• Disproportionnalité et vie sous contrôle

    On le pressent bien, cette crise sanitaire n’est qu’un des multiples symptômes d’un système économique qui agonise emportant toutes nos certitudes. Nous attendions sans trop y croire les catastrophes naturelles et c’est une pandémie qui nous envahit provoquant une crise dite sanitaire. Mais n’est-ce bien qu’une crise sanitaire au vu des atteintes multiples à notre vie sous masque et sous plexiglas faisant de l’autre un potentiel danger ; à notre économie d’une dette qui ne fait que s’accumuler alors qu’il serait si simple de l’annuler d’une manière ou d’une autre ; au système de santé déjà à genoux dont on accuse désormais ses personnels de santé de rendre malades des patients qui les ont infectés et les ont tués pour certains ; à nos valeurs que sont la liberté, l’égalité et la solidarité qui relèvent désormais d’un effacement peut-être inexorable. Cette crise couvre tous les compartiments de la vie, de la société et de la politique tout comme la crise écologique impitoyable ou la crise économique qui est à la limite de l’implosion.

    On aurait pu se dire que nous allions changer, que l’après ne sera plus comme l’avant. Dans ce petit jeu, Macron n’est que l’exécutant de ceux qui l’ont mis à sa place. La démocratie nous échappe de plus en plus rognée par un conseil scientifique et un conseil de défense d’où aucune information ne sort alors que nous sommes les premiers concernés, tandis que les vrais décideurs lobbyistes continuent à détruire encore et encore sans relâche. Un jour, un autre symptôme de ce système malade éclatera et nous nous retrouverons comme le 12 mars 2020 où le matin Jean-Michel Blanquer nous disait : « Nous n’avons jamais envisagé la fermeture totale des écoles », tandis que quelques heures plus tard Macron, toujours aussi propre sur lui, décrétait la fermeture de toutes les écoles, collèges, lycées, universités, et nous annonçait « la plus grave crise sanitaire depuis un siècle ». Il oubliait les 50 millions de morts de la grippe espagnole. Une paille ! Deux jours plus tard, le Premier ministre Édouard Philippe ordonnait à partir de « minuit, la fermeture de tous les lieux publics "non-indispensables". Les bureaux de tabac, commerces essentiels, restaient quant à eux ouverts et les bureaux de vote aussi. Quelques jours plus tard encore, nos accesseurs distribuaient le virus autour d’eux. Merci Macron ! Et le 17, Jupiter s’imposait comme chef de guerre et enfermait son armée dans ses domiciles devenus de petites maisons d’arrêt sauf pour les plus mal payés, les laissés pour compte, car on s’apercevait qu’ils étaient essentiels à la Nation. Et ce sont eux qui sont allés travailler sans masques pour les autres. Les a-t-on mieux payés pour autant ? Certainement pas. Panique et impréparation, alors que la Covid est le 5e coronavirus depuis le passage du millénaire et que l’OMS ne cessait d’alerter les gouvernements qu’une grippe pandémique menaçait. Mais non, il fallait coûte que coûte continuer à détruire, euh pardon, à faire de la croissance.

     

    Tel que c’est parti, c’est le même aveuglement qui nous jettera dans la panique lorsqu’implosera le système économique ou lorsque les catastrophes qui n’ont rien de naturel exploseront dans un grand concert d’horreurs à tous les antipodes. Pourtant, soyez certains que nos décideurs sont déjà rassurés par le QR code, l’ersatz du contrat social chinois, qui aura été mis en place lors de la pandémie de Covid et qui leur permettra d’envoyer leurs ordres sur nos portables tel Big Brother annoncé depuis 72 ans. Fini la panique et l’improvisation, tout le monde sera sous contrôle ! Et c’est bien cela qui se joue en ce moment. Jeu auquel une majorité se prête sans sourciller tellement la crainte du virus et la peur instillée par le gouvernement la sidèrent. Ces 15 mois de confinements, de décisions improbables et absurdes auront lavé les cerveaux plus que nos mains réduisant certains des plus combatifs à des soldats épuisés par l’encerclement incessant et méthodique de ceux qui se prétendent nos sauveurs.

    Cette mise en place d’une société totalement artificialisée par les confinements, les couvre-feux, les annonces spectaculaires et leurs revirements, la judiciarisation des écarts, les restrictions radicales des libertés fondamentales, les décisions absurdes et contradictoires nous les avons acceptés pour la bonne cause : celle de l’atteinte de l’immunité collective qui va, nous l’espérons intensément, stopper le massacre et surtout nous protéger personnellement. Peut-être que dans notre for intérieur se mélangent une pincée de syndrome de Stockholm, et un peu du paradoxe du joueur qui plus il perd se dit qu’il se rapproche du gain. Dans le premier cas quoiqu’on puisse aimer son tortionnaire celui-ci le demeurera pourtant ; et dans le second cas, le raisonnement est faux malgré une apparence de vérité.

