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    Le travail mécanisé du train usine implique toutefois des interventions humaines, sous les jupes de la machine en train d’avancer. Le passage du train usine mobilise environ 500 personnes Le convoi permet de remplacer tous les éléments de la voie : rails, traverses et ballast 

    DENIS LHERM

    Attention, convoi exceptionnel. 700 mètres de long, des dizaines de tonnes et un appétit d’ogre. Le train usine qui opère actuellement sur la ligne de TER entre Libourne et Sarlat est hors normes. Il n’existe d’ailleurs qu’en trois exemplaires en Europe. Celui que nous avons découvert la semaine dernière à Castillon-la-Bataille est venu d’Italie pour refaire entièrement la voie ferroviaire entre Libourne et Sarlat (Dordogne), soit 62 km. Il s’y prend de façon on ne peut plus simple. Il roule au pas et avale littéralement…

     

    Fin prochaine du chantier de rénovation de la ligne, avec son convoi géant du train usine. Une opération spectaculaire et rare

    Publié le 10/06/2019 à 16h34. Mis à jour à 20h56 par Denis Lherm.

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    Si les pauvres ne peuvent pas prendre le train, tant pis pour eux (et c'est le CM de la SNCF qui le dit)

     
    Sur Twitter ce vendredi 7 juin, la SNCF, par la voix de son community manager, a assumé que ses billets de train soient inaccessibles pour un petit porte-monnaie, avant de s'excuser.

    Tant pis pour eux, ils n'avaient qu'à être riche ! Voilà, en substance, ce que répond le community manager de la SNCF ce vendredi 7 juin aux usagers qui lui font remarquer que le prix de ses billets est prohibitif pour les plus modestes.

    A l'origine de ce déraillement de com', la question d'une voyageuse utilisant l'abonnement TGVMax, inscrite sur Twitter sous le pseudonyme "Charlie". "Comment les "pauvres" pourront prendre le TGV si un aller coûte 179 euros ?", demande-t-elle en interpellant directement la SNCF, Elisabeth Borne, ministre des Transports, et Jérôme Laffon, directeur marketing de Voyages SNCF.

    Première réaction de la SNCF : "Comme vous devez le savoir, la réponse reste inchangée : l'offre TGVMax est une offre qui permet de voyager en illimité hors période de forte affluence." Insatisfaite, la voyageuse insiste, faisant remarquer que la SNCF "répond à côté" : "Le sujet est sur le prix d'un billet pour une personne qui gagne 850 euros par mois. Comment va-t-elle payer 179 euros dans le TGV ? Le sujet est l'accessibilité au transport quand on vit sous le seuil de pauvreté." Deuxième réplique de la SNCF, supprimée depuis : "Et comment fait-elle aussi pour s'acheter un smartphone de dernière génération ? Même débat et je pense que c'est compréhensible même pour les gens qui n'ont pas bac+7."

    Les pauvres sont pauvres, c'est la vie ! Par les mots de son représentant sur les réseaux sociaux, la SNCF semble ici admettre qu'une partie de la population soit exclue de sa clientèle faute de revenus suffisants… oubliant peut-être que, contrairement à Apple, Samsung ou Huawei, il s'agit là d'une entreprise publique, bénéficiant jusqu'en 2020 d'un monopole d'Etat.

     

    "TONALITÉ DÉPLACÉE"

    Taxé de "mépris de classe", le community manager de la SNCF tente ensuite de se défendre : "Diane me demande comment quelqu'un qui vit avec les minima vitaux peut faire pour s'acheter un billet de train à un certain prix, et moi je lui réponds qu'il ne peut pas non plus s'acheter un smartphone dernière génération", avance-t-il, dans un message lui aussi supprimé.

    La SNCF a fini par s'excuser en début d'après-midi, mettant en avant le dérapage d'un agent isolé : "Nous regrettons la tonalité déplacée des réponses précédemment effectuées. Elles ne reflètent en rien nos valeurs et sont incompatibles avec le comportement nécessaire à l’exercice de nos métiers. Un très ferme rappel a été effectué auprès de l'agent concerné", a tweeté l'entreprise.

    SNCF 
     
    @SNCF
     
     

    Bonjour Charlie, nous regrettons la tonalité déplacée des réponses précédemment effectuées. Elles ne reflètent en rien nos valeurs et sont incompatibles avec le comportement nécessaire à l’exercice de nos métiers. Un très ferme rappel a été effectué auprès de l'agent concerné.

     
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    Le bus électrique du premier des sept constructeurs testés hier matin, esplanade des Quinconces.
    PHOTO LAURENT THEILLET

    VIDEO Sept constructeurs postulent à l’appel d’offres de la Métropole et de son délégataire Keolis.

    Est-ce un atout de passer en premier ? Christian Studer, directeur général de Bluebus, filiale du groupe Bolloré, sourit. « Je ne sais pas mais au moins vous êtes là… » Bordeaux Métropole avait en effet convié les médias hier matin pour présenter, via le premier candidat Bluebus donc, les six mois de tests passés par les sept postulants (1) au marché des bus électriques que semble vouloir développer la collectivité.

    Il s’agit de vérifier les performances actuelles de ces bus au regard d’un réseau de transports bordelais volontiers transversal, aux longues lignes. Le premier bus est d’ailleurs et depuis le 27 mai en test sur la ligne 15, reliant Villenave-d’Ornon à Bordeaux-Lac.

     

    « L’autonomie est actuellement de 200 km », résume Hervé Lefèvre, directeur général de Keolis. « Juste en dessous des besoins de la plus petite de nos lignes. » Mais l’électrique n’est pas délaissé à l’horizon 2022, année du choix du lauréat : les constructeurs affirment arriver à 280 km d’ici à trois ans et Bordeaux Métropole songe à repenser le maillage de son réseau avec des lignes moins longues.

    Mix énergétique

    La flotte de bus métropolitains, c’est aujourd’hui 410 véhicules, fonctionnant pour les deux tiers au gaz naturel, le dernier se partageant entre gas-oil (20 %) et bus hybrides (10 %). « Nous voulons à terme remplacer les bus à gas-oil par des bus électriques », explique Christophe Duprat, vice-président de Bordeaux Métropole chargé des transports, évoquant aussi la montée en puissance du biogaz dans le gaz naturel de la flotte majoritaire. « Il s’agit d’obtenir à terme un mix énergétique vertueux », résume l’élu.

    Revenons à l’électrique : le bus en test depuis une semaine mesure 12 mètres, comporte quatre batteries au plafond et quatre à l’arrière et se recharge en cinq heures. Il coûte 560 000 euros quand un bus analogue fonctionnant au gaz naturel requiert 350 000 euros.Un différentiel de 25 à 30 % qui se compense dans les coûts d’exploitation, assurent les constructeurs. Après l’engin de Bluebus, ils défileront tous pendant six mois en conditions réelles, notamment de sollicitations énergétiques.

    Le dépôt de bus Lescure, dont la rénovation sera terminée en 2021, sera le premier des trois sites de TBM. Ils seront équipés de branchements dont l’électricité sera fournie en partie par du photovoltaïque.

     

    Publié le 04/06/2019 à 8h39. Mis à jour à 9h21 par Yannick Delneste

     

     

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