer à quel point les gouvernements qui se sont succédés, depuis, ont tout mis en œuvre pour casser ce bel outil de solidarité intergénérationnelle qu'est la Sécu. Il s'agit d'une mise à sac systématique.

    A qui profitent ces réformes incessantes, ces avalanches de lois qui depuis les années 90 transforment littéralement le système ? Quelles sont pour cela les méthodes employées ?

    Quelle est la véritable nature comptable de la Sécurité sociale ?

    Comment le « déficit » a été mis en scène et déclamé sur tous les tons pour justifier le dé-tricotage du système par des réformes mettant à mal tout le tissu social français, à travers le démantèlement de la Sécurité Sociale.

    Cela commence avec les « Ordonnances Jeanneney » en 1967 qui ont joué un rôle prépondérant avec la séparation des caisses, dans ce dé-tricotage futur. Nous assistons à partir de cette réforme importante mais qui n'est pas très connue du grand public, dès lors, au sabotage permanent du système.

    Quel est le rôle de l’État ? Son degré de complaisance envers le CNPF et son successeur le MEDEF ? Comment une politique inscrite dans le programme de désintégration du système prôné par les ultra-libéraux en charge des affaires de l’État ont sciemment détruit ce qui faisait un des fleurons de la France, l'hôpital public, visé en priorité. Ce, depuis E. Balladur jusqu'à E.Macron, aujourd'hui.

    Pour quelles raisons le terme de déficit est particulièrement inadapté à la nature endémique de la Sécurité sociale basée sur le système bismarckien avec les « cotisations sociales patronales et salariales » que, sous la pression permanente du MEDEF, les gouvernements successifs ont petit à petit remplacé par les impôts ? Quelles en sont les conséquences aujourd'hui ? Pourquoi et comment le terme « déficit » concernant la Sécu est biaisé ?

    Chaque année, la Cour des Comptes dans ses rapports annuels dénonce les « déficits » de la Sécurité Sociale. Or, il s'agit en réalité de « manques à gagner » de la Sécurité Sociale.

    Qui provoque ces « manques à gagner » ?

    Depuis 1993, les gouvernements successifs ont « délibérément asséché les finances de la Sécurité sociale pour complaire au patronat en embuscade, en l'exemptant des « cotisations sociales ». Je rappelle que le système bismarckien repose sur les cotisations patronales et salariales, par opposition au système de Beveridge – anglais – qui repose essentiellement sur l'impôt.

    Comme le précise le sociologue Julien Duval : « [ …] Il n'y a pas de déficit de la Sécurité Sociale mais un besoin de financement que les gouvernements successifs ont décidé de ne pas satisfaire en multipliant depuis 1993, les « exonérations de charges sociales en faveur du patronat ».

    Pourquoi et comment le mot « réformes » que l'on retrouve partout dans les textes d'intention du gouvernement, du MEDEF, de l'UE, des médias de complaisance, devient ce mantra incontournable qui va justifier la casse, au nom du « trou », du « déficit » ?

    Si l'Oligarchie ne fait pas dans le détail lorsque ses intérêts sont en jeu, elle peut, par toutes sortes de manœuvres instiller très subtilement auprès de l'opinion public son adhésion à ce genre de transformations brutales que sont ces soit-disant besoins de réformer le système ?

    Les cotisations sociales patronales ne sont pas des charges.

    Il faut insister sur ce fait, que les cotisations sociales patronales ne sont pas des charges, en expliquant le principe juridique des « cotisations » inscrites dans les deux ordonnances du 4 et du 19 octobre 1945. Mais la pression du patronat est telle que tous les gouvernements se sont pliés à ses injonctions. Aujourd'hui, nous assistons à une déferlante d'exonérations auprès du MEDEF, avec notamment le CICE.

    A l'aide de tableaux chiffrés, il est facile de se rendre compte de la « dette patronale » envers le système de Sécurité Sociale se chiffre en 2019 à des milliards d'Euros, à raison de 20 milliards d'euros en moyenne, par an, depuis sa mise en place en 2013.