     

    Dans une société prête à basculer, la proportionnalité des moyens doit être la plus juste possible surtout lorsqu’il s’agit de bouleverser la vie de millions de gens en les conduisant à se surveiller les uns les autres et à vérifier / produire des passeports sanitaires plusieurs fois par jour selon les cas. Macron nous avait prévenus , « nous sommes en guerre » et, désormais, nous circulerons avec nos laissez-passer. Alors, gardons à l’esprit cette maxime : « Tout pouvoir qu’on cède à l’État, l’État n’y renonce jamais. » (Pierre Dulau). Or, si on la croit, il y aura toujours une bonne raison pour conserver notre QR code. Regardons toutes les mesures liées à l’état d’urgence qui sont passées dans le domaine de la loi ordinaire. Les décisions voulues par Macron nous font entrer dans une ère de vie sous contrôle absolu et nous serions le pays qui impose le plus de contraintes autour de l'obligation vaccinale dans le monde et assurément au sein de l’Union européenne.

    Vérifier la proportionnalité des moyens, c’est vérifier la bonne foi du gouvernement et en premier lieu, celle de Macron.

    Quelles sont les données acquises :

    • La Covid tue les personnes vulnérables, c’est-à-dire, les personnes âgées et celles porteuses de comorbidité. Le nombre de morts parmi les autres est infime, de l’ordre de la grippe.

    • Une personne est immunisée parce qu’elle est guérie ou vaccinée.

    • L’immunisation par vaccination ou guérison évite les formes sévères de la Covid et donc de mourir.

    • Une fois vaccinée ou guérie, la personne peut être porteuse du virus et le transmettre. Elle peut aussi en mourir, des cas ayant été observés en France et à travers le monde.

    • On ne connaît pas la durée d’efficacité des vaccins. Il semblerait qu’à partir de 9 mois, les anticorps baissent et qu’il serait nécessaire d’avoir recours à une 3e injection. Idem pour les personnes guéries à qui le gouvernement ordonne une injection.

    • Les vaccins ARNm suivent une nouvelle technologie jamais essayée sur l’humain avant la Covid hormis celle utilisée par AztraZeneca et Janssen utilisée par les vétérinaires.

    • Les vaccins ARNm sont en phase 3 de test. C’est-à-dire, que toutes les questions n’ont pas trouvé réponse et qu’il n’y a pas encore suffisamment de recul pour tirer des conclusions définitives. En l’occurrence la question des effets secondaires graves à long terme reste entière. Or, c'est à l’issue des essais de phase III et en fonction des résultats obtenus que le médicament peut être commercialisé. D'où la gratuité des vaccins ARNm.

    • Nous sommes donc des testeurs. Or, dans la loi française, un testeur de médicaments doit être clairement et totalement informé de l’objet de l’essai thérapeutique et des éventuels risques encourus. L’information doit être objective, loyale et compréhensible par le patient. Toutes ces données sont résumées dans un document d’information écrit remis à la personne dont le consentement est sollicité. Il bénéficie alors d’un délai de réflexion avant de se décider. Pour participer, il doit remplir et signer un consentement écrit. Il peut à n’importe quel moment retirer son consentement, sans justifier ni invoquer de raisons particulières. Règlementation ici

    • Les vaccins que nous utilisons visent uniquement la protéine Spike et non le virus dans son entier. Si la protéine S mute, les vaccins sont alors inopérants et une autre pandémie commence.

    • L’OMS a identifié plusieurs variants « d’intérêt », c’est-à-dire, inquiétants : Êta (originaire de plusieurs pays), Iota (venu des États-Unis), Kappa (indien) et Lambda (venant du Pérou), Epsilon (Californie). Tous les scientifiques ne s’accordent pas encore sur leur dangerosité. Ici

    • Les contrats liant l’Union européenne et les laboratoires Pfizer, Moderna, AstraZeneca et Janssen les dégagent de toute responsabilité en cas d’effets secondaires graves.

     

    Quels sont les objectifs fixés par le gouvernement ? Ici

    « La vaccination est obligatoire pour :

    • tous les personnels soignants et non soignants des hôpitaux, cliniques, maisons de retraite, établissements pour personnes en situation de handicap ;

    • tous les professionnels ou bénévoles qui travaillent au contact des personnes âgées ou fragiles, y compris à domicile.

      Des contrôles seront opérés à partir du 15 septembre.

    L'objectif porté par le Gouvernement est d'atteindre 50 millions de primovaccinés, 35 millions de personnes complètement vaccinées et 85 % des plus de 50 ans ou de personnes atteintes de comorbidités vaccinées à la fin août.  »

    On remarque donc immédiatement que l’objectif de 100 % de personnes vaccinées n’existe pas. On se demande alors comment le gouvernement peut-il justifier de sanctions à l’égard de non-vaccinées puisque dans aucune tranche d’âge l’objectif est fixé à 100 %. Du reste pour l’ensemble du pays, les objectifs permettent à 17 millions de Français de na pas être vaccinés. Alors...