    Le CICE représente le « pic » des exonérations patronalesRajoutons à cela les centaines de niches fiscales, les paradis fiscaux, la fuite des capitaux, les délocalisations facilitées par la Commission de Bruxelles, l'assèchement des finances de la Sécurité Sociale atteint ici son apogée.

    Les Think Tank.

    Il faut également insister aussi sur le rôle des « think tank » et groupes de pressions, lobbies, etc., qui dans l'ombre influencent les gouvernements animés d'une ligne politique libérale très dure. Et dont le véritable but est la « privatisation totale » de tous les systèmes sociaux en France. La Sécurité Sociale c'est leur cheval de bataille, un morceau de choix et qui peut rapporter gros, après avoir avalé EDF, la Poste, les télécommunications, la SNCF, et bien d'autres grands services publics en France.

    La Financiarisation de la Sécurité Sociale.

    Ce scandale inclus dans celui plus général de la casse des services publics, est un aspect financier du système qui n'est jamais dénoncé par les médias et quasi ignoré du grand public. C'est une forme de « hold up » de la Sécu.

    Comment la CADES, caisse d'amortissement de la dette de la Sécurité Sociale fait « rouler la dette », en achetant des dettes et en les épongeant. Cela depuis la date de sa création par A. Juppé en 1994.

    La marchandisation de la Sécurité Sociale.

    L'Acoss nommée banque de la Sécurité Sociale emprunte auprès des banques privées avec intérêt. La dette n'en finit pas de rouler, et tout comme la Cades, elle intéresse les investisseurs privés. Ces deux organismes sont notés par des officines privées comme Standard and Poor's, Moody's etc. car nous allons de surprise en surprise puisque nous assistons à « une prédominance des instruments de marché dans le financement de l'Acoss, où des volumes de financement ont été apportés par des émissions de billets de trésorerie dont plus des 2/3 avec la sphère sociale et publique. Ces émissions sont réalisées grâce au programme « d'Euro Commercial Paper ».

    Mais ce n'est pas tout, en 2013, l'Acoss s'est vu décerner le « prix du meilleur émetteur dans la catégorie SSA (Supra nationaux, souverain et agences) par 8000 professionnels internationaux de la Finance. N'est-il pas choquant de savoir qu'une partie de l'argent destiné à la Sécurité Sociale, va par des moyens sophistiqués et des montages financiers complexes, être remis en bourse pour atterrir dans les poches des actionnaires sur les marchés internationaux de la Finance ?

    Le marché : le mot est lâché !

    Les assurances privées continuellement à l’affût, cela fait des années que des économistes ultra-libéraux demandent que la Sécurité Sociale soit privatisée. J. M Daniel, économiste n'hésite pas à mettre en parallèle la gestion privée et la gestion publique, tout en cornaquant le principe d'une privatisation, qui selon lui, éviterait des déficits. Mais ses explications sont du même tonneau que celles d'un D. Kessler, qui appelait en 2004 au « démantèlement du programme du CNR de 1945 et de tout le programme social en France ».

    Nous nous rendons compte que la vision à long terme des néo-conservateurs tient plus d'une vision mégalomaniaque économique que d'une appréciation juste de la réal-politic. Pour ces gens-là, tout doit disparaître, malgré la volonté d'une majorité de la population victime des manœuvriers au pouvoir.

    Il faut aussi parler des marchés Sicav/Santé qui enrichissent les trader, les banques et les actionnaires. Ou comment faire de l'argent sur la misère humaine. A mettre en parallèle bien sûr avec le CICE et la montée fulgurante du CAC 40 et des profits des Big Pharma.

    Enfin, pour conclure, la mort de la Sécurité Sociale est bel et bien programmée. Il ne faut pas se leurrer sur les intentions futures du gouvernement. Car le modèle à suivre indépassable pour les néo-conservateurs, c'est le modèle en vigueur aux USA : un système privé et eugéniste, particulièrement pénalisant pour les couches sociales les plus modestes qui ne peuvent accéder aux soins les plus légitimes en cas de maladie.

    Il faut toujours avoir à l'esprit qu'en France, il y a 70 ans, quelques lois intelligemment conçues par des hommes de bonne volonté, ont suffi à améliorer considérablement le niveau de vie de la population avec le précieux legs des pères fondateurs de la Sécurité Sociale. Je tenais aussi, par cet ouvrage, à leur rendre un hommage particulier.

    Je terminerai par une citation d'une exceptionnelle portée, extraite d'un discours prononcé il y a 68 ans par Ambroise Croizat, père fondateur de la Sécurité Sociale :

    «  Jamais nous ne tolérerons que soit renié un seul des avantages de la Sécurité Sociale. Nous défendrons à en mourir et avec la dernière énergie cette loi humaine et de progrès ».

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    Comment des organismes officiels tels l'OMS ou l'INSERM ont-ils pu réaffirmer l'absence de danger du Gardasil et son efficacité ? Comment ont-ils pu ignorer les appels à la prudence de la Haute Autorité de Santé dont la commission de la transparence précisait dès 2013 (avis du 20 mars) : « l’efficacité de prévention contre le cancer reste à démontrer » et sa mise à jour du 13 septembre 2017 « la Commission considère que GARDASIL 9 n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu par rapport à Gardasil » ?

    Avis partagé par M. Lowndes de la « Health Protection Agency Centre for Infections  », anglaise [7] : les incertitudes sont considérables quant à l’impact de la vaccination sur l’incidence des cancers du col dans la population. Avis qui rappelait les craintes déjà anciennes de Diane Harper[8] ex Big Pharma, devenue lanceur d’alerte.

    Ces mises en garde auraient dû stimuler l’intérêt de l’OMS, de l’INSERM et du CIRC pour les résultats cancérologiques réels, avérés des vaccins tels qu’ils apparaissent dans les registres officiels du cancer. Au nom de quels intérêts omettent-ils de prendre les données scientifiques avérées en considération ? 

    OMS[1], INSERM[2],CIRC, médias et certains journaux médicaux, nouvelles agences de propagande mensongères pour le Gardasil, vaccin anti HPV[3] ?

     Nouveau monde, nouveau mode de gouvernance par fake news officielles ?

     

     gerard.delepine@bbox.fr

     

    A l’occasion de la journée mondiale contre le cancer, (1er février 2019), des organismes, jadis indépendants dans leur pratique et leur financement, comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Institut national pour la recherche médicale (INSERM) et le Centre international de recherche sur le cancer[4] (CIRC) ont proclamé la vaccination anti papillomavirus « sûre et indispensable pour éliminer le cancer du col de l’utérus » et dénoncé « des rumeurs sur la prétendue nocivité  ». Leur plaidoyer pour « toujours plus de vaccination » a été relayé dans le monde entier par tous les médias grand public et même dans certains journaux scientifiques[5] sensibles à l’argument d’autorité plus qu’à une démonstration scientifique totalement absente.

     

    Prétendre que la vaccination est « sûre pour éliminer le cancer du col de l’utérus  » constitue pourtant un beau rêve doré (en or pour les firmes et affidés) ou un superbe exemple de Novlangue, basé seulement sur la foi en la vaccination apparemment justifiée des simulations basées sur des hypothèses très incertaines[6].

     

    Comment ces organismes ont-ils pu ignorer les appels à la prudence de la Haute Autorité de Santé dont la commission de la transparence précisait dès 2013 (avis du 20 mars) : « l’efficacité de prévention contre le cancer reste à démontrer » et sa mise à jour du 13 septembre 2017 « la Commission considère que GARDASIL 9 n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu par rapport à Gardasil » ?

    Avis partagé par M. Lowndes de la « Health Protection Agency Centre for Infections  », anglaise [7] : les incertitudes sont considérables quant à l’impact de la vaccination sur l’incidence des cancers du col dans la population. Avis qui rappelait les craintes déjà anciennes de Diane Harper[8] ex vedette du Gardasil, devenue lanceur d’alerte.