    Alors, qu’en est-il du nombre de personnes qu’il faut vacciner avant la fin août ? Est-ce si difficile que cela de les atteindre ? Ici

    Aujourd’hui, 37 813 475 ont reçu une première dose.

    Si on prend la période « basse » des vaccinations du début juillet, le rythme hebdomadaire est d’au moins 3 millions d’injections. Or, pour atteindre les 50 millions de primo vaccinés fin août, cela représente 12 186 525 personnes à vacciner pour la première fois, soit 4 semaines de vaccination. Ce qui est largement jouable.

    Parmi ces 12 millions de personnes, ce sont les personnes qui risquent la forme grave qui sont vraiment une priorité. Or, de ce côté-là, il reste très peu de jours de vaccination pour atteindre les objectifs.

    Reste à vacciner par tranches d'âge en primo injection : 

    50/59 ans : 951 929 personnes

    60/64 ans : 218 662

    65/69 ans : 124 001

    70/79 ans : 0

    + 80 ans : 126 000 environs

    Ce qui représente un total de 1 420 592 primo injections à réaliser, soit 3 jours de vaccination.

    En ce qui concerne les personnes porteuses de comorbidité qui sont parmi les jeunes, il est difficile de se procurer les chiffres, mais on peut tabler sur un nombre maximum de 5 millions de doubles injections. Ce qui représente 8 jours de vaccination.

    Quant aux soignants, on sait que plus de 50 % ont reçu deux doses. On peut estimer le nombre maximum de soignants à vacciner une première fois à 1 million de doses, soit 2 jours de vaccination.

    Étant donné que toutes ces personnes particulières font partie des 12 millions de personnes à vacciner avant la fin août, nous avons 2 semaines de marge pour les atteindre. Bien entendu, c’est un chiffre théorique qui ne tient pas compte des rappels de vaccins qui doivent se faire dans le même temps. Mais, cela n’enlève rien au fait qu’en tenant le rythme de début juillet, ces objectifs auraient été atteints sans les menaces et contraintes de Macron.

    Les raisons avancées seraient la crainte d’une 4ᵉ vague. Mais, c’est sans compter que la situation ne se présente plus de la même façon au virus. La population qu’il attaque est moindre qu’il y a quelques mois puisqu’une grande partie est désormais immunisée.

    Il faut garder à l’esprit que le virus tue les personnes âgées de plus de 50 ans et les porteuses de comorbidité. Or, cette population est maintenant primo vaccinée à 70 % environ. Pourquoi le variant Delta, qui n’est pas plus létal que les précédents, tuerait plus et enverrait plus de malades à l’hôpital s’il a moins de proies à pénétrer ?

    D’autre part, l’immunité se ne se gagne pas uniquement avec la vaccination. Les personnes guéries sont elles aussi porteuses d’anticorps. Parmi ces personnes, il y a une grande proportion difficilement évaluable de cas qui ont été asymptomatiques. Ils sont certainement autant que les autres. Bien entendu, tout comme les personnes vaccinées, ces anciens malades peuvent faire une rechute. Mais très rarement fatale.

    La 4ᵉ vague de cas positifs actuelle ne sera donc pas à même de remplir les services de réanimation comme nous l’avons connu lors des vagues précédentes.

    On l’a vu :

    • le rythme que nous tenions était suffisant pour atteindre les objectifs ;

    • la population vulnérable a majoritairement diminué ;

    • le nombre de malades guéris, porteurs d’anti corps a fortement augmenté.

    Dès lors, pourquoi obliger les antivax et les personnes méfiantes de vaccins expérimentaux à se faire vacciner alors même que les laboratoires refusent de porter responsabilité en cas d'effets secondaires graves ?

    Finalement, l’obligation vaccinale accompagnée du passeport sanitaire s’avère reposer soit sur de l’incompétence, soit sur de la panique, soit sur d’autres objectifs que sanitaires. Cette dernière solution, pourrait être plausible lorsque l’on voit ce qu’entraîne le QR code : contrôle régulier les uns par les autres banalisant ainsi la surveillance rapprochée ; données personnelles n’ayant aucun rapport avec la vaccination et permettant le traçage de la personne lui ôtant le droit à la vie privée. Ne parlons pas du fait que la technologie utilisée de code en deux dimensions est accessible à n’importe quel informaticien mal intentionné. Si donc, la troisième solution était avérée, cela augurerait d’un futur bien plus sombre qu’il ne se présente pour l’instant… Macron ne nous prépare-t-il pas à l’installation définitive d’un dispositif semblable au contrat social que les Chinois ont décidé de promouvoir sur la terre entière ? Le grand test de la docilité est engagé. « Tout pouvoir qu’on cède à l’État…. »

    Et n’oublions pas que si un futur variant était immunisé contres nos vaccins, tout serait à refaire.

     

     

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