     

    Ces mises en garde auraient dû stimuler l’intérêt de l’OMS, de l’INSERM et du CIRC pour les résultats cancérologiques réels, avérés des vaccins tels qu’ils apparaissent dans les registres officiels du cancer. Or, lorsqu’on consulte les registres nationaux des cancers des pays qui ont lancé de grandes campagnes de vaccination, ces résultats contredisent l’optimisme des organismes précités et se révèlent très inquiétants pour les femmes vaccinées tôt et catastrophiques pour les vaccinations tardives (rattrapage). Ces constatations, certes inattendues, devraient conduire à l’étude au long cours des millions de femmes et hommes vaccinés dans le monde et dans cette attente à cesser toute vaccination, et qui plus est toute obligation. Le principe de précaution tant vanté il y a encore peu de temps et inscrit dans notre constitution s’est rapidement transformé en principe de toujours plus de dividendes…

     

    Le mythe du succès australien

    L’Australie a été le premier pays à organiser la vaccination systématique pour les filles de 12 -13 ans (dès avril 2007), avec vaccinations de rattrapage pour les 14-26 ans (juillet 2007), puis pour les garçons (2013). En 2014 le groupe des cibles prioritaires de la vaccination atteignaient l’âge de 19-20 ans, et celui des vaccinations de rattrapage 19-33 ans. Selon les Statistiques de l’Australian Institute of Health and Welfare[9], les femmes appartenant aux groupes d'âge vaccinés souffrent d’une augmentation d’incidence[10] des cancers invasifs atteignant 113% (de 0,7/100000 à 1,5/100000) pour les femmes âgées de 20 à 24 ans en 2015 dont la couverture vaccinale dépasse les 80%.

    Les femmes qui ont subi des vaccinations tardives (de rattrapage) dont la couverture vaccinale est plus faible ont vu leur risque de cancer invasif augmenter de 36% pour le groupe 25-29 (p<0.05[11]) et 33% pour les femmes de de 30 à 34 ans (p<0.01). Ces aggravations du risque de cancer sont statistiquement significatives et ne peuvent donc pas être dues au hasard. Durant la même période les femmes plus âgées (et donc non vaccinées) ont vu leur risque de cancer continuer à diminuer.

     

    La Grande-Bretagne a organisé la vaccination dès 2008 pour les filles de 12 à 13 ans, avec un rattrapage pour les 14-18 ans. Le Public Health England[12] indique que la couverture vaccinale complète des filles âgées de 13 à 14 ans à 3 injections atteignait 86.7% en 2013/14. D’après l’une des apôtres de la vaccination, A Castanon[13] : « en 2016, les statistiques nationales ont montré une augmentation brutale et importante du taux de cancer du col utérin. Les femmes de 20 à 24 ans vaccinées pour plus de 85% d’entre elles, alors qu’elles avaient entre 14 et 18 ans, ont vu leur risque de cancer augmenter de 70% en 2 ans et celles de 25 à 29 ans qui avaient de 17 à 21 ans au moment de la campagne de vaccination ont vu leur risque de cancer doubler entre 2007 et 2015 (de 11 à 22). » Ces augmentations sont statistiquement très significatives et ne peuvent donc pas être dues au hasard. Selon l’Office National des Statistiques[14], et de Cancer Research United Kingdom[15], les femmes de 25 à 34 ans, moins vaccinées, ont vu leur incidence augmenter de seulement 18% (passant de 17 en 2007 à 20 en 2014), les femmes plus âgées, non vaccinées, bénéficiant d'une incidence stable ou décroissantes (-13% pour 65-79, 10% après 80 ans).

     

    MÊME PHÉNOMÈNE PARADOXAL EN SUÈDE

    En Suède, le Gardasil a été utilisé depuis 2006, et le programme de vaccination déployé en 2010, avec une couverture vaccinale des filles de 12 ans approchant 80%. En 2012-2013, avec un programme de rattrapage, presque toutes les filles de 13 à 18 ans ont été vaccinées. Dans ce pays, l'incidence normalisée monde[16] du cancer du col utérin a augmenté de façon constante depuis la vaccination de 9,6 par 100000 en 2006 à 9,7 en 2009, 10,3 en 2012 et 11,49 en 2015. Cette augmentation est principalement attribuable à l'augmentation de l'incidence des cancers invasifs chez les femmes âgées de 20-24 ans dont l'incidence a doublé passant de 1,86/100000 en 2007 à 3.72 en 2015 (cc[17] = 0,89 ; p < 0,001). L'incidence du cancer invasif du col de l'utérus a augmenté de 24% chez les femmes âgées de 25 à 34, passant de 12,44 à 15.49 (cc = 0,68 ; p = 0,05), en revanche, une diminution de l'incidence a été observée chez les femmes de plus de 50 ans. Dillner, un promoteur acharné de la vaccination[18] reconnaît l'augmentation de l'incidence du cancer dans son pays, mais l’attribue à «  une perte d’efficacité du dépistage »[19], hypothèse causale fort peu crédible.

     

    France : le mauvais exemple pour Big Pharma

    L'évolution de ces pays, avec une couverture vaccinale élevée, peut être comparée à la tendance observée en France métropolitaine, où la couverture vaccinale contre le VPH est très faible (environ 15%) et peut donc être considérée comme un pays de témoin. En France, l'incidence standardisée monde du cancer invasif du col utérin a diminué de façon constante, passant de 15 en 1995 à 7,5 en 2007, 6,7 en 2012 et 6 en 2017[20], soit beaucoup plus faible que les pays où la couverture vaccinale est élevée. Cette diminution de l'incidence s'est accompagnée d'une diminution de la mortalité de 5 en 1980 à 1,8 en 2012 et de 1,7 en 2017.

     

    Doit-on rappeler que ce taux relatif assez bas de vaccination en France est sûrement dû en partie au courage d’une victime du Gardasil, Marie-Océane et de ses parents qui ont courageusement porté plainte et subi les sarcasmes en plus de la maladie, et aux quelques journalistes qui ont eu le courage de médiatiser ce drame[21][22]. C’est le même phénomène qui a conduit le Japon et le Danemark à rétropédaler sur la propagande sur le Gardasil. Il est important que les victimes s’expriment pendant que les médecins devraient s’intéresser au bénéfice -risque avant d’enfourcher le marketing des puissants.

     

    Incompétence, crédulité ou corruption ?

    Incompétence ? Difficile d’imaginer que ces organismes officiellement chargés de la protection de la santé mondiale puissent ignorer les données récentes des registres du cancer des pays qui ont depuis 12 ans largement vacciné leurs populations. Ces données sont publiques et consultables par chacun sur Internet et nous invitons d’ailleurs chacun de nos lecteurs à le faire[23].

    Que l’INSERM et le CIRC, qui ont participé à la mise au point des estimations françaises ignorent l’évolution récente beaucoup favorable chez nous (incidence standardisée monde 6/100000) que dans les pays fortement vaccinés comme la Suède (incidence 11.49/100000), Grande-Bretagne (8.4/100000) ou Australie (7.4/100000) est invraisemblable.

    Alors pourquoi veulent-ils nous priver de l’avantage d’être encore des Gaulois réfractaires ? Crédulité ? Soumission aux désirs de leurs bailleurs de fonds[24] ou de nos princes[25] ? Liens d’intérêts trop serrés de leurs experts avec Sanofi ? Ou corruption ordinaire ?

    Ce n’est en tous cas pas ainsi qu’ils restaureront la confiance de la population en la vaccination.

     

     


    [1] OMS = organisation mondiale de la santé L'Organisation mondiale de la santé est une institution spécialisée de l'Organisation des Nations unies pour la santé publique créée en 1948. Elle dépend directement du Conseil économique et social des Nations unies et son siège se situe à Genève en Suisse.

    Financement : S’appuyant sur les données recueillies, pour le budget de 2010-2011 (4,5 milliards US$), il ressort que cet argent provient de deux sources distinctes : les contributions des 194 Etats membres de l’OMS et les contributions volontaires issues de certains gouvernements, des fondations, des banques d’investissement, des sociétés multinationales et des organisations non gouvernementales.

    [2] INSERM : L’Institut national de la santé et de la recherche médicale, établissement public à caractère scientifique et technologique français spécialisé dans la recherche médicale, double tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation et du ministère des Solidarités et de la Santé 2018 

     Financement : 908 millions d'euros (68 % de subventions d'État et 32 % de ressources externes

    [3] Human papilloma virus

    [4] Communiqué de presse du Centre international de recherche sur le cancer, 4 février 2019

    [5] Owen Dyer « l Cervical cancer : deaths increase as HPV vaccine is underused, says WHO » BMJ 2019 ;364:l580 doi : 10.1136/bmj.l580 (Published 6 February 2019

    [7] Lowndes Vaccines for cervical cancer C. Epidemiol. Infect. (2006), 134, 1–12. f 2006 Cambridge University Press

    [9] Australian Institute of Health and Welfare (AIHW) 2017 Australian Cancer Incidence and Mortality (ACIM) books : cervical cancer Canberra :https://www.aihw.gov.au/reports/cancer/acim-books/contents/acim-books

    [10] L’incidence observée : nombre annuel de nouveaux cas pour 100000 femmes

    [11] P est la probabilité que l’accroissement observé puisse être dû au hasard d’après les tests statistiques

    [12] Human Papillomavirus (HPV) vaccination coverage in adolescent females in England : 2016/17

    [13] Alejandra Castanon, Peter Sasienia, Is the recent increase in cervical cancer in women aged 20–24 years in

    England a cause for concern ? Preventive Medicine Volume 107, February 2018, Pages 21-28https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0091743517304802?via%3Dihub

    [14] L'Office for National Statistics est une agence exécutive britannique chargée de collecter et publier les informations statistiques sur l'économie, la population et la société du Royaume

    [16] Pour comparer les incidences d’un pays à l’autre on ne peut pas se baser sur l’incidence globale brute de chaque pays car celles-ci dépendent de la composition démographique de chaque population. On se base alors sur l’incidence standardisée monde qui corrige les taux pour les ramener à une population standard monde

    [17] Coefficient de corrélation

    [18] Dillner a déjà reçu de subventions de Merck et Sanofi Pasteur MSD pour la recherche sur le vaccin contre le VPH et a occupé des postes de conseillers auprès plusieurs firmes impliquées dans la vente des vaccins anti HPV

    [19] Dillner J, Sparén P, Andrae B, Strander B.[Cervical cancer has increased in Sweden in women who had a normal cell sample. Lakartidningen. 2018 Jun 5 ;115.

    [20] Jéhannin-Ligier K, Dantony E, Bossard N, Molinié F, Defossez G, Daubisse-Marliac L, Delafosse P, Remontet L, Uhry Z. Projection de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine en 2017. Rapport technique. Saint-Maurice : Santé publique France, 2017. 80 p. www.santepubliquefrance.fr et http://www.e-cancer.fr/

    [23] Pour les non anglophones, nous leur conseillons de lire les données sur notre site : entre autres :

    docteur.nicoledelepine.fr/evolution-du-risque-de-cancer-du-col-de-luterus-en-australie-depuis-la-vaccination-par-gardasil-de-2007-a-2014/

    docteur.nicoledelepine.fr/evolution-de-lincidence-du-cancer-du-col-de-luterus-en-norvege-depuis-la-vaccination-le-programme-de-vaccination-des-filles-a-commence-durant-lannee-scolaire-2009-2010-chi/

    docteur.nicoledelepine.fr/evolution-du-risque-de-cancer-du-col-de-luterus-en-suede-depuis-la-vaccination-par-gardasil/

    Et/ou les analyses dans « Hystérie vaccinale : Gardasil et cancer un paradoxe. N et G Delépine éditions Fauves 2018.

    [24] Plus de 3/4du budget de l’OMS est assuré par des firmes privées dont les principales big pharma

    [25] La ministre actuelle de la santé a beaucoup travaillé avec les entreprises du médicament et son mari ancien directeur de l'INSERM, a fait toute sa carrière dans les vaccins et dirige actuellement Aviesan, organisme chargé de faciliter les rapports public-privé

     

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